Une série très intéressante, qui en partant d’une sorte de biopic de la vie de Rocco Ziffredi arrive à dresser une chronique , de toute une époque, les années 80 et 90 , et la libération sexuelle, caractéristique de ces années, tellement opposé à notre époque contemporaine.
L’origine de Rocco, son milieu modeste, sa famille chaotique, puis son arrivée à Paris, la découverte tout d’abord du libertinage, des folles nuits parisiennes, qui l’amèneront à connaitre le milieu du X , par hasard, pour en devenir la star masculine incontesté.
Ascension bien décortiquée, précise, avec en plus une dimension sociétale : l’évolution des mœurs et surtout la libération des femmes : des thèmes comme le plaisir , le désir féminin, l’orgasme, sont abordés, et nous rappelle comment le porno servait aussi à une certaine émancipation .
.Une bande son superbe, tous les meilleurs hits des années 80 et 90 , de la french new wave et de la « french touch » , un régal. A noter la très belle prestation, de Linda Hardy, excellente et surprenante en Mme Denise , icône absolue des nuits libertines parisiennes de ces années-là, et patronne du célèbre club libertin « 106 », elle nous délivrera d’ailleurs la plus belle scène érotique de toute la série . Témoignage d’une époque festive, libérée, sans contrainte. On a du mal à imaginer et comprendre l’évolution des 30 années suivantes.
Quelques longueurs dans les derniers épisodes se centrant sur la description de la relation des 2 frères, parfois redondants, répétitifs et assez lourd, voir glauques pour une ou deux scènes. Encore une fois une série qui aurait gagnée à être raccourcie de 2 ou 3 épisodes.
Belle prestation de Alessandro Borghi pour le rôle, pas facile, de Rocco et Adriano Giannini dans le rôle du demi- frère, Toma , excellent,
La réalisation de Francesca Manieri est rythmée, très soignée, assez esthétique et toutes les scènes néo-érotiques en club nocturne, des premiers épisodes, sont très réussies. Il y a un parfum, une atmosphère qui nous rappelle le cultissime « Eyes wide shut » ;