Le scénario fait illusion au premier épisode. Une accroche très dynamique, avec une approche presque Hitchcockienne. Seulement voilà, dès le 2ème épisode, les ficelles de l’intrigue s’épaississent énormément, l’action ralentit considérablement, et on comprend vite que cette série, créée par Stephen Belber, est avant tout une entreprise de militantisme politique. Le message étant : le problème majeur aux Etats-Unis est le racisme blanc systémique, et surtout les groupes suprémacistes et néo-fascistes blancs. Certaines répliques sont de pures tirades calquées sur la réthorique des Black Lives Matter. Des messages que n’ont d’ailleurs cessé de relayer les médias mainstream, notamment CNN, qui, à chaque élection, appelle ouvertement à voter Democrat. Or, tiens, tiens, tiens, quelle est la profession du héros de la série ? Présentateur vedette de CNN, oooh, quelle surprise !!! The Madness fait partie de tout un appareil idéologique visant à focaliser l’attention du grand public sur des problématiques telles que la dysphorie de genres, et surtout le privilège blanc. Un appareil visant, par contre, à minorer, voire masquer, les vrais problèmes qui plombent l’Amérique. Un appauvrissement des classes laborieuses et des classes moyennes, toutes ethnies confondues, une insécurité galopante au sein même des quartiers noirs. Un autre problème plombant la communauté afro-américaine, minoré par l'appareil idéologique dont fait partie "The Madness", est l’accroissement exponentiel depuis 30 ans, du taux de femmes célibataires avec enfants. Le « héros » est d’ailleurs un représentant coupable de cette précarité féminine. Tout journaliste afro-américain célèbre de CNN qu’il est, il a abandonné la 1ère femme dont il a eu une fille. Fille qu'il n’a d’ailleurs jamais reconnue. Pourtant, il est paré de toutes les qualités dans la série. La « madness », ce tourbillon de violence d’atmosphère, vient surtout de l’acharnement de certains médias, plateformes, et personnalités du ShowBiz, convertis à une certaine idéologie, véhiculant une propagande déconnectée du réel. Ils ne se rendent pas compte que leur militantisme hors-sol effréné, ne fait qu’exacerber l’agacement de populations très diverses, ethniquement et socialement. Leur aveuglement est tel, que ni le résultat sans appel d'élections présidentielles, ni le manque de succès auprès du grand public de séries telle "The Madness", ne semble pas les ébranler.