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mazou31
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Critique de la série
4,5
Publiée le 19 juillet 2026
**After the Party** (2023) est une série néo-zélandaise qui explore avec une intelligence rare les thèmes du déni, du traumatisme et de la quête de vérité face au silence collectif. La mise en scène, tout en retenue, alterne habilement passé et présent, créant une tension psychologique constante sans jamais tomber dans le sensationnalisme facile. Le scénario, dense et subtil, évite les manichéismes : chaque personnage porte sa part d'ombre et de doute, ce qui rend le récit d'autant plus troublant et réaliste. Seul bémol, le rythme parfois inégal peut dérouter sur certains épisodes plus contemplatifs. L'interprétation est le véritable joyau de la série : Robyn Malcolm livre une performance habitée, bouleversante de justesse, portant le récit avec une intensité rare. Face à elle, le reste du casting répond avec une conviction remarquable, renforçant la crédibilité émotionnelle de l'ensemble. Une série exigeante et maîtrisée de très grande qualité. À ne pas rater.
Bien sûr on se doute où est la vérité. Quel sens aurait cette série sinon? Mais justement je crois que sa subtilité tient à autre chose qu'à la découverte de cette vérité. Elle montre la spécificité, si on peut dire, de ce crime particulier qu'est la pédocriminalité. Difficile à prouver quand les victimes elles mêmes se dérobent par honte ou parce qu'elles ont été suffisamment manipulées pour croire que c'était de l'amour. Difficile à prouver car la société en général renacle à l'imaginer possible et préfère sauvegarder des apparences rassurantes. Difficile à prouver en particulier dans cette série parce que le"présumé coupable" n'a pas la tête de l'emploi et que en revanche celle qui le dénonce nous apparaît bien souvent comme illuminée, excessive et même, il faut bien le dire, assez antipathique. La fin est gênante et nous plonge c'est le cas de le dire, dans un profond malaise.
Série manipulatrice où on voit dès le début où elle veut nous mener à savoir que la nana avait tout vu avant tout le monde ... Autant j'avais beaucoup aimé de grace sur le même sujet autant là c'est ridicule. J'ai tenu 2 épisodes. Sur le sujet en dehors de de grace il y a aussi mysterious skin qui est autrement plus réussi que ce navet convenu et prévisisible.
Je suis en colère contre ce téléfilm qui -finalement- se situe du côté du "présumé" innocent et donc du coupable. La fin est abominable et m'a donné envie de vomir. Parce que l'impunité est ce que ce téléfilm glorifie.
Qui sont ces scénaristes ?
"- J'ai cru que j'étais spécial, dit un homme resté bloqué à l'âge de 14 ou 11 ans, en pleurs. Il ose enfin dire ce qu'il a sur le coeur 20, 30 ans plus tard, ou peut-être 40 ans plus tard. - Tu étais spécial. c'est juste.... (trois petits points, dixit les scénaristes comme pour enfoncer le couteau dans la plaie des spectateurs, comme pour jubiler)... que tu en voulais trop."
Le coupable aura toujours raison. Il saura toujours renverser les situations à son avantage. Jusqu'au point final.
Et bien sûr, le personnage de celle qui voit clair, celle qui dénonce dès qu'elle surprend le geste douteux, la faille, est celui d'une femme qui s'est laissée aller depuis trop longtemps, qui ne fait plus attention à elle, qui boit et mange trop, qui boîte, trop impulsive, qui dénonce trop fort trop vite trop haut, celle qui est trop, et parce qu'elle dérange, elle finit par être stigmatisée puis éconduite. Sa propre fille se range du côté du coupable et lui retire les visites à son unique petit-fils, ses amis les uns après les autres la délaissent, ses meilleurs amis, ceux d'une vie, puis ses patrons et enfin, la société.
Quoiqu'elle fasse, elle sera montrée du doigt et fuie. Rien ne lui sera épargnée, même lorsqu'elle demandera pardon.
Cette série est à vomir. Moi, elle m'a coupée le souffle.
Trop déçue par la fin inattendue alors qu'on nous a bien fait tourner en rond pendant 6 épisodes. Ce qui m'a aussi franchement déplu c'est cette actrice posant à poil et sous toutes les coutures. Franchement où est l'intérêt? Par ailleurs se taper le mari de sa meilleure amie la rend tout à fait détestable. Dommage les décors sont sublimes. Quant à sa fille une bonne paire de baffes voire plus. Série indigeste.
Le scénario est prenant pendant les premiers épisodes, dérangeant même. Malheureusement le 6e est raté avec une fin et un dénouement pas très crédibles.
Le scénario est bien travaillé, tout en nuances et les portraits également écrit avec finesse. La réalisation est un peu plate mais les acteurs sont excellents.
Il faut quelques minutes à peine pour comprendre que After the Party ne sera pas une série confortable. Elle ne cherche ni à rassurer, ni à distribuer rapidement les rôles entre innocents et coupables. Elle installe au contraire un malaise tenace, presque physique, qui ne cesse de croître au fil des six épisodes.
Penny vit depuis cinq ans avec une certitude qui a détruit son mariage, sa réputation et une partie de ses liens familiaux : elle affirme avoir surpris son mari Phil dans une situation profondément compromettante avec un adolescent. Mais aucune preuve décisive n’est venue confirmer ce qu’elle dit avoir vu. Phil, revenu à Wellington après plusieurs années d’absence, retrouve presque naturellement sa place dans la communauté. Il apparaît calme, chaleureux, raisonnable. Penny, elle, est perçue comme excessive, instable, obsédée.
Toute la force de la série tient dans ce déséquilibre. Celui qui maîtrise ses gestes, ses paroles et son image semble crédible ; celle qui crie, se met en colère et refuse de se taire paraît suspecte. After the Party montre avec une remarquable intelligence comment une communauté peut préférer le confort du doute à l’inconfort de la vérité. Non par cruauté spectaculaire, mais par lassitude, prudence, peur du scandale ou simple désir de préserver les apparences.
La mise en scène ne nous offre jamais de refuge. Elle épouse le regard de Penny sans nous dispenser de l’examiner. La série ne demande pas une adhésion aveugle : elle nous oblige à vivre dans son incertitude, à ressentir sa solitude, mais aussi à observer ses contradictions, sa brutalité parfois, ses erreurs. Cette complexité rend le personnage extraordinairement vivant.
Robyn Malcolm est saisissante. Elle ne cherche jamais à rendre Penny aimable. Elle lui donne mieux : une présence, une intelligence, une fureur et une vulnérabilité qui résistent à tous les jugements simplistes. Son visage semble porter à la fois la colère de ne pas être crue et le doute terrible de celle qui se demande parfois si elle peut encore se fier à elle-même.
Face à elle, Peter Mullan compose un Phil d’autant plus inquiétant qu’il ne ressemble en rien à une figure conventionnelle du monstre. Il est sociable, mesuré, affectueux, parfois même séduisant. Son jeu repose sur l’économie, les silences, les infimes déplacements du regard. Le spectateur se retrouve ainsi placé dans la même position que l’entourage : tenté de croire celui qui paraît le plus raisonnable.
La construction en retours successifs vers la soirée où tout a basculé est particulièrement réussie. Chaque épisode ajoute un détail, déplace une perspective, fissure une certitude. Le suspense ne repose pas seulement sur la question de savoir ce qui s’est réellement passé, mais sur une autre, plus profonde : que devient une vérité lorsqu’elle ne peut être prouvée et que personne ne veut plus l’entendre ?
After the Party parle bien sûr de l’agression et de ses conséquences. Mais elle parle tout autant du pouvoir social du déni, du gaslighting, de la fragilité de la mémoire, de la violence des réputations et de la manière dont le silence peut devenir une forme de complicité. Elle montre aussi les ravages causés par une accusation, quelle que soit la vérité qu’elle contient, sur les enfants, les amis et tous ceux qui voudraient continuer à vivre sans avoir à choisir un camp.
La Nouvelle-Zélande n’est pas ici un simple décor. Ses paysages ouverts, sa lumière et son apparente tranquillité accentuent la sensation d’enfermement. Tout le monde se connaît, tout circule, tout se sait — sauf précisément ce qu’il faudrait savoir.
Rarement une série aura traité un sujet aussi explosif avec autant de maîtrise. Sans effets faciles, sans discours appuyé, sans complaisance envers aucun de ses personnages, After the Party maintient jusqu’au bout une tension morale exceptionnelle. Elle laisse le spectateur troublé, parfois révolté, mais surtout profondément impressionné.
Une œuvre dure, remarquablement écrite et interprétée, qui ne se contente pas de raconter un drame : elle nous oblige à examiner les mécanismes par lesquels une société décide qui mérite d’être cru.