Mad Men
Critiques spectateurs
Critiques presse
Note moyenne
4,2
6466 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

306 critiques spectateurs

5
120 critiques
4
119 critiques
3
27 critiques
2
25 critiques
1
11 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 16 janvier 2015
Magistral, voilà le bon mot. Je sortais de Scandal, de Homeland, du précieux The good Wife, trois séries au rythme nerveux, pour le moins. Et me voilà à New York en 1958. Pour le gag, au même moment je lisais "Dernier verre à Manhattan" de Don Winslow (Points Poche), qui se passe à New York entre Noel et le jour de l'an 1958-1959... Pour une amoureuse de cette ville, j'étais comblée, et le timing visionnage-lecture était parfait ! Le rythme de Mad Men m'a semblé un peu lent, au début. Fatalement, après les séries sus-citées, on se retrouve sans un flingue, sans un mafieux, sans un espion sur-entrainé, sans une course-poursuite. Je m'accroche, je poursuis. Incroyable générique d'une élégance folle. Beau gosse belle gueule, Don le héros. Peggy Olson, très attachante. Et mon chouchou de la série, Roger Sterling au charme so british dans son cynisme, sa gourmandise, son oeil clair sur les choses. J'ai vite accroché, et j'ai dévoré toute la série. C'est passionnant à beaucoup de points de vue. D'abord, mon papa était dans la pub durant les années 70 à Paris - côté créatif. Même bande de zazous mal coiffés, en choc des contrastes avec les commerciaux à la coupe bien dégagée derrière les oreilles. Un chevelu à moitié endormi saisit sa guitare, et lance quelques accords : c'est devenu la musique de Hollywood chewing gum qui a parcouru les décennies... J'ai aussi reconnu le mal que se donnent les créatifs, non pas pour plaire au consommateur mais... au décideur de la boite cliente ! Décideurs qui n'y comprennent rien, qui butent sur un détail et n'en démordent pas, qui ne savent pas s'ils font de la réclame ou de la pub de haute volée. Des noms me revenaient, DDB et DDB2, Ogilvy, Young et Rubicam, etc... Les roughs, la maquette, la recherche du nom, du slogan. Toute ma prime jeunesse ! Ensuite, la série est passionnante pour son étude de société. On découvre que les femmes étaient traitées tout naturellement en inférieures, indispensables mais inférieures. On découvre qu'un employé pouvait être viré dans la minute, sans autre forme de procès. Que tout se faisait la clope au bec et le verre à la main. On découvre aussi l'arrivée des fast-foods (notre prof d'anglais nous en avait parlé, vers 1972, mais c'était si étrange que j'ai mis 20 ans à comprendre), puis des ordinateurs qui occupaient des pièces entières. Sociologiquement, sans pilule, la moindre coucherie pouvait vous mettre enceinte, il fallait trouver un mari, seules quelques pionnières osaient entrevoir la vie différemment. Le personnage de Peggy Olson est exemplaire à ce sujet. Pour le personnage de Joan, par contre, je n'ai jamais pu m'habituer à l'énorme masse de sa poitrine tout le long des 7 saisons, mise en valeur de manière obsessionnelle ! - mais chacun ses goûts. Je compatis cependant à l'univers des hommes, coincés eux aussi dans cette société encore puritaine, mais d'une autre manière. L'armée, l'obligation de la réussite, la marche en avant "marche ou crève", le compte en banque à garnir, les crédits à assurer, les beaux-parents à entourlouper. Et puis l'arrivée des drogues douces, des atmosphères babacools, du love and peace pour contrebalancer la guerre de Vietnam. Quelle décennie, tudieu ! Enfin, les évènements historiques qui viennent marquer le quotidien, comme nous venons d'en faire l'expérience en ce janvier 2015. Marilyn, Kennedy, puis Bob Kennedy et Martin Luther King, qui avaient tant fait pour la cause des Noirs - dont on suit aussi l'évolution dans Mad Men. A ma fenêtre, dans ma ville, une équipe de dessinateurs venait de se faire assassiner, dans mon écran, les Noirs pleuraient Luther King comme un proche, et la peine et la sidération étaient les mêmes à 50 ans d'intervalle. Et puis ils s'envolent, vers la lune. Même si on nous promet les sept derniers épisodes pour cette année, même si je vais pouvoir encore suivre Don Draper et sa troupe quelques heures, je sanglote déjà de les perdre - obligée de revenir dans les années 2000 ! Heureusement, il reste Downtown Abbey pour s'évader de notre époque...
EtiDeBed
EtiDeBed

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 11 septembre 2021
Superbe recréation de la naissance du marketing moderne made in usa qui est aussi une part de notre histoire moderne
Fpfofp
Fpfofp

72 critiques Suivre son activité

Critique de la série
3,5
Publiée le 2 août 2023
J'ai aimé cette série qui m'a surpris. Elle montre la période de transition aux US (années 60-70) entre l'Amérique historique (patriarcat, racisme, consumérisme débutant) et celle qu'elle est devenue. Les moins : les scénarios n'ont pas grand intérêt, le fil rouge de la série est poussif, bref il ne se passe pas grand-chose. Les plus : tout le reste. Nombreux et excellents acteurs et actrices, photo, décors, costumes, tout est beau. L'intérêt n'est pas l'histoire, heureusement, mais de voir les transformations de cette société et notamment de ses rapports sociaux. On a du mal à croire que tout ça ait existé. Patriarcat à fond : les femmes sont des boniches, point. Elles dépendent totalement de leur mari qui est un dieu, n'ont le droit à rien ou presque à part être belles, bien habillées, silencieuses et disponibles. Pendant ce temps, les hommes ont tous les droits, ils passent leurs journées à boire, fumer, faire des blagues lourdingues et sexistes, draguer et coucher avec tout ce qui bouge, avant de rentrer mettre les pieds sous la table. On ajoute les remarques racistes gratuites, l'irrespect total des autres (on fume H24 en voiture, en train, à table, au resto, au bureau, dans la chambre, devant les enfants...) sans oublier les femmes enceintes qui picolent, les déchets jetés n'importe où, bref...
Et comme la série dure, on voit que ce monde s'écroule tout doucement. Les femmes commencent à s'affirmer, le racisme recule, la société moderne sort progressivement de l'ombre.
Bref, une belle série qui prend son temps mais vaut le détour.
Marielle Girard'o
Marielle Girard'o

2 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 19 décembre 2018
C'est par défaut que la semaine dernière j'ai enfin regarder la dernière saison. J'avais adoré les premières saisons pour le style "cette classe!" l'ambiance et l'époque. Puis les années 70 approchant, la saison 7 trainant à arriver, j'avais laissé cette série de coté. Hier soir en regardant le générique de fin du dernière épisode je me suis dit "Waouh" cette série avait tout: Elle est dramatique mais sans être larmoyante, la psychologie des personnages est parfaite et et le casting bien fait! Don est un personnage détestablement attachant, tout comme ces collègues d'ailleurs, j'ai eu du mal à les quitter dans cette ultime saison. Définitivement dans mon top 5 des meilleurs séries.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,5
Publiée le 11 octobre 2017
Série passionnante, qui se regarde comme on lirait les romans de La Comédie Humaine de Balzac. Une authentique plongée dans l'Amérique d'une certaine époque.
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 4
4,5
Publiée le 3 novembre 2014
La saison 4 est dans la continuité des précédentes tout simplement de très grande qualité...On peut peut-être regretter la trop grande frivolité de Don qui donne un peu l'impression que l'histoire personnelle de Draper tourne en rond...à voir son évolution dans la saison 5 mais j'espère que les scénaristes vont trouver d'autres angles à l'histoire de notre héro !
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 3
4,5
Publiée le 22 octobre 2014
Et on continu l'aventure dans cette très réussie troisième saison...c'est toujours aussi passionnant et bien fait. Un derniers épisode qui donne envie d'embrayer sur la saison 4! bref, c'est parfait....
Aurélia P
Aurélia P

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 11 avril 2020
Une super série qui nous plonge dans les sixties et dans l'impitoyable monde du marketing et de la pub au travers le personnage perdu de Don.
Bas
Bas

2 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 11 septembre 2025
Je ne m’en lasse pas, simplement la meilleure série de ces 30 dernières années.
Image son scénarios esthétique
De l’art
Laurent C
Laurent C

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 11 janvier 2026
Magistrale, d'une richesse inouïe, offrant divers niveaux de lecture et portée par une prodigieuse interprétation d'ensemble : Mad Men est clairement une des 10 meilleures séries que j'aie vues dans ma vie.
A noter que Netflix, dans son immense bêtise, a supprimé l'épisode 3 de la saison 3, alors que c'est un des plus beaux de la série. Du reste, c'est aussi celui qui marque la première rencontre de Betty avec Henry, son futur second mari. Bêtise, disais-je.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 16 octobre 2014
Du bonbon, que du bonbon, à tel point, qu'il m'arrive d'écouter un épisode, plusieurs fois, quelle écriture, les dialogues son savoureux. Ce que j'apprécie beaucoup dans cette série, c'est la façon dont on dépeint les changements sociaux et moraux qui ont eu lieu aux États-Unis dans les années soixantes, parfois c'est un vrai cours d'histoire, lors d'un épisode, on voit plusieurs personnages peinés par la mort tragique de Marylin Monroe ou bien par l'assassinat du Dr. King...

Le jeu des acteurs, notamment celui de Draper (Jon Hamm), est extrêmement crédible, il arrive quasiment à nous manipuler, c'est tout dire ! Je ne veux pas m'attarder au jeu des autres acteurs, mais on retient, avec bonheur Peggy(Elisabeth Moss), certainement le personnage qui a le plus évolué dans cette série, et quelle incroyable transformation ! Peter(Vincent Kartheiser), que l'on aime vraiment détester, la pulpeuse Joan(Christina Hendricks), et ses déhanchements étourdissants, un personnage qui a dû user de ses charmes et d'une poigne de fer pour se bâtir une place au soleil.

Et que dire de l'esthétique, de tous ces costumes, accessoires qu'il faut dénicher afin de bien représenter une époque précise, un travail remarquable !

Dans toute la série, une chose m'a déplu souverainement, c'est la belle-mère canadienne-française (mère de Megan) avec son faux accent français, mais bon, les Américains y ont peut-être vu de l'exotisme ;-

Bref, on comprend pourquoi la série a récolté de si nombreuses récompenses ! Soit dit en passant, j'ai comme l'impression que M. Hamm pourrait un jour aspirer à jouer le rôle de James Bond, non ?
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,0
Publiée le 8 juin 2018
Le jeux d'acteur est formidable avec une ambiance particulière. Cela fume beaucoup, boit beaucoup. Petit bémol, il ne se passe pas grand chose par moment mais on suit la vie de cet agence de pub avec délice.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 23 décembre 2015
cette série m'a marqué par son originalité et par ses personnages qui représentent a peu près les différentes sortes de personnalités qu'on côtoie tous les jours, Don Drapper est un personnage intrigant et central dans la série, soit on l'aime soit on le déteste mais il ne nous laisse pas indifférents, c'est au fils des saisons qu'on apprend a le connaitre et a le découvrir et tout au long des saisons on vie l'actualité de l'époque comme si on y était, pour moi cette série est a regarder et a revoir, si je devais la classer elle serais dans mon top 3 avec un 5 étoiles bien mérité.
enjoy phi
enjoy phi

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 17 août 2025
Série sans aucun intérêt, chaque épisode parait interminable, même la publicité semble complétement inconnue des auteurs. Par ailleurs les personnages principaux semblent froids et inhumains. Bref à moins d'avoir du temps à perdre où des difficultés d'endormissement passez votre chemin !
Priscilla
Priscilla

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 27 octobre 2025
J’ai terminé Mad Men avec un drôle de goût… un mélange de frustration, de tristesse et de tendresse pour des personnages qu’on a vu s’abîmer, se chercher, se perdre parfois et rarement se trouver.

Don, je l’ai longtemps admiré, puis détesté, puis plaint. Je l’ai trouvé égoïste, injuste, dur… et finalement, profondément seul. J’aurais voulu qu’il change, qu’il s’effondre ou qu’il se relève vraiment. Au lieu de ça, il reste entre les deux. Et c’est peut-être ça, le plus réaliste.

La fin m’a laissée sur ma faim, mais c’est aussi ce qui la rend puissante : rien n’est résolu, mais tout est là.
Betty, que je n’aimais pas tant au départ, m’a bouleversée. Joan, mon perso préféré, m’a inspirée autant qu’elle m’a inquiétée.
Peggy, en revanche… je m’attendais à bien plus. Je pensais que son arc allait monter en puissance, mais au fil des saisons, elle a perdu en intensité pour moi. Ses histoires ne m’ont pas accrochée. Je pensais que ce serait l’inverse, et j’ai été déçue.
En réalité, je me suis accrochée à Don, c’est pour lui que j'ai continué. Les personnages secondaires ont fini par me laisser un peu à distance. C’est pour ça que je mets un 4/5 et pas un sacré 5.
Même si Joan reste, après Don, celle que j’ai trouvé la plus forte, la plus intéressante… la plus magnétique, sans doute.

Et je crois que je m’endormirai en imaginant que Don a, peut-être, trouvé un peu de paix.