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Lyah
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Critique de la série
3,5
Publiée le 10 mai 2023
Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne souhaite pas rentrer dans le débat houleux et interminable concernant la couleur de peau de Cléopâtre... Aussi, je préfère me concentrer sur l'appréciation globale de cette docu-fiction dont je trouve la photographie absolument superbe. On relève en effet un véritable travail sur le plan visuel (décors, costumes, paysages...) Les différentes interventions sont globalement intéressantes et l'actrice principale a une belle présence à l'écran.
Pourquoi appeler cela "La reine Cléopâtre" ? Je m'attendais a un documentaire, mais ceci n'en ai pas un, les faits y sont fortement déformé et les "preuves" pour affirmer cela sont proche de l'absurde... Ça me rend malade de penser que des personnes vont tomber dans le piège et réellement croire que Cléopâtre était ainsi...
J'ai trouvé que dans l'ensemble, la série n'était pas trop mal, mais il y a quand même de nombreux problèmes à soulever.
Contrairement aux trailers, la série "La Reine Cléopâtre" n'est pas uniquement centrée sur la couleur de peau de la reine d'Égypte, ce détail n'est soulevé que dans les deux premiers épisode. Pour le coup, les justifications pour prouver que Cléopâtre était noire sont assez évasive et elle se rapproche grandement de la Pseudo-histoire (ex : Cléopâtre va à un moment faire un grand tour de l'Égypte Ptolémaïque soit disant afin de se rapprocher de son peuple, comme si elle en faisait partie, et vu que les Égyptiens sont noirs de peau, elle le serait également, mais cette théorie est fumeuse car dans la religion égyptienne, Cléopâtre est une déesse et elle n'a aucunement envie de se rapprocher de son peuple en raison de son statut divin)
Ce que Netflix aurait dû faire, c'est de ne pas du tout parler de la couleur de peau car à l'époque de Cléopâtre, la couleur de peau n'avait pas autant d'importance. Netflix rajoute des problèmes de la société actuelle (la couleur de peau) dans une série qui se passe il y a environs 2000 ans.
Dans cette série, il est dit et redit que Cléopâtre est une reine "Africaine" et que dans l'imaginaire collectif, l'Afrique est majoritairement peuplé de personne de couleurs noir, mais il n'y a pas qu'un seul peuple en Afrique (et comme dans tous les autres continents) et les gens peuvent être très différents en fonctions de la ou ils vivent et de leur parentée.
Techniquement, la série est très propre, les décors et les costumes sont minimalistes mais efficace, mais la série n'arrive pas à nous mettre dans son univers, ce qui est assez problématique.
Les acteurs, eux sont assez inégaux mais ils ne sont pas affreux.
En définitive, la série est très moyenne, mais elle fait le travail.
Mêlant fiction et documentaire, ce genre n'est clairement pas nouveau mais un peu plus côté plateformes. Centrer sur Cléopâtre comme l'indique le titre, cette mini voir micro série brille à moitié dans le sens qu'il se concentre essentiellement sur les relations qu'à eu la reine plutôt que sur ce qu'elle à bâtie. On sait nettement celle qu'elle à eu avec César et toutes l'encre que cela à fait couler, si bien en Egypte (positif) qu'à Rome (négatif) et ce qui en à découler, spoiler: on sait moins par contre (personnellement) ce qu'elle à eu avec Marc Antoine. Niveau jeu, l'actrice choisie pour Cléo à fait trop parler pour sa couleur de peau, on à toujours vécu avec des incarnations blanche, desseins et peintures de femmes "non exotique" alors forcément, les émois ont fusés. Toute manière, dans plus de 50% des cas, tous ce qui remonte à l'antiquité ne pourra jamais réellement être certifier au vu du nombre "limiter" de preuves physiques encore "en vie" aujourd'hui. Qu'il s'agisse d'un empereur, d'une reine, d'une figure spirituelle ou même d'un monument, dès qu'on atteint une chronologie multimillénaire, la chance de retrouver 100% des faits est quasi nul. Sur le fait, Adele James performe à sa juste valeur sans faire pour une fois, le surplus sensuelle et riche qu'on connait des précédentes interprètes. Jouant très bien l'intime et la proximité, elle n'incarne pas la guerrière mais vraiment la diplomate et épouse. John Partridge en incarnation du légendaire César ne joue lui non plus celle du guerrier, ce qui est assez fâcheux pour un Romain. Le duo fonctionne à merveille, leur lien est superbement décris mais voilà, ne pas le voir dans la peau du chef d'armée fait mouche. Pour Marc-Antoine, même punition, Craig Russell remplacerait presque son prédécesseur mais toute fois, ces 2 là jouent correctement mais pour l'ensemble du "trio", ne montrer que le diplomatique devient presque ennuyeux. Visuellement enfin, on est très loin des surenchères colorées et brillantes une fois encore des précédentes œuvres sur le sujet, tout est correct mais le panache exotique manque . Une mini-série qui brille à moitié avec un jeu global léger. La morale restant celle intacte des relations polluantes entre ces 2 nations dont les dirigeants ne pouvaient royalement pas s'encadrer et ou l'impossibilité de voir une femme dirigée l'ensemble était d'une impossibilité totale.
J'ai beaucoup aimé cette série qui m'a appris beaucoup de choses sur cleoparte et ma donné envie d'en savoir davantage. L alternance acteurs/commentaires historiques est bien réussie