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Nanouandre
1 abonné
20 critiques
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Critique de la série
2,0
Publiée le 5 octobre 2024
Effectivement, je partage la déception d’autres spectateurs. Il ne suffit pas d’avoir quelques effets de style pour arriver à avoir du style ! Tout est trop lent, trop terne pour nous embarquer dans cette ambiance décalée. Je me suis profondément ennuyée avec une impression de déjà vu. Fort Dommage
L'intrigue est bonne, l'image est bonne, les acteurs sont bons ,la petite ville bien représentée mais le scénario aurait dû être resserré. Trop de divagation inutile, dommage cela aurait pu être parfait dans son style.
Dans une variation sur le thème de En finir avec Eddy Bellegueule d'Édouard Louis, et de Retour à Reims de Didier Éribon, on retrouve le thème de l'homosexuel harcelé dans son enfance qui a cherché à s'accomplir en rompant avec son passé pour rendre envisageable réalisation de soi et ascension sociale (ce fameux transfuge de classe). Maintenant qu'il a pris suffisamment le recul critique de l'âge, le personnage d'Adam retourne dans cette ville qui le rabaissait, pour affronter son traumatisme et retrouver un ami... Considérant à nouveau son passé refoulé, cette région désindustrialisée, enlisée dans l'ennui, il se rend vite compte que cette ville ne l'oppresse pas seulement lui à cause de son homosexualité, mais qu'elle conditionne absolument le malheur et l'échec généralisé, contraignant chacun à s'enfermer dans son propre mensonge, à participer à une espèce de pièce de théâtre géante et médiocre dont chacun écrirait le texte et déciderait de la mise en scène dans son coin. "La vie est un récit fait par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien", nous dit Shakespeare dans McBeth.
Le lieu du crime, l'enquête, s'étendent, les responsabilités se diffusent et à la manière des enquêtes de Maigret, on comprend que c'est la nocivité d'un environnement tout entier, qui crée le terreau du crime. Et la fable sociale, l'enquête criminelle, virent progressivement à la langoureuse horreur de l'univers de David Lynch (source d'inspiration très claire pour le réalisateur) où chaque personnage garde toujours sa part d'inconnu, d'incompréhensible. La question criminel ou innocent devient accessoire car tout individu est acteur de l'engrenage. Le personnage joué par Gaspar-Olivieri lui renvoie l'image pitoyable de ce qu'il serait devenu en restant là. Mais quelque part, c'est aussi un peu le miroir de quelque chose qu'il est malgré tout à Paris. Il a fui son passé qu'il a emmené avec lui. Toutefois, peut-être que la grande ville étouffe davantage les douleurs de l'isolement, les contradictions et retarde les confrontations... L'absurdité kafkaïenne du lieu les rend au contraire immédiatement présentes et nous font toucher plus vite le cul de sac du soi.
Malgré sa force de sportif et la stabilité acquise par les années, le personnage d'Adam ne tient pas face au retour du refoulé et face à l'empilement d'absurdités. C'est là que l'ouvrage de Le Duc/Humbert diverge des livres d'Édouard Louis et de Didier Éribon : en découvrant, en creusant le passé, la terre détestée de l'enfance, c'est le vide de son existence qu'il fait surgir. Il ne peut même pas haïr cette ville et ses habitants. spoiler: Même l'excuse de la culpabilité qu'il assumait, avoir abandonné sa mère, lui est retirée. La réalisation a fait le choix de rester focalisée sur Adam, qui se recentre comme un fétus, quitte à affaiblir les personnages secondaires, mais nous immerge dans sa psyché chancelante. La fin semblerait presque avoir été modifiée... spoiler: Les logiques internes de l'intrigue semblaient pourtant converger vers la désagrégation de l'édifice identitaire. Impossible retour en arrière. Mais impossibilité de ne pas se retourner. Réinterprétation du mythe d'Orphée descendant aux Enfers pour y en tirer son amour perdu, ne peut s'empêcher de regarder en arrière. A-t-il jamais eu son amour ou n'est-il Orphée que parce que son amour est aux Enfers ?
Très très étrange courte série , qui m'a fait furieusement penser à ces quelques séries belges , loufoques et complètement ésotériques aux non-initiés ; ) ; ) ; ) !!!!!!!! Une attaque en règle contre le harcèlement scolaire , les fausses-vraies vérités martelées à longueur de journée par les médias sur-puissants !!!!!!!!!! Aussi les douleurs d'enfance que maints adultes ne peuvent plus endurer.................... Une distribution honnête , mention T.B à Niels Schneider campant un journaliste totalement à côté de ses pompes , frisant la foli , la psychopathie.............une drôle d'histoire malgré tout...un drôle de non-dénouement....une drôle de fin......définitivement belge , intrigant.................
Très décevant hélas alors que les acteurs sont bons habituellement, c’est poussif et on ne sent pas Nils Schneider inspiré par son rôle j’ai lâché au 4eme épisode
Cette adaptation en mini-série du roman éponyme de Fabrice Humbert est plutôt réussie. Le jeu des acteurs (excellent Niels Schneider sur un fil au bord de la folie), le cadrage, la lumière, donnent à cette série de 4 épisodes, une ambiance particulière et originale. Les thèmes abordés sont résolument contemporainsspoiler: (féminicide, homophobie, harcèlement scolaire, réseaux sociaux, détournements de l'information...) . L'ensemble est traité avec intelligence et fait qu'on se laisse prendre dans l'histoire. On regrettera seulement quelques longueurs et une fin quelque peu prévisible. A voir.
Sublime découverte de cette série. Très réaliste malheureusement ! Recommandé par LE MONDE et FRANCE INTER. Difficile à suivre au début, comme souvent dans longs métrages.
Une très belle découverte. Un auteur que j'ai envie de découvrir Des acteurs tous excellents. Enfin une série française avec un vrai suspens. Je pense même la revoir.! Chose très rare pour moi.
J’ai adoré cette mini série . Déjà pour le jeu et l’intensité de Niels Schneider, brillant . Et pour l’originalité de cette mise en scène qui porte une histoire qui touche aux confins de l’humain. Je ne sais pas ce que ça réveille en moi mais je me suis prise au jeu dès les premières secondes. Les flashbacks, les moments de réflexion, le côté d’absurde, tout pousse à la réflexion, à l’imaginaire. Une belle découverte que d’être série.
Très inspirant, très subtile, une magnifique introspection dans la tourmente d'un personnage complexe. Tous les personnages sont géniaux dans leur originalité et leur folie ! Tous interprétés magnifiquement par des acteurices sublimes ! Il nous faut plus de séries comme celle-ci !
Série originale qui mélange le drame psychologique, plutôt réussi, et le polar biscornu avec beaucoup de ficelles mal dénouées. Quelques personnages forts comme l'épouse d'Axel ou la mère, mais aussi beaucoup de troisième dégré et de bizarreries qui détournent de l'histoire. Cela se veut "Fargo" mais cela fait plutôt belge.
Une allégorie burlesque et cynique de notre monde contemporain en quête/perte d’existence, qui révèle les paysages du bassin minier avec beaucoup de réalisme, de cruauté et de beauté. Ces paysages de la première révolution industrielle si ravagés par la deuxième révolution industrielle et qui laisse apparaître les tourments de cette troisième, en cours, qui se cherche, et surtout laisse apparaître le manque de résilience de notre humanité par rapport à celle, perpétuelle, de la nature sur ces terres si fertiles. Comme une rencontre organisée entre Lynch, Loach, Coen et Varda par Bruno Dumont. Nils Schneider sait être si juste, si puissant sans jamais écraser les autres comédiens, du moins les meilleurs d’entre eux. Une œuvre singulière, ambitieuse, qui laisse une empreinte forte, comme une critique de la production de masse de séries qui n’interroge que trop rarement le devenir du moi collectif.
Le réalisateur a réussi une performance : faire passer Niels Schneider pour un mauvais comédien. Son personnage n'a ni présence, ni crédibilité. Un journaliste ne se conduit pas de cette façon. Surtout, cette série est très prétentieuse, avec une série de personnages improbables qui font chacun leur sketch bavard. On décroche assez vite de cette enquête et ces flash back poussifs. Une série très représentative de la médiocrité de certaines productions hexagonales.
J’avais entendu et lu de bonnes critiques...quelle déception ! Tout est mal joué, mal mis en scène, mal cousu... Je suis allée juqu’au bout des 4 épisodes, dans la douleur, en espérant trouver une fin qui puisse rehausser le tout...c’est tout le contraire. A fuir