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Un visiteur
Critique de la série
3,5
Publiée le 2 janvier 2016
Kaamelott est sans nul doute, la meilleure série française.
Je dirais qu'elle se découpe en 2 parties.
Les saisons 1 à 4 et les saisons 5 et 6
Les saisons 1 à 4 sont excellentes, portées sur l'humour, avec un nombre ahurissant de phrases cultes. Ce sont de petits épisodes de 4 à 5 minutes.
A partir de la saison 5, le format et le ton changent. Il y a 8 épisodes de 45 minutes. La saison 5 est toujours humoristique, mais également porté sur le dramatique.
Le mélange passe pas trop mal. Les seuls moment où on s'ennuie, ce sont les passages avec Lancelot. La saison 5 est de loin la meilleure, avec un humour plus fin. Le seul problème de cette saison, c'est qu'elle ne s'assume pas vraiment. Dès qu'on voit une scène humoristique, elle est désamorcée par un effet dramatique. Et à l'inverse, dès qu'on voit une scène dramatique, elle est désamorcée par un effet comique. C'est parfois un peu dérangeant. Ca reste tout de même pour moi la meilleure saison.
La saison 6 est beaucoup moins réussie. L'action se situe 15 ans avant Kaamelott, quand Arthur fait ses classes à Rome. La saison est beaucoup moins drôle (à part des passages hilarants avec Léodagan) et beaucoup moins rythmée.
En conclusion, série culte et très amusante. Le passage à un autre format et un autre ton est assez réussi. Vivement les films.
La perfection absolue sur les 4 premières saisons, dommage que la fin parte un peu de travers. On ne peu s'empêcher de ce repasser les petits épisodes des qu'ont à 2 min...
Fantastique! Culte! Alexandre Astier ressuscite la fiction française avec cette série qui mélange les genres (parodie, fantastique, drame) avec un véritable bonheur! Vivement la sortie des films!
Avec ce Livre III, on commence à avancer dans l'intrigue, et l'on sent déjà les effluves aventuriers du Livre IV au travers de quelques épisodes : Arthur commence à faire les yeux doux à la femme de Karadoc (Dame Mévanwi), il ramène une autre conquête amoureuse au château, Guenièvre se préoccupe de savoir si son époux n'aurait pas quelques enfants illégitimes cachés... Et le dernier épisode en deux parties distinctes met une claque à notre train-train comique, tout vole en éclats, et l'on veut directement enchaîner sur le Livre suivant pour voir les conséquences de la révélation finale. On perd parfois en humour ce que l'on gagne en aventures, mais la plupart des épisodes restent encore ancrés dans la comédie fantasque pure. On pense notamment au duo Perceval et Karadoc toujours très en forme (avec leurs techniques de combats ridicules et ponctuées de mots qui ne veulent rien dire), Merlin et l'enchanteur Elias qui s'enguirlandent sans arrêts avec beaucoup de cynisme comique, ou encore ce sacré Kadoc... Profitons une dernière fois de l'humour cocasse et absurde de cette série, car la suite bascule dans le sérieux...
Pour ma part, la meilleure saison tant les fous-rires s'enchaînent dès le premier épisode ("Spangenhelm" avec les casques... on commence ce Livre 2 les larmes de rire aux yeux). Les épisodes qui sont haut perchés dans l'imagination et dans le comique sont Arthur In Love (et sa brouette de fleurs), Le Sort Perdu, Le Jeu du Caillou (sacré Kadoc), et bien d'autres... Le frère de Karadoc, nommé Kadoc, nous surprend toujours avec ses répliques plus dingues les unes que les autres ("Faut pas respirer la compote, ça fait tousser"). Aucun second rôle n'est en reste, et pour avoir rencontré certains acteurs de la série, ceux-ci admettent que ce fut une saison sous le signe de l'improvisation et du lâcher-prise, cela se ressent et fait du bien à voir. Ainsi, la costumière qui a eu cinq minutes pour concevoir le costume du roi Burgonde, et avait fini par jeter tous les accessoires trouvés, au hasard de l'esthétique, et cela donne la bouillie génialissime de tissus qu'on voit dans l'épisode du Traité de paix. Certainement la plus drôle (et barge) des saisons de Kaamelott !
Une critique rapide mais bon "C'que j'dis, tout l'monde s'en tamponne ! Je gueule je gueule, j'pourrai gueuler dans l'cul d'un poney qu'ce s'rait pareil !"
J'ai découvert sur le tard cette série devenue culte, OVNI assumé dans le paysage des séries françaises où règne les productions faciles (Julie Lescaut, Mimie Mathy, Louis la Brocante...) à destination d'une ménagère de -50 ans exténuée par sa journée de travail. Rarement un tel format n'aura été exploité avec autant d'ambition et ses descendants (scène de ménage et autres voisins) sont à des années lumières de la qualité des dialogues et de l'acting à l'oeuvre chez Astier. Je ne prétendrai néanmoins pas être allé au bout des 2 dernières saisons dans lequel je ne me suis pas retrouvé. On espère retrouver nos antihéros hallucinés aussi drôles, absurdes et stupides dans les 3 films à venir. Ce qui me met en joie : spoiler: "Parce que votre existence est merdique, mon pauvre ami... Vous avez l'oeil qui brille à chaque fois qu'un oiseau pète ! C'est triste à voir ! Ça fait des années que vous menez un train de vie de noix de St-Jacques, alors évidemment, un message... qui annonce la visite d'un imbécile, porteur de bonnes nouvelles, c'est déjà un p'tit festival pour vous ! Je suis sûr que vous vous êtes peigné pour l'occasion !"
Créer par Alexandre Astier en 2005 , " Kaamelott " est une très bonne série française avec un format de 3 minutes par épisodes. Pleines de qualités, elle est un fabuleux régal qui a réussi l'exploit de cumuler : légendes arthuriennes, humour faussement lourdingue, passant de l'absurde au quiproquo, du comique de situation au running gag, dialogues dignes des films des années 50, aucun héros véritable mais une galerie de personnages tous plus crétins les uns que les autres (mais chacun d'entre eux étant remarquablement travaillés, ciselés comme des diamants d'humour). Tenue d'une main de fer, Alexandre Astier nous livre un travail colossal pour donner à son histoire un background crédible et cohérent. Si les quatre premières saisons sont devenues cultes, avec un nombre gargantuesque de répliques passées dans le langage courant, certains fans ont commencé a désertés la série à partir de la saison 5. La cause étant une rallonge de 50 minutes par épisodes. Or, cette saison ainsi que la dernière, qui explore le passé d'Arthur, sont tous deux, de haute volée. La série s'étant achevée en 2009 , nous attendons toujours avec impatience la suite de la série et le dénouement du cliffhanger du dernier épisode du livre VI qui se fera en une trilogie au cinéma. Le 2 janvier 2018, Alexandre Astier confirme, au micro d'Antoine de Caunes sur France Inter, que le premier film, d'une durée de deux heures, est écrit mais qu'il est toujours à la recherche de financements pour mener à bien ce projet. Et bien, nous attendrons encore et il n'y a plus qu'à dire ceci : Regardons à nouveau avec plaisir et fous rires toute la série.
Il est difficile de noter Kaamelott étant donné la différence de formats entre les saisons 1 à 4 puis les livres 5 et 6. Par conséquent, je vais diviser les critiques en 2 parties. Saison 1 à 4 : Histoire (0,75/1) : La légende du roi Arthur et des Chevalier de la table ronde en version parodique et burlesque pour notre plus grand bonheur ! On a une vision globale de la situation du royaume en suivant les péripéties d'Arthur et de ses acolytes ce qui donne de la matière. Voyons cela comme un arbre qui est planté et qui pousse ! Cependant le taillage et l'élagage n'a pas été fait du coup on se perd un peu et on a du mal à trouver de fil conducteur. C'est un peu cruel vu d'ici mais avec ce qui suit, ça a son importance. Personnages (1/1) : Une des forces de cette série repose sur les acteurs qui apportent chacun leurs pierres à l'édifice de par leurs différents traits de caractère. Le rendu offre une belle variété et ne rend absolument pas le visionnais monocorde. Univers (0,75/1) : Une autre force mais qui fait aussi la faiblesse de ces premiers épisodes reposent sur son format. Kaamelott se déguste par fines tranches et nous donne beaucoup de fraîcheur. Cependant, l'univers, d'un point de vue visuel et palpable autrement que dans les dialogues et les décors de épisodes possédant ce court format, se voient un peu moins transportants. Réalisation (0,5/1) : Oui c'est sévère... Là encore parlons déjà du format. Fort de sa facilité à visionner, ce fameux format ne nous permet pas de plonger tête premières dans les véritables enjeux qui suivront dans les prochaines saisons et c'est bien dommage. De plus, l'ordre des épisodes, et de ceux qui font avancer l'histoire, sont très peu nombreux et sont beaucoup trop dispersés dans les différents livres. Dommage encore une fois. Saison 5 et 6 : Histoire (0,75/1) : Là nous avons de véritables fils conducteurs et là on sait où on va ! On comprend mieux la direction. Cependant, il y a un véritable contraste entre les anciens livres et ceux-ci. Adieu la rigolade et l'absurde, on est sur quelques choses de biens plus sérieux ce qui nous rend un peu nostalgique. Les bases de ces livres sont à l'opposé des nouveaux. Personnages (0,75/1) : Toujours fidèles à eux-mêmes pour la plupart, les différents protagonistes n'ont pas perdu de leurs à habitudes. Après, leurs trajectoires dans les récits sont pour certains très floues et difficilement lisibles c'est dommage. Univers (1/1) : Ce nouveau format offre à Kaamelott de la place pour mettre en avant son univers et là on est sur quelque chose de beaucoup plus concret visuellement parlant. Pas de trop et juste ce qu'il faut. Rien à dire. Réalisation (0,75/1) : C'est le grand écart ! On est limite sur 2 séries différentes. Cette opposition de style peut en faire fuir plus d'un mais le travail est léché sur les images et tout est bien filmé. Bonus 1 à 4 (+0,5) : Malgré ce que je peux reprocher à ses différents livres, on passe un agréable moment devant et on en rigole beaucoup. Bonus 5 et 6 (+0,5) : La même note car les premiers livres ont ce que les derniers n'ont pas et inversement. On y passe également un bon moment.
Tout dans cette série ma plait. Les intrigues, les personnages, l'humour... Le seul hic est la fin. Ne pas savoir si Veronica se remet avec Logan est une vraie torture.
Kaamelott, c'est comme être un enfant enfermé la nuit dans un immense magasin de jouet...... Avec un seul souhait..... Que cela ne s'arrête jamais!!!!! La saison VI est une perle rare...... Alexandre Astier est un génie et........ Que ma joie demeure........!
Une deuxième saison toujours efficace et ce malgré les cents épisodes qu'elle comporte. Jamais l'écriture ne faiblit, allant même jusqu'à varier les décors (plus de scènes d'extérieur) et à s'approfondir : l'humour est toujours aussi présent certes mais les relations entre les personnages évoluent, on sent que de la tension naît entre Arthur et Lancelot, Perceval se rapproche d'Arthur, Lancelot reprend son statut de chevalier errant et confie son secret à Bohort. Certains épisodes témoignent même d'une certaine tendresse qui surprend mais qui a tout à fait sa place dans cet univers toujours aussi réjouissant dans lequel Bernard Le Coq et Bruno Solo font leur premier pas tandis que l'on retrouve dans des épisodes hilarants Christian Bujeau, Elie Semoun et Bruno Salomone.
Alexandre Astier s'approche de plus en plus du chef-d’œuvre avec cette quatrième saison de "Kaamelott" qui se teinte de plus en plus de noirceur et de conflits sérieux. Guenièvre est partie, Arthur procède à un échange d'épouses, la loyauté des chevaliers est mise à l'épreuve (Gauvain tiraillé entre son oncle Arthur et son père le roi Loth) et la Dame du Lac se retrouve bannie. Avec un talent d'écriture qui relève du funambulisme, Astier parvient à trouver son rythme qui est quasiment celui d'un épisode sur deux qui est plus orienté sur l'humour et le reste plus sur le sérieux. Et sur le sérieux, il se révèle aussi doué que sur l'humour (on rit encore d'un irrésistible épisode où le Maître d'armes compte cesser son régime alimentaire sain ou de celui ou l'Inquisiteur rencontre Kadoc), nous offrant de véritables moments où le rire n'est plus de mise et où il s'agit de s'inquiéter pour l'avenir des personnages qui sont souvent des abrutis finis mais qui n'en restent pas moins attachants (Perceval va même jusqu'à dire que seul Arthur compte face à tous ces évènements). Les échanges entre Arthur et Lancelot sont cinglants, François Rollin compose un roi Loth salaud à souhait tandis que le final impose la série à un niveau encore supérieur à d'habitude. Et évidemment on en redemande.