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Mallaurystuffs
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Critique de la série
4,5
Publiée le 19 mars 2026
J’ai rarement eu autant envie d’apprendre l’italien et de poser mes valises à Rome… et pourtant, ce n’est pas du tout l’objectif de la série.
Derrière son esthétique envoûtante, elle dresse surtout le portrait acide de l’Italie des années 70, tiraillée entre fantasme et contrôle : une société où les hommes consomment des corps féminins dans les magazines, mais redoutent dès que ces mêmes femmes revendiquent leur liberté.
La série suit une galerie de personnages féminins qui tentent, chacune à leur manière, de survivre aux injonctions d’une misogynie profondément ancrée. Entre résistance, stratégies d’adaptation et conquête de leur indépendance, elles avancent sur un terrain façonné par les hommes, parfois en retournant leurs propres codes contre eux.
Un récit percutant, dont les échos résonnent encore aujourd’hui.
La revue "PLAYMEN" vise un public averti, exclusivement masculin. Dirigée d'une main de maître par Saro, ce dernier fait le choix de bousculer les convenances au risque d'heurter un conservatisme toujours latent dans la société italienne et provoquer à terme la cencure. Rattrapé par les affaires, il quitte brusquement l'Italie, laissant son épouse à la tête du magazine. Mise devant le fait accompli, Adelina se met au défi de tourner le dos au passé sulfureux de PLAYMEN. Tourné résolumment vers l'avenir, les femmes seront au coeur de la nouvelle ligne éditoriale jusqu'à briser les tabous, et tordre le coup au sexisme d'une équipe rédactionnelle conguguée au masculin. Mrs PLAYMEN nous plonge au coeur de la société italienne des années 60-70 et de leurs enjeux. Ce sont deux visages de la société italienne qui s'affrontent, l'un battant en brêche les droits des femmes, et une jeunesse résolue à prendre en main son avenir. Adelina est le personnage clef qui anènera incontestablement un regard neuf et moderne, donnant la parole aux femmes sur des sujets tels que l'avortement, le désir sexuel ou encore, le divorce ! Une série inspirée de faits réels. Carolina Crescentina incarne à la perfection cette ambivalence, à la frontière du féminisme et de la femme d'affaire sans occulter la mère de famille. Très belle distribution ! A voir absolument !
Une série engagée, peut-être même un peu trop. Si on, apprécie la bande son magnifique et la nostalgie des années 70 assez bien restituées du point de vue visuel, en dépit d'un filtre moutarde excessif, l'ensemble reste toutefois gâché par les poncifs habituels de netflix la rouge, à savoir un féminisme caricatural qui manque de finesse, des scènes de pratiques sexuelles non orthodoxes sans intérêt qui tombent comme un cheveux sur la soupe et n'ajoutent rien au scénario si ce n'est comme d'habitude, instiller l'illusion qu'une certaine communauté est partout et plus nombreuse qu'on ne le pense ce qui ne fait que susciter un sentiment de rejet de la part de la majorité des spectateurs. Bref, c'est contre-productif. Le racisme anti-mâle hétéro suinte de partout comme dans la plupart des prods Netflixiennes. Mais bien-sûr la bien-pensance centre-bobo gauchiste inversera les rôles et fera passer toute remarque de ce genre pour raciste. En passant, la série est une fenêtre intéressante sur les rédactions de certains magazines qui ne réunissent en fait que des équipes de pseudo-journalistes s'improvisant militantismes du dimanche et sociologues de comptoir mais qui ne sont en fait que de cyniques marchands vendant du papier.
La série est bien monté, c'est une mini série de sept épisode donc il n'y a pas d'épisode où il ne se passe rien comme souvent dans les séries qui comporte plusieurs saisons. Playmen nous installe confortablement dans le début des années 70 les costumes, les décors sont très bien fait les scènes l'extérieur également. On suit simultanément plusieurs destins qui ont tous comme POINT central le Magazine et sa rédactrice en chef. On s'attache à cette famille journalistique. Avoir en Italien pour garder tout le charme. C'est une très bonne série.