1266 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
117 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
46 critiques
3
14 critiques
2
13 critiques
1
9 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
a2lbd
1 abonné
6 critiques
Suivre son activité
Critique de la série
4,0
Publiée le 18 avril 2023
Les films de Cédric Klapisch et par extension cette série dont il est le producteur/initiateur, laissant à sa femme Lola Doillon le poste de Showrunner et de réalisatrice, sont toujours construits dans un monde parrallèle où l'humain est bien plus maléable, bien moins névrosé qu'il ne l'est dans notre monde réel. Ainsi les personnages qu'il développe sont toujours capables de changer d'humeur ou de vision du monde sur la base d'un seul fait, d'une seule rencontre sans jamais se questionner longuement ou ressentir du remord, de l'amertume ou du ressentiment quand les évènements ne tournent pas en leur faveur. Quand on conçoit la société comme un aggrégat d'individualités qui finissent par faire peuple ou tribu, on appréciera cette vision utopique et on se régalera alors des interactions souvent légères et toujours exploitées dans une veine comique et positive qui se déroulent sous nos yeux de spectateurs. En revanche si l'on va rechercher dans les films de Klapisch des vérités sur notre monde réel, alors la déception sera grande. Les problèmes sociaux et sociétaux y sont présent mais sans jamais engendrer les bouillons de rancoeurs, de jalousies voire de haines qui déforment la fabrique de la société ou plutôt des sociétés. La force de la série (et j'y inclus volontier la trilogie initiale) est donc sa faiblesse et comme un spectateur avisé en vaut deux, il est pertinent de le prendre compte quand vient le moment de la visionner. Si vous recherchez des vérités sur notre monde ou des solutions dans vos rapports aux autres vous serez nécesairement déçus. Tous les sujets qui agitent notre monde médiatique présent sont abordés. En revanche la manière dont ils sont résolus est d'une facilité déconcertante par rapport aux difficultés qu'ils provoquent dans notre monde réel. La souffrance psychique (a commencer par celle qui nait dans le ressentiment) est toujours parquée aux limes du monde narratif car ne durant jamais bien longtemps. Les personnages qui la provoquent sont vite satélisés en dehors de l'écran, ceux qui restent arrivent par la force du groupe et la seule joie béate du vivre ensemble à la sublimer. Aussi, si vous souhaitez passer un bon moment en évoluant dans un monde amélioré car dépouillé de névroses et d'a-prioris alors oui cette série est pour vous. Si vous avez envie de rêver qu'un monde meilleur est possible et qu'il suffirait juste que nous soyons tous, individuellement, plus équilibrés, alors vous prendrez un grand plaisir dans ce qui reste avant tout, comme tous les films de Klapisch, une sympathique et roborative comédie. Ah aussi, pour cette série en particulier, il faut que vous acceptiez, ou ad minima tolériez une prémisse de base de notre monde moderne : au centre des dérèglements et des dysfonctionnement il y a toujours un homme blanc souvent de plus de 50 ans. Ici nous avons une belle collection: un grand-père capitaliste et volage, un avocat suspect, un policier hostile, un père de famille (néo-colon installé au Burundi) transphobe, ah et un pâtre grec anarchiste mais les deux pieds bien ancré dans le patriarcat à l'ancienne.
Cette série, co-réalisée par 3 personnes différentes (et cela ce sent), est symptomatique de son époque. La douce légèreté d'une jeunesse insouciante (ou presque) que l'on pouvait ressentir en visionnant l'Auberge Espagnole a été remplacée par un méli-mélo de problématiques modernistes déprimantes (la fracture identitaire et politique chez les jeunes générations occidentales,spoiler: le viol, la transidentité, la banalisation de la tromperie et des relations sans lendemain, ...). Les acteurs, réalisant une performance globalement assez médiocres, ne permettent pas de sauver la mise. En bref, une série qui se veut engagée mais désengage totalement le spectateur. On ne se reconnaît plus dans ces personnages qui portent tous les problèmes du monde sur leurs frêles épaules.
ça part plutôt bien et on a vraiment envie de se laisser embarquer, mais entre personnages stéréotypés et survol en rase motte de tous les maux de l'époque, Cédric Klapisch livre une série formaté qui, malgré une bande d'acteur sympathique, peine à susciter la moindre l'émotion.
Exceptionnelle série dévorée en 2 jours. J'étais une grande fan depuis l'auberge espagnole et je suis conquise par la suite. Réflexion sur le chemin de vie, je suis expat depuis 10 ans. Aujourd'hui j'en ai 38. Seule série qui évoque les épreuves et les questionnements liés à la vie à l'étranger. On ne parle pas ici de réfugiés et de politique, on parle d'échange humain quelle que soit la nationalité. le lien qui se créé, les avis qui changent et qui dérangent. Tout ce qui fait avancer une vie, les choix, les bons, les mauvais, qui conduisent vers un ailleurs ou tout simplement vers soi-même. Aux rageux qui critiquent, éteignez vos journaux télévisés et sortez vivre le monde, alors vous réclamerez haut et fort, la suite !!!!
Cette série est un petit bijou d'humanité orchestré à merveille par Mr Kalpisch. On passe les ingrédients qui ont déjà fait le succès de la saga: le casting, les acteurs, la BO, les plans, les petits détails que Klapisch ajoute qui nous font rentrer dedans.
Ce qui change essentiellement avec le reste de la saga c'est le degré de polémie des sujets abordés et la violence de ce qui arrive aux protagonistes. La vie de Mia est certainement plus agitée que celle de Xavier au même âge.
Alors oui, on pourrait reprocher cela à la série, en particulier sa prise de position claire concernant les sujets très polémiques des migrants et des courants nationalistes en Europe etc mais c'est juste le reflet de la société actuelle. On est dans un monde de plus en plus divisé, avec des gens de moins en moins d'accord et une société toujours plus cruelle. Klapisch retranscrit ça parfaitement dans sa série en arrivant à nous faire passer par toutes les émotions.
On en apprend également sur nous par les citations des grands philosophes grecs de l'antiquité qui parsèment habillement l'ensemble de la série.
Cette série et plus largement cette saga présentent un condensé de beaucoup de "choses" de la vie et on espère encore voir d'autres opus car on ne s'en lasse pas.
J'ai absolument adoré la série et très hâte de voir les prochaines saisons ! Retrouver les acteurs de l'Auberge Espagnole fait du bien et découvrir ces nouveaux personnages l'est tout autant car ils sont vraiment super bien écrits ! Je recommande !
Autant les premiers épisodes sont un peu rebutants, surtout avec le côté "gaucho" de l'intrigue, et le couple frère/sœur Mia et Tom horripilant, autant j'ai été ému par les derniers épisodes. Une série qui mérite d'être regardée jusqu'au bout. Le tournant est je pense l'épisode de Noël. Les différents sujets, même si graves, sont abordés avec justesse (migration, transexualié, viol,...). Une très bonne note au final. Bravo surtout pour avoir su retranscrire parfaitement l'ambiance d'Athènes. Ville moche au premier abord mais tellement pleine de vie.
Nombreux sont ceux qui pensent qu'utiliser une multitude de langues suffit à paraître intelligent ! Cette série démontre le contraire et souffre elle même de cette croyance. Ce patchwork linguistique et idéologique est indigeste.
Quelle plaisir! Tout ce qui était bien dans l’auberge espagnole se retrouve ici. Les personnages sont hyper attachants. Une vraie réussite a voir avec délice