Voilà, l’Éternaute. Les critiques sont très bonnes. Dont la vôtre. Alors, on y va. On sait que ça va être lent, mais le jeu des acteurs, l’histoire, l’univers, l’Argentine, tout ça fait envie. On pense forcément, dès le début, à la série Chernobyl (je ne regarde pas les série post-apocalyptiques, mais celle-à, oui bien sûr.), avec ces hommes et ces femmes qui doivent gérer l’horreur totale. Au bout de quatre épisodes, je suis quand même dubitatif. Ça ne m’attrape qu’un peu seulement. Mais j’irai au bout. Il y a des choses qui m’empêchent d’être totalement embarqué.
D’abord, la visuel. Cohérent mais compliqué, obstrué, limité. Il y a de la neige partout, beaucoup de neige qui tombe, au sol, sur les corps et les vêtments. Peu de lumière, peu de couleurs, peu de relief, peu d’horizon. Des murs, des voitures, des feux. Les gens (vivants) sont couverts des pieds à la tête. Les morts sont étendus en débardeur et en tongs partout dans les rues et les voitures aux vitres et portières ouvertes. Des visages sous des masques, des corps sous des vêtements en polyester. C’est très inconfortable.
Ce qui frappe aussi au début, c’est l’âge moyen des personnages sexagénaires pour la plupart. C’est sans doute ce manque de fraîcheur qui me retient un peu trop.
Le scénario ne m’embarque pas des masses non plus. Car c’est plutôt répétitif :
« Ah bonjour, vous êtes là, vous ?
Bon, il faut partir.
Il faut trouver un véhicule et il y a sans doute un passage. Allez, on y va. Tu viens aussi ? Oui, non ? OK C’est parti. »
Sur la plan linguistique, c’est toujours intéressant d’apprendre que les Argentins éliminent le « S » final du « tu » : Que Hace_ ?, A donde va_ ?
Bon, c’est vrai que j’ai du mal à la base avec les séries apocalyptiques. Et les acteurs sont vraiment bons, il faut le dire.
En conclusion, malgré ces bémols, je suis content de la voir, et je la conseille, cette série, L’Éternaute.