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Lilou Yoko
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Critique de la série
4,0
Publiée le 17 avril 2024
Sujet brûlant et bien traité. Vaut le coup d'être vu par une certaine tranche de la population. Et quand ils la voient, ils la trouvent nulle, la série. Sûrement parce qu'ils s'y retrouvent ....et pas en bien. Moi qui n'aime pas le foot :).
Série excellente ! Les personnages sont juste, le scénario est crédible, la mise en scène est top ! Sur qu'il y a peut être quelques clichés, et qu'il peut y avoir des choses, des choix qui interrogent, mais ça sonne juste !! Beaucoup de commentaires ici sur Allociné de bashing qui descende cette super série qui raconte très bien notre époque. Comme c'est étrange. Probablement, l'une des meilleurs séries francophone de l'année !
Une claque ! Cette série est brillante, crédible, pleine de rebondissements. Le combat à distance entre les deux héroïnes est passionnant. L'utilisation des réseaux sociaux est édifiante. Et la scène finale donne furieusement envie de voir une deuxième saison. Sans doute la meilleure série Canal + avec Baron Noir.
Film intelligent avec quelques notions de sociologie intéressantes mais propos un peu bavard et didactique malgré une Nina Meurisse et Anna Girardot superbes en opposition idoine L'épisode 6 est assez prévisible et l'arrivée de Kad Merad tjs aussi mauvais torpille les espoirs d'une bonne suite
Sous couvert d'une ambition pertinente - capter les tensions de notre époque - la série pèche par un excès d'idéologie qu'elle plaque lourdement sur son idée de départ. On insiste sur les "féminicides", les "violences anti lgbt", les milices suprémacistes blanches qui s'attaquent aux "racisés", la série use d'une sémantique et de fantasmes d'un certain bord politique qui finit par lasser et la décrédibiliser. Pourquoi ne pas mettre dans ce lot de tensions des faits de sociétés réels comme l'explosion de l'insécurité et des violences gratuites, venant de profils exogènes bien identifiés, les violences antifa, blackbloc, les émeutes, les attentats djahadistes ? En gros, une bonne idée de départ gâchée par les aprioris politiques très biaisés de l'auteur, assénés sans relâche et de manière lourde et didactique.
C est très verbeux et très très mal dialogué (les deux filles surtout) ajouté à une structure très brouillonne et des acteurs qui en font ou des caisses, tout cela donne une bouillabaisse assez indigeste. Bien loin du sonne vrai et très impactant Baron noir. Aux antipodes.
J’avais beaucoup aimé la série « Baron Noir ». Après une première saison légèrement mitigée, la montée en qualité était évidente sur les saisons 2 et 3 de très bonne facture. La série s’était alors clôturée en 2020 sur une fin satisfaisante et cohérente et n’amenait pas nécessairement à une suite. Son créateur Eric Benzekri s’était alors attelé à un autre projet : « La Fièvre ». Du fait de la qualité de « Baron Noir », je ne pouvais qu’être enthousiaste à me replonger dans la création d’un auteur dont j’ai déjà apprécié une des œuvres. Et je ne suis, une fois de plus, pas déçu : « La Fièvre « est une très bonne série à la qualité comparable. Eric Benzekri, créateur et co-auteur de l’ensemble des épisodes, n’a pas perdu de son talent narratif et de la finesse de son écriture. On retrouve comme dans sa première œuvre, des personnages bien brossés, passionnants à suivre et des intrigues captivantes et bien rythmées. La pertinence de ses scénarios vient également de leur vraisemblance voire de leur probabilité de survenue. En connaissant les enjeux de notre société moderne où l’omniprésence et l’influence des réseaux sociaux n’a jamais aussi importante, il parvient à tirer un récit de quasi-anticipation, passionnant et tellement réel. L’histoire part d’un concept assez simple mais terriblement efficace. Un footballeur, à la carrière très prometteuse, déçu de ne pas avoir reçu de prix lors d’une cérémonie de récompense va, au cours d’une altercation avec son entraineur, l’insulter d’une injure raciste. De cet événement, a priori sans grandes conséquences, deux camps vont s’opposer et faire monter une tension sociale et sociétale jusqu’à des proportions qui pourraient aboutir à une guerre civile. La narration, va alors prendre le soin de décortiquer, sociologiquement et politiquement, tous les barreaux de l’échelle grimpant jusqu’à cet ultime échéance redoutée. « La Fièvre » raconte alors la possible naissance d’un conflit réel à partir d’un emballement médiatique basé sur un événement banal. Toute ressemblance avec l’Histoire des Guerres Mondiales et notamment la Première, n’est évidement pas fortuite. Comment l’assassinat de l’archiduc d’Autriche en 1914 et le jeu d’alliance précédemment créé à abouti à la catastrophe du début du XXe siècle, les historiens l’ont déjà analysé. Eric Benzekri connait son Histoire, sa Sociologie et sa Politique et l’applique à notre société moderne et tous ses travers pour en proposer une relecture contemporaine, toutes proportions gardées. La fin de la série a aussi l’intelligence de laisser une fin en suspens et d’annoncer la suite des évènementsspoiler: en regroupant les deux séries. Le retour du personnage principal de « Baron Noir » annonce alors une suite des plus prometteuses à une des meilleures séries Françaises des années 2010.
Une fois qu'on accepte les quelques raccourcis stéréotypés pris sur notre société et la vie politique, on se laisse bercer et la série monte en qualité au fil des épisodes. La thématique de fond est bien traitée, la communication, les réseaux sociaux, les médias sont plutôt bien vulgarisés pour servir l'intrigue. Petit plaisir bonus que ce crossover avec Baron Noir ! On voudrait juste un peu plus d'épisodes !
La fièvre est une mini-série de haut vol, qui observe et rend compte des représentations et des passions de la société avec une certaine dose d'intelligence, malgré un réductionnisme souvent problématique. Derrière ce combat médiatique, la série exploite les pulsions nationales pour les démonter, tout en les caricaturant. Sa force est assurément de déconstruire les récits communicationnels en allant précisément à l'endroit où la société est en crise : son racisme et ses peurs. Ici, le récit est puissant. Comme un baron noir sous stéroïdes !
La fièvre est une mini-série de haut vol, qui observe et rend compte des représentations et des passions de la société avec une certaine dose d'intelligence, malgré un réductionnisme souvent problématique. Derrière ce combat médiatique, la série exploite les pulsions nationales pour les démonter, tout en les caricaturant. Sa force est assurément de déconstruire les récits communicationnels en allant précisément à l'endroit où la société est en crise : son racisme et ses peurs. Ici, le récit est puissant. Comme un baron noir sous stéroïdes !
Je reconnais la qualité de la mise en scène, les dialogues très écrits, le réalisme, l'énergie, le portrait diabolique de la puissance des réseaux sociaux mais je n'ai pas accroché. Je suis allée jusqu'au bout pour faire plaisir à mon compagnon de visionnage mais me suis souvent ennuyée, parfois assoupie ! La politique et le foot ne sont pas mes sujets de prédilection et l'ensemble sans émotion est assez anxiogène. La série peut plaire à ceux qui ont aimé "Baron noir", ce qui n'est pas mon cas.
J'ai un peu le même avis que sur Baron noir : bonne série dans l'ensemble, mais le plaisir est quelque peu gâché par le manque de neutralité politique des scénaristes et leur volonté de mettre des personnages en train de fumer partout où c'est possible, et surtout dès qu'ils sont dans une situation difficile, exactement comme dans Baron noir, ça devrait être interdit.
Je m'interroge ,je me force à regarder chaque épisode car le sujet m'intéresse, mais pourquoi le transformer en pensum indigeste, tous les rôles sont très ou trop stéréotypés pour donner un crédibilité au propos
La Fièvre est une série créée par Éric Benzekri, réalisée par Ziad Doueiri et diffusée en 2024. Ce thriller politique est très convaincant. Bien que certaines situations puissent semblent un peu forcées sans pour autant perturber l’ensemble du récit, cette immersion au sein des mécanismes politiques français et la manière dont ces politiques se servent des éléments de communication sont passionnants. Les acteurs sont extrêmement justes, le duel à distance entre Nina Meurisse et Ana Girardot tenant en haleine tout au long de la saison, les deux étant bien secondées par Alassane Diong et Benjamin Biolay notamment. La démonstration de la série sur les dérivés de l’époque est très convaincante, voire inquiétante. Cette première saison est vraiment très aboutie, réussissant à installer des personnages et enjeux intéressants et prenants, tout ce qu’un bon thriller devrait faire.
Bavard . L'impression d'un enchaînement d'articles de presse et de textes théoriques mis dans la bouche de personnages plutôt caricaturaux. Bon on verra dans les épisodes suivants si ça se précise et si l'équipe a bien compris qu'ils étaient en train de créer une série