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Paul Nkpwele
1 critique
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Critique de la série
4,5
Publiée le 10 novembre 2023
Le thème sur l essence même de la nature humaine est bien traité, pas vraiment une minie serie d épouvante , je dirais plutôt une proposition volontaire d introspection
Après un premier épisode un peu longuet, le scénario prend véritablement son envol à partir de l'épisode 2 qui se termine sur une note particulièrement sinistre. Mike Flanagan a bien su retranscrire à l'écran le mystère et la noirceur des nouvelles d'Edgar Allan Poe. Il serait d'ailleurs dommage d'aborder cette mini série sans connaître un minimum les ecrits de Poe ( peut-être la raison pour laquelle certains spectateurs n'ont pas aimé ou saisi les enjeux du scénario).
Le synopsis avait du potentiel, mais après visionnage, je trouve la série vraiment pas terrible. Dans un premier temps, la série est plutôt longue et répétitive après les deux premiers épisodes nous avons compris le shèma et nous nous demandonsspoiler: juste comment va mourir le prochain personnage . Dans un second temps, je pensais que le côté surnaturel allait me plaire, mais cela est mal amené.
Mike Flanagan, est le maître incontesté des séries horrifique / Suspens, il a su sublimer ce roman qui est lui même un chef d'œuvre remplie de vérité et de justesse sur le monde tel qu'il est en somme au-delà de la série en elle même, je n'ai rien d'autre à ajouté à part que cette série est un pur chef d'œuvre et du grand art, Merci !
Je viens de finir la série et je dois dire que j’ai adoré ! Une série vraiment originale avec des acteurs vraiment très bons. J’ai aimé l’ambiance de la série et bien sur la morale de l’histoire. Pas de scène d’horreur inutiles, juste quelques sursauts mais cela suffit à tenir en haleine jusqu’au bout avec un dernier épisode remarquable. Bref je ne peux que conseiller cette série qui sort de l’ordinaire, merci Netflix car ce n’est pas si souvent qu’il y a des séries de qualité
Très bonne série d’épouvante. Quand on fait le lien avec la véritable histoire qui a inspirée la famille et les épisodes inspirés chacun d’une nouvelle c’est très bien réalisé avec du sens
Pour comprendre cette série, le spectateur doit bénéficier de deux prérequis :
[01] Ne surtout pas croire que les films d’horreur, d’épouvante et d’angoisse doivent forcément posséder un rythme soutenu ni montrer constamment des monstres, des viscères, des tripes et beaucoup de sang. Les chefs d’œuvres du genre, comme « Rosemary’s Baby » (de Roman Polanski – 1968- sur le roman d’Ira Levin) ou « Shining » (de Stanley Kubrick -1980- sur le roman de Stephen King), sont des filmes lents où l’on ne voit presque jamais des monstres ni du sang. Quelques apparitions des morts abîmés et c’est tout. D’ailleurs, Mike Flanagan, le réalisateur ce cette série, met en valeur les mêmes ressources cinématographiques des films mentionnés ci-dessus, sans doute comme l’un parmi des dizaines de clins d’œil qu’il adresse aux connaisseurs.
[02] Il faut, indéniablement, connaître l’œuvre de Edgar Allan Poe, un écrivain génial dont les écrits créèrent les fondements de la littérature fantastique, d’horreur et policière du XX siècle. Sans lui, des écrivains comme Stephan King ou Maxime Chattam n’existeraient pas. Et des détectives comme Sherlock Holmes et Hercule Poirot non plus. En effet, l’ancêtre de tous les détectives modernes, fut le personnage d’Auguste Dupin (« Double Assassinat dans la Rue Morgue », 1841) auquel Conan Doyle fait référence dans le premier de ses romans, quand il créa Sherlock Holmes.
LE GENIE DE MIKE FLANAGAN Le créateur de cette série parvient à réaliser plusieurs tours de force et prouesses scénaristiques.
[01] Raconter une histoire contemporaine concernant des laboratoires pharmaceutiques sans scrupules, qui inondent le marché des pilules provoquant accoutumance et des effets secondaires pouvant aller jusqu’à la mort, tout en partant de l’histoire racontée par Poe dans « La Chute de la Maison Uscher » et en gardant les noms imaginés par lui. Même Auguste Dupin, le détective de l’écrivain, apparaît dans le personnage du procureur qui poursuit Roderick.
[02] Inclure de manière époustouflante dans cette histoire contemporaine, sept autres nouvelles de Poe : « Le Masque de la Mort Rouge », « L’Assassinat dans la Rue Morgue », « Le Chat Noir », « Le Cœur Révélateur », « Le Scarabée d’Or », « Le Puit et le Pendule » et, bien sûr, le poème qui identifie Edgar Allan Poe universellement : « Le Corbeau ». Le tout avec une cohérence certaine.
[03] Modifier les visions extralucides des personnages de Poe (du domaine complètement fantastique), par des hallucinations chez les personnages de la série, provoquées par la consommation d’alcool, des drogues et de la même pilule produite par le laboratoire dont ils sont les propriétaires.
[04] Remplacer des situations appartenant au monde irréel de Poe, par un monde réel absolument crédible.
Je comprends que les spectateurs qui ne sont pas capables de jouir intellectuellement de toutes ces trouvailles et clins d’œil, ne pourront pas apprécier la série.
D’autre part, je suis d’accord que la qualité des comédiens est très hétérogène. Et que le sujet des abominations commises par certains laboratoires, a déjà été traité avec succès dans d’autres séries. Mike Flanagan aurait pu partir d’une histoire contemporaine nouvelle. D’où mes quatre étoiles aux lieux de cinq.
Interessant mais pas assez horreur, on regarde pour connaitre le denouement. spoiler: ce qui est vraiment pas bien fait c'est qu'on sait que tout le monde meurt dès l'episode 1, du coup toute la tension que cela aurait pu suciter est detruite, on attend d'ailleurs le moment fatidique à chaque scene
Ça aurait pu être mieux tourné ou a l'ecran etre plus spectaculaire sur la partie surnaturel.
Je viens directement ici lire les mauvaises critiques après les 1er épisodes, et ils se trompent rarement… Netflix fait des mini-séries et des séries si mauvais qu’on comprend l’engouement pour celle ci vu qu’ils n’ont rien inventé puisque l’oeuvre est exceptionnelle mais ils en ont fait une bouillie de redondance à chaque épisode c’est la même trame la même logique sauf que c’est un scénario sans aucun mystère aucune intrigue on comprend tout rapidement. Mais j’ai aimé l’ambiance un peu feutré il y a un certains style « filmographique » qui est prenant ça se regarde les acteurs sont bons, dommage qu’une fois qu’on comprend tout on trouve le temps long et on fini par vouloir y mettre un terme. Les scènes d’horreurs sont anecdotiques sauf pour une ou deux qui sont mieux tourné sinon on a presque envie d’en rire tellement c’est ridicule on a même pas le temps de sursauter vu que le personnage le fait avant nous et il le fait si bien que je n’ai même pas eu un peu peur.
Au début je n'ai pas accroché mais ensuite je me suis laissé séduire par cette série horrifique, si particulière. Les différentes nouvelles de Poe sont bien intégrées et l'assemblage donne un tout cohérent et prenant. Les flash back sont bien amenés. Mais je comprends que cette série puisse rebuter.
J'ai adoré cette mini série. L'histoire. L'ambiance et les thèmes abordés (cupidité , conséquence de ses choix et pacte malefique) Certains épisodes sont peut être moins prenants que d'autres mais tout se tient jusqu'au final. Un bel hommage à égard allan Poe dans cette série qui reprend plusieurs de ses œuvres au goût 21eme siècle
J'ai beaucoup apprécié l'univers Flannagan avec Hill House et Sermont de Minuit. Étant également un grand lecteur et fan des récits d'Edgar Allan Poe, j'ai évidemment sauté sur l'occasion. Eh bah franchement déçu. Déjà, il y a un gros décalage. Ayant énormément apprécié la nouvelle qui se déroule au 19è siècle, on plonge ici dans un autre univers que je n'ai pas aimé. On est en 1980, technologie, presse avec appareils photos, voitures thermiques etc... ça ne colle pas. Évidemment, on a dans la famille des couples homosexuels. Je ne suis pas contre ! J'ai vu énormément de films/séries où ça ne m'a aucunement dérangé, mais là, c'est trop. Aujourd'hui, il faut de la diversité dans tout. Et encore une fois, ça ne colle pas. J'ai été déçu de trouver un autre univers, au final. Le premier épisode est d'une lenteur absolue, le second aussi et au final c'est très mou tout du long. Je n'ai pas retrouvé le côté "angoisse" de Hill House. J'ai trouvé ça soporifique. Dommage, j'aurais imaginé une bien meilleure adaptation d'une nouvelle ayant marqué la littérature, d'autant plus venant de Mike Flannagan...
Mike Flanagan signe avec La Chute de la Maison Usher une œuvre profondément intertextuelle, où chaque épisode devient une mise en abyme poétique et macabre des récits d’Edgar Allan Poe. Le réalisateur ne se contente pas d’adapter : il sublime. Il tisse une trame narrative contemporaine autour des figures archétypales de l’univers de Poe, et inscrit chaque mort dans une réinterprétation intelligente, presque chirurgicale, d’un texte canonique.
L’esthétique gothique, les jeux d’ombre, les décors décadents, tout concourt à créer un espace liminal où le réel et le surnaturel s’entrelacent dans une danse morbide. La série est une allégorie : chaque personnage incarne un vice moderne (avarice, addiction, narcissisme…) et voit son destin scellé dans une mort métaphorique, inspirée directement d’un conte ou d’un poème de Poe – Le Corbeau, Le Cœur révélateur, La Barrique d’Amontillado, Le Masque de la mort rouge, le chat noir, …
Flanagan s’adresse ici à un public averti, capable de reconnaître les échos intertextuels et de savourer les clins d’œil érudits. Ce n’est pas une série grand public : c’est une œuvre littéraire transposée à l’écran, où la folie, la cupidité, et la décadence sont des leitmotivs visuels et narratifs. L’horreur ne jaillit pas du jumpscare, mais de la tension psychologique, du poids du passé, du déterminisme familial.
Au-delà de l’hommage à Poe, la série devient un brûlot contemporain contre le capitalisme sauvage et l’industrie pharmaceutique – notamment à travers la métaphore de l’empire familial corrompu, ravagé de l’intérieur par ses propres excès. L’ombre du scandale des opioïdes plane sur toute l’histoire, ancrant le fantastique dans un contexte social brûlant d’actualité.
Flanagan réussit là où tant d'autres échouent : rendre un hommage fidèle à l’esprit d’un auteur du XIXe siècle tout en l’ancrant dans notre époque. C’est brillant, sombre, et viscéralement poétique.
peut on tout accepter pzr ambition et pour l argent ??? on suit l histoire de cette grande famille. Les flash back permettent de decouvrir petit à petit l origine de la malediction. superbement executé.