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White Fingers
27 abonnés
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Critique de la série
4,0
Publiée le 12 juillet 2024
« Thibaud , tout comme « Les chevaliers du ciel » ou « Corsaires et Flibustiers », est une série qui m’a laissé une impression durable pendant mon enfance. Bien que les détails géopolitiques aient pu m’échapper à l’époque, les scènes de bataille captivantes et les personnages distinctifs m’ont marqué l’esprits. La série a su éveiller un intérêt pour l'histoire médiévale chez certains, dont je suis, en ce passionnant pour le Moyen-âge. En revisitant la série, on constate que son charme opère toujours. La musique entraînante et les combats réalistes restent fameux, l’âge d’or des cascadeurs. Le personnage principal, Thibaud, avec ses vêtements blancs immaculés, demeure un héros mémorable. Contrairement à d'autres séries de l'époque qui peuvent décevoir à la re-vision, « Thibaud » conserve sa magie et son attrait, peut-être grâce à son enracinement historique. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
franchement fan quand j'étais enfant de cette série historique dont le héros à la croisée des cultures était plein de charme, j'ai été très déçue par le visionnage d'un épisode passé la vingtaine. Les épisodes sont courts et ne permettent pas le développement d'un vrai récit, le suspens est quasi absent. C'est naïf et gentillet, sauvé par l'exotisme.
Thibaud ou les Croisades conserve aujourd’hui un intérêt singulier, au-delà de la simple nostalgie télévisuelle. D’abord, la série se distingue par son ambition : replacer une aventure chevaleresque dans le cadre des Croisades, période rarement explorée à la télévision française. En choisissant un héros animé par des idéaux de justice, de fraternité et de dialogue entre les cultures, les scénaristes ont proposé un contrepoint original à l’imagerie habituelle des Croisades, souvent réduites à la confrontation entre chrétiens et musulmans. Cette approche en fait une œuvre étonnamment moderne dans son discours, puisque Thibaud incarne une volonté de dépassement des antagonismes religieux et politiques. Sur le plan narratif, les épisodes allient rythme et intensité dramatique, tout en offrant des moments de réflexion sur la loyauté, l’amitié et le respect de l’autre. Cette alternance entre action et valeurs morales confère à la série une dimension pédagogique, qui peut encore séduire un public contemporain attentif à la portée universelle des récits. Visuellement, si certaines séquences portent la marque de leur époque, la richesse des décors naturels et des costumes continue de donner à l’ensemble une atmosphère crédible. L’apport de la musique de Georges Delerue est aussi crucial : elle confère à la série une identité sonore forte, entre héroïsme et lyrisme. Enfin, replacée dans son contexte, Thibaud ou les Croisades illustre une volonté de la télévision française de proposer des productions ambitieuses, capables de rivaliser avec le cinéma d’aventure. Elle garde une valeur patrimoniale et culturelle précieuse.