127 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
9 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
2 critiques
3
2 critiques
2
0 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
cylon86
2 838 abonnés
4 430 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 25 mars 2015
Comme un bon vin, "Mad Men" est une série qui se bonifie avec le temps. Après deux saisons très réussies, la série a trouvé son rythme et le summum de sa qualité dès la troisième saison pour continuer sur sa lancée. Cette cinquième saison ne fait que confirmer l'immense qualité de la série qui ne cesse d'explorer la psychologie de ses personnages, décidément pleines de nuances. Au-delà des enjeux de la saison (le nouveau mariage de Don, l'émancipation de Peggy), là où "Mad Men" est le plus réussi c'est quand elle se penche sur ses personnages, décidément admirables de complexité. Plus que le portrait d'une époque, c'est le portrait d'hommes et de femmes en proie à leurs démons que la série parvient à raconter à l'aide de scénarios tout à fait admirables, bourrés de subtilités. Le tout aidée par une superbe reconstitution et un casting décidément excellent.
Qu'elle est âpre cette saison ! On peut compter les sourires qui ne sont pas de façades sur les doigts d'une main ... Que c'est dur de les voir courir après ce qu'ils ont perdus, ils sombrent tous plus ou moins ... Les procédés narratifs et techniques accentuent l'ensemble, ceux-ci n'ont jamais été aussi poussé - et élaboré - que dans cette cinquième saison ! Je me délecte à l'avance de poursuivre cette aventure, je pressent que le sixième chapitre sera encore supérieur tant le génie habite cette série ... Un chef d'oeuvre en continu !
Entre coups d’éclats, routine amusante et léger flottements, cette cinquième saison de Mad Men offre ce dont on attendait d’elle. Pur délice, comme toujours, la série de Matthew Weiner oscille clairement entre le bon, c’est rare, le très bon, la majorité du temps, et le brillant. Sur un ton strictement similaire à ce qui fût fait jusqu’alors, le petit monde des publicitaires de Madison Avenue évolue, se bouleverse, se rééquilibre, dans une certaine forme de grâce narrative qui renvoie aux plus matures des séries télévisées. Références à l’actualité, l’année 1967 en ce qui concerne ce volume cinq, chic et classe du Working Progress new-yorkais, cruauté du business, imbroglio professionnels et sentimentaux, jamais nous ne sommes laissés sur notre faim, chaque épisode offrant ses contours narratifs et autres surprises parfois amers mais toujours révélatrice de l’intelligence de la chambre des scénaristes et de leur patron.
Musicalement impeccable, la diversité de la bande sonore est remarquable, visuellement meilleure que précédemment, quoique cela se joue à peu de chose, cette cinquième saison ne déçoit décidemment pas. On pourrait éventuellement se plaindre de quelques paris narratifs parfois un peu vain, souvent propres à des intrigues secondaires qui chassent un peu la tension d’une histoire principale bien plus passionnante, celle qui se rapporte à Don Draper. En effet, si les personnages de Pete Campbell, Roger Sterling ou Peggy Olson sont remarquables, avouons que le noyau dur de la série est et restera Don Draper, ce drôle de personnage ambitieux, orgueilleux, à la fois bienveillant et malveillant, ce curieux patron créatif qui n’est n’en somme personne.
Inutile de s’épancher d’avantage sur le sujet, Mad Men étant définitivement une série qu’il est impératif de voir, au moins une fois. 17/20