Comme d’habitude, je commence par rappeler lorsque c’est le cas, que je n’ai pas lu les romans à la base de cette adaptation. Je ne peux donc dire si c’est réussi de ce point de vue. Je m’attarde donc sur mon ressenti général quant au visionnage de cette série britannique dramatique à peine sortie du four Netflix.
Je vais commencer par le choix de l’actrice principale. Déjà, et cela est bien évidemment très subjectif, mais je ne le comprends pas. Emma Myers, que l’on a pu voir dans la série MERCREDI qui jouait déjà une ingénue blondinette aux côtés de Jenna Ortega, revient ici, brune mais tout autant irritante de candeur. Ce qui me dérange, c’est que je ne parviens pas à lui donner d’âge contrairement aux autres adolescents de la série. Elle campe le rôle d’une jeune femme déterminée, intrépide, malgré son physique frêle et son visage de poupée en porcelaine, qui conduit. Mais non, elle a l’air d’avoir douze ans et me rappelle la petite sœur de ma meilleure amie d’enfance. Comment ça, elle conduit ? Par ailleurs d’autres ont l’air carrément trop vieux, comme l’acteur qui interprète Max Hastings Bref, ça bugue dans mon cerveau. Je ne valide pas ce choix d’actrice. Je ne crois pas non plus une seconde au couple Sal et Andie. Ils n’ont rien à voir ensemble.
Faisons abstraction de ma désapprobation en rapport à ce casting qui n’est plus à faire, passons à l’intrigue. Alors comme toujours, pas de recherche préalable, je lis le synopsis proposé directement sur Netflix et clique sur Play. J’aime les True Crimes, j’ai même cru pendant 10 secondes qu’il s’agissait peut-être d’un docu-serie sur une cold case ; et puis très vite, j’ai compris que: non. L’idée de départ est plutôt intéressante même si dès le début, on réalise que l’enquête a été bâclée et ne tient pas la route. Il s’agit d’un village ou tout le monde se connaît, un corps demeure introuvable, mais l’on accepte pour simple confession un SMS pourri envoyé depuis un portable dont le style ne correspond pas du tout avec le reste des messages ? Je doute que les parents de la victime et du présumé coupable aient accepté si simplement que l’on classe l’affaire. Visiblement tous n’attendaient plus que Pip qui du haut de ses 17 ans parvient à mener l’enquête en s’infiltrant assez aisément partout: dans les fêtes privées, dans les chambres de tous, hôtel compris, qui trouve les éléments clefs à l’issue d’une fouille de deux minutes. Et alors ça se géolocalise à tout-va… Mais donnez-moi le nom de vos applis magiques, bon sang, j’ai des gens à stalker moi aussi !
Vous l’aurez compris, je ne suis pas extatique sur cette série, mais je me suis tout de même laissée cueillir et ai visionné l’intégralité sans trop de peine. La fin est à mourir de rire tellement c’est n’importe quoi
(attention gros spoil mais faudra quand même m’expliquer comment Becca a transporté sa sœur jusqu’à sa destination finale).
Cela se regarde comme on lirait un Agatha Christie à la sauce 2024. De manière générale, je pense que cette série s’adresse au même public que celui de GEEK GIRL et L’ÉTÉ OÙ JE SUIS DEVENUE JOLIE. C’est plutôt mignon, divertissant, un peu cliché et très arrangeant, mais au moins, plus rafraîchissant que les décadents ELITE et compagnie, qui nous vendent une adolescence dépravée. Même l’unique scène de bisou n’était pas crédible ahaha. Bref. La messe est dite. À bientôt les Bingewatcheurs.