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cylon86
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Critique de la saison 1
5,0
Publiée le 2 octobre 2012
Sans aucun doute la meilleure et la plus originale des séries françaises jamais créées, "Kaamelott" témoigne dès sa première saison d'une écriture rythmée et inventive, revisitant la légende du Roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde à la sauce comique où les personnages jurent et parlent avec des expressions modernes, où certains chevaliers sont cons comme des manches ou d'autres froussards au point de craindre les faisans. Alexandre Astier nous offre une galerie de personnages hauts en couleur et leur réserve des épisodes hilarants que ce soit aussi bien au niveau des dialogues qu'à la réaction qu'ils provoquent. Tous les épisodes sont drôles (certains plus que d'autres évidemment dont celui avec le maître d'armes ou encore celui où Merlin se transforme en chat) et tous les acteurs débitent leurs répliques avec un rythme et une verve qui ne laisse jamais la place à l'ennui. Le tout avec quelques guest-stars en prime (Christian Bujeau, Didier Bénureau, Bruno Salomone ou encore Élie Semoun) et un soin particulier apporté aux costumes. C'est inventif, original et réjouissant. Tellement que passés cent épisodes, on en redemande encore.
Toujours parfaite dans la continuité, cette troisième saison de "Kaamelott" s'assombrit peu à peu tout en sachant garder son humour qui fait mouche et sa galerie de personnages hauts en couleur (Perceval qui assiste à des cours d'Arthur et passe son temps à lui demander conseil, Karadoc qui cache de la bouffe dans son lit et qui fait de la gastronomie son credo, Yvain qui trouve amusant de se précipiter vers le roi en criant "Sire, Sire !"). Les décors se font de plus en plus nombreux, les personnages s'épaississent et on rit toujours autant (il faut voir Perceval, Yvain et Gauvain assister à des leçons de guerre). Oscillant de plus en plus entre deux genres, Alexandre Astier sait s'y prendre et nous offre une saison de qualité dont le final annonce bel et bien que désormais ça va être du sérieux, les relations entre certains personnages étant bouleversées.
Cette cinquième saison de "Kaamelott" est celle de la maturité, Alexandre Astier passe au format 50 minutes et nous offre la saison la plus sombre de la série avec un Arthur plus déprimé que jamais qui va replanter Excalibur dans son rocher. Le changement de format était osé, il est plus que bénéfique à la série qui prend désormais encore plus le temps d'explorer la psychologie des personnages et de lancer de nouvelles intrigues (Perceval, Karadoc, Yvain et Gauvain qui fondent leurs propres clans, Merlin qui quitte Kaamelott, Lancelot qui prépare sa vengeance sur Arthur) ainsi que d'ajouter de nouveaux personnages, tous incarnés par d'excellents acteurs qui se fondent à merveille dans l'univers de la série (Alain Chabat, Christian Clavier, Guy Bedos, Patrick Bouchitey) tandis que d'autres continuent de se montrer particulièrement intéressants (le roi Loth, fourbe jusqu'au bout ou encore Méléagant, intriguant à souhait). La photographie est superbe, Astier se montrant de plus en plus chevronné dans sa réalisation qu'il accompagne souvent de la très belle musique qu'il a lui-même composé et qui donne le ton dès le début de la saison. Et s'il rend ses personnages de plus en plus attachants en les gratifiant de scènes émouvantes qu'on n'aurait pu soupçonner en voyant la première saison, c'est pour mieux réussir son final de saison, particulièrement prenant.
Après le final frustrant de la saison 5, Alexandre Astier commence cette sixième et dernière saison de "Kaamelott" en commençant par nous transporter à Rome, 15 ans avant les évènements de la série afin de nous montrer le parcours d'Arthur, comment de simple milicien il fut promu par un sénateur afin qu'il parvienne à fédérer la Bretagne et à en devenir le souverain. C'est l'occasion de découvrir de nouveaux visages (parmi eux Patrick Chesnais, Tchéky Karyo et même Pierre Mondy en empereur romain qui commence à devenir sénile), de redécouvrir au fil des épisodes les personnages que l'on connaissait déjà et comment ils ont eu leur importance (le tout avec des coupes de cheveux parfois hilarantes) et d'avoir la réponse à certaines questions que l'on se posait (pourquoi Arhur ne touche-t-il pas Guenièvre ? D'où vient sa bague ? Comment a-t-il fédéré les chefs de clan et fait partir les romains hors de Bretagne ?). L'écriture est toujours aussi maîtrisée et on sent qu'Alexandre Astier connaît son univers et ses personnages sur le bout des doigts, offrant toujours de belles histoires et de beaux dialogues à ses acteurs (dont beaucoup de monologues émouvants). Et si la fin de l'avant-dernier épisode est vraiment bouleversant, le dernier épisode qui se resitue dans le présent après la tentative de suicide d'Arthur est remarquable, aussi surprenant que réussi, plaçant la série qu'est "Kaamelott" au-dessus de tout ce qui a été fait auparavant à la télévision française et laissant espérer le mieux pour son passage sur grand écran.
La meilleure série française et sans doute celle qui aborde le mythe d'Arthur avec plus de crédibilité. Les dialogues sont percutants et les aventures loufoques abondent, Alexandre Astier est incroyable dans le rôle-titre, et les acteurs secondaires sont plus que réussis : Pitiot en Perceval, Lionnel Astier en Léodagan, Hembert en Karadoc, Gabion en Bohort . . . Les guest-stars sont plus ou moins bons dans certains épisodes ( Elie Semoun parvient à détruire à lui seul tout un bon épisode ). Astier a un don inouï pour écrire, réaliser, monter et créer la musique de tous les épisodes, sa capacité à tout faire rejoint celle de Chaplin pour ses longs et courts-métrages. Vivement la trilogie au cinéma.
Bravo Alexandre Astier et un énorme merci pour tous ces sourires ! Juste la meilleure série, la légende arthurienne est en total décalage avec la connerie de ses protagonistes. C'est absurde mais ça vole plutôt haut, en comparaison avec les bouses du paysages audiovisuel français du même genre. Une vraie démarche artistique fait donc de ces heures d'épisode une série à ne pas manquer.
"Kaamelott" poursuit sa route tout en changeant peu à peu : les décors sont plus nombreux, même si la forme reste identique avec un grand nombre de plans fixes, et les personnages continuent leur évolution. L'humour est ici moins présent, bien qu'il reste en quantité raisonnable par rapport à ce à quoi on pouvait s'attendre au vu des premiers épisodes, mais l'univers s'assombrit au fur et à mesure jusqu'à aboutir à une fin assez radicale. Qui plus est, s'il est possible de rencontrer des épisodes ne provoquant pas même un sourire, l'envie de découvrir la suite s’accroît avec la présence d'une histoire pouvant se suivre de manière chronologique, faisant émerger un contexte dramatique hautement appréciable.
Saison finale de l’excellente série d’Alexandre Astier, ce "Livre VI" forme une conclusion tout à fait digne. S’il est vrai qu’il est tout d’abord déstabilisant de découvrir Arthur plongé dans un univers inconnu et antérieur aux événements déjà racontés, avec de nouveaux personnages auxquels il faut s’habituer, il apparaît vite que ces nouvelles aventures sont tout autant savoureuses que les précédentes. Bien sûr, le format est de nouveau différent et "Kaamelott" ressemble ainsi beaucoup plus à une série conventionnelle, mais le "Livre V" procédait déjà de la même manière en faisant se déployer une intrigue principale sur l’ensemble de la saison. Qui plus est, si l’histoire reste assez dramatique et de tonalité funeste, l’humour est bien plus présent que dans les deux saisons précédentes : tout d’abord, les nouveaux personnages présentés sont pour la plupart excellents de drôlerie, avec des caractères et façons de parler inédits, mais les retrouvailles avec les anciens, désormais rajeunis, sont propices à un déchaînement capillaire hilarant. Ce prequel apporte ainsi une bouffée d’air frais à la série et permet la révélation de quelques secrets. Si on pouvait d’ailleurs se demander au départ l’intérêt de raconter les origines de Kaamelott, cette question ne se pose plus à la fin, tellement les certitudes ont été ébranlées et l’histoire s’est révélée captivante et émotionnellement riche. En outre, la série est visuellement plus aboutie qu’auparavant, avec une très belle utilisation des éclairages, créant une atmosphère sombre en Bretagne par opposition à la clarté solaire de Rome. Seule la bande originale laisse à désirer, les compositions d’Astier s’apparentant parfois à de la muzak lorsqu’elles s’étirent sur plusieurs minutes. Finalement, si cette saison n’est peut-être pas la meilleure de "Kaamelott", elle possède la plupart des atouts de la série et la conclut de très belle manière, peut-être pas la meilleure possible, le dernier épisode étant après tout un peu trop fermé sur lui-même et différent du reste de la série, oubliant par là de rendre hommage à sa formidable diversité, mais le cliffhanger final est terriblement excitant et ne donne qu’une envie, voir la suite des aventures d’Arthur sur grand écran. Ce qui s’appelle une superbe transition.
Enfin une série française qui vaut la peine d'être vu. Les dialogues sont vraiment très bons et certaine réplique sont devenus culte. Chapeaux M. Astier j'attends impatiemment vos films.
Comme son nom l'indique : c'est de la « camelote ». C'est du lourd, du très lourd, si lourd que ça devient plus qu'indigeste. L'humour de bas étage dans toute sa splendeur et une vulgarisation pitoyable de la légende du Roi Arthur. Dans ces conditions extrêmes, il est préférable de débrancher son cerveau avant d'allumer la TV.
Faisant suite au court-métrage "Dies Irae", cette première saison de "Kaamelott" excelle grâce à une avalanche de gags et une galerie de personnages truculents, le tout soutenu par un solide arrière-plan. Bien sûr, le thème de la quête du Graal a déjà été traité avec brio par les Monty Python et il est difficile de passer après eux, d'autant plus qu'Alexandre Astier a avoué qu'ils constituaient son influence principale. Cependant, la série, de nationalité française, ne possède pas par nature les qualités nécessaires pour retranscrire avec fidélité l'ambiance et la complexité du cycle arthurien, qui est lui trop anglais pour des continentaux, ce qui n'est finalement pas si gênant, puisque le contexte de la Table ronde n'est en vérité qu'un prétexte pour situer l'histoire dans un cadre médiéval, que les personnages, à la personnalité très affirmée, n'ont pas vraiment de relation avec leurs homologues légendaires et que la quête en question est assez peu évoquée, en tout cas dans cette saison. En partant de ces bases, la série devient alors un vrai délire rempli de bonnes idées, qui jure en bien avec une bonne partie de la production télévisuelle française, qui a plutôt tendance à servir de la soupe niaise et formatée à ses spectateurs. Une belle réussite, qui donne envie de voir la suite avec impatience.
Une très bonne série française de la part d'Alexandre Astier. L'humour du Moyen-âge remis au goût du jour, c'est juste excellent. Une touche de grand n'importe quoi avec Perceval et Karadoc. Un roi Arthur, mitigé entre fuite et suicide, tellement le désespoir l'envahit à force de voir son armée d'imbéciles. Un joli voyage dans le temps tout en sourire, avec beaucoup d'ironie et de méchanceté bien plus appréciable en programme court (les 4 premières saisons), qui perd une demi-étoile à cause de son passage en format plus long. Bravo Mr Astier pour votre panoplie de talents et pour nous avoir fait autant rire.