Je n’ai pas vraiment l’habitude de noter des séries, encore moins des animes, mais je tenais à le faire pour Frieren, parce que c’est une œuvre que je ne veux pas oublier. Ce qu’elle m’a fait ressentir sort complètement de ce que j’ai l’habitude de voir.
Pour remettre un peu de contexte, j’avais arrêté les animes depuis un bon moment. J’avais par exemple tenté JoJo’s Bizarre Adventure sans réussir à accrocher, alors autant dire que j’étais plutôt réticent à m’y remettre. Et puis un ami m’a conseillé Frieren. Les extraits m’avaient intrigué, j’ai donc tenté… et franchement, les premiers épisodes m’ont déçu. J’ai mis des mois à finir les sept premiers épisodes, les regardant presque minute par minute. Mais avec le recul, je comprends pourquoi : je n’avais tout simplement pas saisi l’essence de l’anime.
Parce qu’en vérité, Frieren n’a rien à voir avec les animes classiques où tout repose sur l’action ou les combats. C’est une œuvre d’une douceur rare, presque méditative, où la beauté ne vient pas des affrontements mais des silences, des paysages et du temps qui passe.
L’histoire commence après la victoire des héros : Frieren, une elfe magicienne, a combattu aux côtés de Himmel le Brave, Heiter le prêtre, et Eisen le guerrier. Là où la plupart des récits montreraient leur épopée, Frieren choisit de raconter l’après, celui où le temps continue à s’écouler pour une elfe éternelle, alors que ses compagnons humains disparaissent un à un. Ce point de vue inversé, celui de l’immortalité face au temps, est ce qui rend l’anime si unique.
Chaque épisode explore l’impact du temps, la mémoire et la nostalgie à travers le regard de Frieren, qui redécouvre la valeur des moments partagés. C’est poétique, lent, parfois contemplatif, mais toujours profondément sincère. Et plus on avance, plus on apprend à connaître Frieren, à comprendre ses regrets, ses souvenirs, et surtout sa manière de redonner du sens à sa longue existence.
La fin de la saison 1 m’a d’ailleurs rappelé Naruto ou Hunter x Hunter, avec l’épreuve des mages : des combats magnifiques, parfaitement animés, mais qui gardent cette douceur et cette cohérence avec l’univers médiéval. Et à partir du moment où le duo Fern et Stark se forme, l’anime prend une autre dimension : une vraie dose de good vibes, d’humour discret et de complicité.
En résumé, Frieren est un anime apaisant et poétique. Il m’a sorti de ma zone de confort, m’a fait ralentir, réfléchir, et surtout ressentir. Pas besoin d’explosions ou de twists : ici, la magie, c’est le temps.
Même si la saison 2 n’est pas encore sortie, et dont j’ai d’ailleurs hâte, je pense que je serai beaucoup nostalgique de ce que j’ai ressenti.