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Fabienne L.
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Critique de la série
4,0
Publiée le 21 mai 2026
Etty Hillesum est dans ma tête depuis que Frédéric Lenoir lui a consacré une émission sur France Culture et après la lecture de sa biographie de Cecilia Dutter et de son journal intime « une vie bouleversée ». Comment a t elle pu atteindre un tel niveau de sérénité alors qu’elle était aux premières loges de l’horreur ? J y pense souvent surtout quand je m’afflige d’un rien. J’ai donc regardé la série pour replonger dans la mystique d’Etty et me rappeler ses réponses. Décontenancée d’abord par son traitement contemporain , j’ai peu à peu accepté les choix du réalisateur et observé son regard sur Etty. Et je dois dire que j’ai bien vu l’Etty que j’imaginais et elle m’a profondément de nouveau bouleversée. Cette série va me relancer sur mon désir de me connecter à plus grand que les afflictions de ma petite vie. Voila, elle va me faire bouger. Il y a des films qui font cet effet. Il en fera partie pour moi.
Une série en 6 épisodes, qui n'est ni un biopic sur Etty Hillesum, ni une vie romancée (en écho à sa "Vie bouleversée", son journal de 1941 à 1943 et ses lettres de Westerbork ; un journal publié dans les années 80 et aussitôt réimprimé encore et encore), ni une fiction. Et c'est aussi un peu tout ça à la fois bien sûr.
Etty Hillesum m'accompagne depuis des années, son journal, et un livret "Faire la paix avec soi" qui égrène 365 pensées de l'écrivaine. Pensées perpétuelles. Une par jour.
La série, réalisée par Hagai Levi captive, glace, assène un gros coup de poing dans l'estomac et surtout, donne envie de la voir et revoir. Le propos bien sûr : Comment Etty Hillesum, grâce à la spiritualité, et la foi, et l'amour inconditionnel, vit cette période barbare d'occupation allemande aux Pays-Bas, jusqu'à transcender l'idée de mourir, jusqu'à se présenter d'elle-même au camp de Westerborg. L'interprétation de l'actrice, Julia Windischbauer qui désormais dans mon esprit, est définitivement Etty Hillesum, les deux se confondent avec une intensité que je n'avais jamais ressentie auparavant. Le regard de cette actrice est mystique, son incarnation pour la série poignante et délicate, sensible et ardente.
De son vivant Etty Hillesum, libre et féministe, indépendante et avant-gardiste dans ses choix, illuminait les gens, les bouleversait, les subjuguait par sa modernité et son intensité. On dirait bien qu'aujourd'hui Julia Windischbauer suit son chemin, à son tour bouleversée par celle qu'elle interprète.
Mais ce qui fait la force de cette série est ailleurs.
D'une part son silence profond qui fait réfléchir, d'épisode en épisode (un climax au 5 qui laisse en apnée, incandescent).
Et surtout, le fait qu'elle est tournée aujourd'hui.
"Etty" se déroule maintenant, à Amsterdam. Il n'y a plus de temporalité.L'histoire est transposée de nos jours et ce qui dérange, c'est que cela a eu l'air de se réaliser de manière naturelle. En temps réel. Voilà. L'histoire s'est répétée, en 2026, au XXIème siècle. Mais c'est une série. Et on a encore une chance de faire barrage. Si cette série voulait passer un message ce serait sans doute l'idée que nous revient peut-être aujourd'hui, à nous autres, nous tous, "l'éveil et la conscience d'un destin commun" et une croyance sans réserve en l'humanité.
Le retranscription d'un écrit des années 40 sur la société actuelle est intéressante. Le questionnement reste toujours "qu'aurions nous fait à sa place" utiliser les passe-droits? Garder se idéaux? Entrer en résistance ? S'exiler? Par contre, il est regrettable que la transposition se soit arrêtée aux décors, sans se pencher sur les problématiques de société actuelles
J'avoue n'avoir pas lu les œuvres de Mlle Etty H.(oui, j'irai voir), ni les livres qui lui sont consacrés, sans doute dignes d’intérêt. J'arrive avec peine à la fin dé l'épisode 2, le parti-pris du décalage temporel entre la 2è guerre et les années 70-80 me semble totalement artificiel. Les dialogues sont souvent assommants. La série dont la réalisation est soignée, a été précédée de commentaires dithyrambiques...
Une série interminable avec des longueurs insupportables. Une mise en images des carnets d' Etty ratée. J'ai craqué au 3eme épisode, espérant toujours un sursaut du réalisateur.
Série adaptée des journaux intimes d’une jeune femme juive néerlandaise qui a vécu l’occupation nazie. Ici la mise en scène est volontairement contemporaine mais ce que vit l'héroïne, Etty, pourrait concerner n’importe quelle époque quand une société glisse vers l’exclusion et la haine. C’est moderne, intelligent mais je regrette quelques longueurs. On est davantage dans les pensées et les émotions du personnage principal que dans un genre plus classique ou plus démonstratif. J’ai aimé sans avoir été totalement emballée, le parti pris très intimiste m’a parfois tenue à distance…
Sujet maintes fois édités en romans ou film qui traine en longueur et pourrait être traité en 3 épisodes au lieu de 6. L'actrice principale tient bien son rôle mais c'est bien la seule. Bref je déconseille cette série qui semble être déjà vue et revue.
Je sortais de la lecture des écrits d'Etty quand j'ai découvert qu'une série était difusée. Génial ! Ces écrits sont bouleversants. A lire absolument.
Quelle ne fut pas ma déception en voyant le premier épisode. C'est presque une injure faite à Etty que de transposer son histoire dans un pensent totalement imaginaire, alors qu'elle l'a vécu dans la vie vraie. Tout cela par souci d'économie, et pour continuer le refrain selon lequel : le danger c'est l'extrême droite. Sujet épuisé.
Russe par sa mère, néerlandaise par son père, Etty Hillesum a grandi à Deventer, une petite ville des Pays-Bas, avant de s’installer à Amsterdam. Étudiante en russe à l’université, elle entretient une liaison avec le propriétaire du logement qu’elle occupe avant de faire la rencontre de Julius Spier, un psycho-chirologue, immigré juif allemand et ancien élève de Jung. Pour la soigner de sa dépression, il l’incite à tenir son Journal. Alors que les lois antisémites se durcissent, Etty Hillesum renonce à un emploi protégé au Conseil juif pour aller travailler dans un camp à Westerbrok en juillet 1942. C’est de là qu’elle est déportée vers Auschwitz où elle meurt en novembre 1943 à l’âge de vingt-neuf ans. Etty Hillesum est devenue une des figures les plus éminentes de la Shoah après la publication tardive de ses carnets dans les années 80.
Le réalisateur israélien Hagai Levi, auquel on doit "BeTipul" – qui a inspiré "En thérapie" – et "The Affair", s’est emparé de la vie d’Etty Hillesum pour en faire une mini-série de six épisodes, d’une durée totale de près de six heures. Diffusée en salles depuis le 6 mai, elle est désormais accessible sur la plateforme .
Hagai Levi a embrassé un parti audacieux : tourner le dos à la reconstitution historique empesée pour filmer un Amsterdam intemporel, sans ordinateur ni téléphone portable, mais avec ses voitures, ses maisons et ses lieux familiers (la gare centrale, le Rijkmuseum). Ce parti pris vise sans doute à combler le fossé qui nous met à distance des films en costumes, à rendre cet Etty plus contemporain, à nous laisser imaginer que ce qui lui est arrivé pourrait nous arriver aussi peut-être.
Le personnage d’Etty Hillesum, le choix radical qu’elle a fait d’aller au-devant d’une mort certaine alors qu’elle aurait pu se cacher ou se sauver, sa foi brûlante forcent l’admiration. Pour autant cette admiration révérencieuse ne doit pas dicter notre opinion sur cette série. Sans doute présente-t-elle une grande unité, une grande force. Pour autant, son format interroge. Pourquoi six heures là où l’essentiel aurait pu être dit et les mêmes effets atteints en deux ? pourquoi le cinéma pour filmer en champ-contrechamp d’interminables dialogues théâtraux ?
Très difficile d'accrocher à cette série , pourtant il semblerait que la vie de l'héroïne dont elle s'inspire était exceptionnelle. Mais beaucoup trop de lenteur , des dialogues qui s'étirent , trop de bavardages , et le fait de transposer l'histoire à l'époque contemporaine ne fonctionne pas, beaucoup de clichés politiques aussi .
Une saison (2026, soit 6 épisodes). Série terminée. Une vision anachronique des derniers moments vécus par Etty Hillesum, une jeune femme juive décédée en 1943 au camp de concentration d’Auschwitz. Si le sujet reste éminemment bouleversant, le parti pris narratif s’avère déroutant. La transposition à notre époque contemporaine de la vie de cette personne (dont la mémoire a été consignée dans son journal intime découvert plusieurs années après sa mort) constitue un choix audacieux. En cela, il crée un parallèle troublant avec notre société actuelle vérolée par les partis homophobes. Néanmoins, ce choix se confronte à ses propres limites ne parvenant jamais à restituer pleinement l’horreur de cette page de l’Histoire. Par ailleurs, cette série à tendance à se complaire dans un mélodrame tantôt sirupeux, tantôt verbeux négligeant de brosser le portrait éminemment plus complexe de cette intellectuelle guidée par une foi profonde en l'humanité. Bref, à défaut de vives émotions, on reste sur sa faim.
Etty est une mini-série qui retrace le parcours d’Etty Hillesum, jeune Néerlandaise qui, comme Anne Franck, a tenu son journal intime pendant la Seconde Guerre mondiale avant de mourir déportée. Et rarement une oeuvre aura autant su travailler la mémoire de l’Holocauste tout en alertant sur notre présent.
Car la particularité ici, est de développer ce récit aujourd’hui, ou plutôt dans une sorte de flou temporel : un Amsterdam pas totalement moderne mais clairement actuel. Et c’est cette actualisation qui lui donne une ampleur glaçante, une proximité angoissante, loin des reconstitutions historiques qu’on associe habituellement aux œuvres sur la Shoah. C’est de loin la principale force de cette série : un passé qui contamine le présent, qui évoque à la fois les périls réactionnaires d’hier et d’aujourd’hui dans un propos universel et intemporel sur l’intolérance, la banalisation du mal et la complaisance avec le fascisme.
L’autre grand décalage de la série tient à Etty elle-même. Plus l’horreur apparaît, plus le monde se referme sur elle et plus elle fait le mouvement inverse, s’ouvrant, refusant la haine, montrant que la plus belle façon de résister au repli sur soi fasciste c’est la bienveillance. Etty est donc une série profondément humaniste et politique, même si j’ai malheureusement eu du mal à rester entièrement accroché à un récit trop introspectif à mon goût.
Le réalisateur israélien Hagai Levi a été fortement inspiré par les écrits laissés par Etty Hillesum, cette contemporaine d'Anne Frank encore assez méconnue en France,
Si, au départ, j'ai été subjugué par le charisme de Sébastian Koch dans le rôle du psychiatre allemand Julius Spier, c'est au fur et à mesure des épisodes qu'Etty est devenu pour moi vraiment fascinant.
Il faut dire que Julia Windischbauer a une force intérieure incroyable, elle arrive à transmettre à l'écran grâce à la profondeur de son regard, les différentes expressions du visage, ou encore, tout son corps.
Plus encore, le réalisateur arrive à nous faire ressentir un véritable malaise lorsqu'il met en avant certains mécanismes de l'antisémitisme d'hier dans notre monde d'aujourd'hui.
Un véritable cri d'alarme !
Évitons la haine facile de l'inconnu pour la remplacer par une véritable compréhension de soi, des autres, pour s'élever, même face à l'impossibilité de changer certains faits.
Rester digne en toutes circonstances. Prenons toujours à bras le corps notre humanité.
Une résistance douce qui ne peut qu'être contagieuse.
Une série incroyable. Quand j'ai vu la bande annonce, je me suis dit que je n'allais pas la regarder tellement le contexte mondial actuel me fout les jetons et que rajouter une couche bon. Bof. Mais je la regarde quand même et je pense que c'est une série majeure d'après moi comme Six Feet Under par exemple (même si ça n'est pas le même sujet) Le journal d'une juive déportée pendant la seconde guerre mondiale, transposé a notre époque , c'est glaçant. Il y a une angoisse tellement... réelle, palpable ! Etty est d'une force ! Bon, c'est pas drôle mais important ☝️