Il s’agit ici d’une version volontairement édulcorée de ma critique initiale, afin de correspondre aux attentes de modération du site. Mon intention première reste inchangée : partager un ressenti sincère, entre espoir et déception, sur une œuvre qui aborde des thèmes importants mais qui, selon moi, les dessert dans sa forme. Merci de lire entre les lignes..
Critique d’une occasion manquée… sur fond de bonbons acidulés.
J'étais vraiment curieuse en lisant le pitch : une romance décalée, portée par une héroïne haute en couleur, avec un message body positive assumé et une ambiance british entre absurde et fantaisie. Un cocktail prometteur, en apparence…
Et il y a du bon, c’est vrai : une galerie de personnages à la fois perchés et touchants, quelques répliques bien senties, et une direction artistique plutôt audacieuse. Mention spéciale à la dynamique familiale délicieusement foutraque, et à certaines thématiques abordées en douceur comme la dépendance affective, l’image de soi ou l’acceptation.
Mais j’ai aussi ressenti un profond malaise. Le cœur de la romance manque d’authenticité, de progression émotionnelle… et surtout d’alchimie. Tout semble précipité, sans tension ni vrai lien narratif. Et les scènes dites "sensuelles", censées illustrer une forme de libération et de réappropriation du corps, sont, à mon sens, totalement à côté de la plaque. Le personnage principal — que j’étais prête à adorer — n’est jamais véritablement sublimé, ni dans la lumière, ni dans ses élans amoureux.
En tant que spectatrice, on attendait un regard tendre, vibrant, inspirant. Mais à plusieurs reprises, j’ai eu l’impression d’un traitement maladroit, presque contre-productif. Comme si, au lieu de mettre en valeur la beauté plurielle des corps, on les enfermait dans des clichés inversés — en croyant bien faire.
Même constat côté stylisme : vouloir être original, oui. Mais mal choisir chaque tenue et les accessoires jusqu’à gommer toute forme de charisme ou d’élan sensuel chez les deux protagonistes, c’est un loupé dommageable. Et cela ne sert ni la narration, ni le message de fond.
J'ai tenu jusqu’au bout, espérant un renversement poétique ou une montée en intensité… mais le final m’a laissée sur ma faim, et pas qu’un peu.
Reste une série avec des intentions nobles, une ambiance singulière, quelques trouvailles d’écriture… mais plombée par un traitement romantique désincarné et une représentation du body positive qui, hélas, rate sa cible.
Dommage, car l’idée était belle. Mais comme souvent, c’est dans la mise en scène du sensible qu’on voit la limite entre représentation bienveillante… et maladresse blessante..