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A voir absolument pour l'ambiance incroyable de Twin Peaks, sa musique lancinante et son côté onirique. L'histoire qui pourrait simpliste nous embarque dans une communauté qui presque impossible dans sortir! Du grand art qui méritait bien son portage sur grand écran.
Twin Peaks aura marqué un tournant dans la façon de produire mais aussi de voir une série télévisée. Partant d'un certain registre classique (une enquête policière), le show emprunte autant au soap opéra, au sitcom, distille du fantastique et de l'angoisse et mêle avec intelligence plusieurs styles pour créer une ambiance unique et captivante qui devient très addictive.
Instigateurs de plusieurs nouveautés dans la série tv (le cliffhanger de fin d'épisode par exemple), David Lynch et Mark Frost ont créé la nouvelle apparence du show tv des années 90 à nos jours.
Instigateurs de plusieurs nouveautés dans la série tv (le cliffhanger de fin d'épisode par exemple), David Lynch et Mark Frost ont créé la nouvelle apparence du show tv des années 90 à nos jours.
Trés Bonne Série!!!Bons Acteurs pour cette Série, surtout pour l'Agent Dale Cooper, Excellent dans ce Rôle!!!Bonne Musique, Trés trés Bonne Histoire, Bonne Réalisation, de l'Humour, de l'Action, de la Tension également, et de Trés Bons épisodes donc!!!4 étoiles pour cette Série, Bravo!!!
Il est claire également que l'agent du FBI Cooper représente également la philosophie lui même du concepteur de cette série David Lynch sur le paranormal, le bouddhisme, la méditation et ce qui l'entoure.
Pour revenir a la série qui a été précurseur dans les fictions télévisés, il est évident qu'elle a eu une influence incroyable beaucoup d'auteur et de scénariste se sont revendiquer de leurs influences comme l'auteur de SOPRANO.
Le décor en lui même est sublime ressemblant beaucoup à son auteur David Lynch donc on y trouve beaucoup d'aspect et cette atmosphère peut être son monde idéal pour lui!?
Que dire si les personnage sont attachants il y'en a tellement forcément Dale Cooper incarner par Kyle Maclahlan qui est une des égérie masculin de Lynch et qui fait désormais parti de mes acteurs favoris quel dommage qu'il n'a pas réussi en dehors des films de Lynch, mais il y'a aussi nadine la femme au bandeau, Ben Hornes,la dame à la bûche qui est exceptionnel quoi qu'elle me fait un peu peur,Laura Palmer bien sur étrange jeune femme alors qu'elle n’apparaît qu'au début morte dans la série et logiquement elle n'est qu'absente tout au long des épisodes et à la fois jamais un personnage n'a jamais été aussi présent ce qui pour ma part me fascine. Et puis il y'a aussi Annie Blackburn donc j'ai un gros coup de cœur.
Et puis si ce n'est aussi la musique de la série qui ne renforce son identité visuel.
donc en ce moment je me passe en boucle la fin de la série sur la loge noir qui comme beaucoup de fan nous a tous laissé sur notre faim et encore plus ceux qui ont eu la chance de regarder tout chaud cette O.V.N.I télévisuelle venue de l'autre coté de l'atlantique.
Pour revenir a la série qui a été précurseur dans les fictions télévisés, il est évident qu'elle a eu une influence incroyable beaucoup d'auteur et de scénariste se sont revendiquer de leurs influences comme l'auteur de SOPRANO.
Le décor en lui même est sublime ressemblant beaucoup à son auteur David Lynch donc on y trouve beaucoup d'aspect et cette atmosphère peut être son monde idéal pour lui!?
Que dire si les personnage sont attachants il y'en a tellement forcément Dale Cooper incarner par Kyle Maclahlan qui est une des égérie masculin de Lynch et qui fait désormais parti de mes acteurs favoris quel dommage qu'il n'a pas réussi en dehors des films de Lynch, mais il y'a aussi nadine la femme au bandeau, Ben Hornes,la dame à la bûche qui est exceptionnel quoi qu'elle me fait un peu peur,Laura Palmer bien sur étrange jeune femme alors qu'elle n’apparaît qu'au début morte dans la série et logiquement elle n'est qu'absente tout au long des épisodes et à la fois jamais un personnage n'a jamais été aussi présent ce qui pour ma part me fascine. Et puis il y'a aussi Annie Blackburn donc j'ai un gros coup de cœur.
Et puis si ce n'est aussi la musique de la série qui ne renforce son identité visuel.
donc en ce moment je me passe en boucle la fin de la série sur la loge noir qui comme beaucoup de fan nous a tous laissé sur notre faim et encore plus ceux qui ont eu la chance de regarder tout chaud cette O.V.N.I télévisuelle venue de l'autre coté de l'atlantique.
Ma série préférée!!!En un mot:"culte".Je connaissant de réputation et j'ai foncer aveuglément acheter les DVD et maintenant je vénère cette série, qui est totalement envoutante, a tous les niveaux.On a parfois l'impression qu'il ne se passe rien mais on est hypnotisé par la musique,les images.Les personnages sont décallés voir farfelu mais on les adores et malgrée tous les malheurs qui s'y passent on aimerait vivre a "Twin peaks".Bravo et merci Mr Lynch!!!Pour ceux qui aime cette série,je conseille de regarder:"la caravane de l'étrange"ou "carnivale"en VO.C'est ce que j'ai trouvé de plus proche.
La 1ere saison est très bien: mélange de soap policer fantastique où tout le monde couche avec tout le monde, tout le monde est suspect; une vraie intrigue avec une musique de générique très envoutante ( la meilleure jamais crée à ce jour). La seconde partie à trop tendance sur la fin à partir en délire mais la fin est excellente et ratrappe cette saison. Duchonvy en travesti: vraiment hilarant. Une de des meilleurs séries actuellement.
C'est envoûtant, enivrant, bizarre... c'est du David Lynch quoi !
Probablement une des plus grande série de tout les temps !
Un véritable must, mélange subtil de tous les genres possibles... cultissime !!!
Probablement une des plus grande série de tout les temps !
Un véritable must, mélange subtil de tous les genres possibles... cultissime !!!
Une fois qu'on rentre à Twin Peaks, on n'en ressort pas ! La meilleure série de tous les temps, par l'extraordinaire David Lynch qui nous transporte dans son univers fantastique.
Monument télévisuel hors norme, Twin Peaks est un ovni. Contant l'enquête d'un horrible meurtre, cette série nous offre des personnages intriguants, intéressants et parfois inquiétants. En un mot : profond. La mise en scène est particulière (surtout dans les derniers épisodes) et donc digne des longs-métrages de David Lynch. Malheureusement, la dernière partie de la série est en deçà du début. L'intrigue de la deuxième histoire n'est pas aussi prenante que le meurtre de Laura Palmer. A noter que la conclusion est à mon avis bâclé, notamment dû à une fin ouverte alors que la série se termine. Mais en dehors de ceci, il reste que Twin Peaks est une oeuvre singulière et non dénuée d'un certain charme atypique.
Série mythique de David Lynch. Une très longue enquête très mystérieuse. Un univers assez particulier y est décrit. Des personnages intrigants et sympathiques. Une ambiance unique grâce à la musique envoutante d'Angelo Badalamenti. Cependant on regrette le manque de rythme de certains épisodes qui rend la série un peu molle. Mais il faut s'accrocher car la fin en vaut le coup.
Tout simplement culte.
Tout simplement culte.
Cela fait presque 20 ans que j'ai vu cette série et je crois qu'elle reste pour moi la série par excellence. J'attendais avec impatience la suite chaque semaine. J'en ai acheté le bouqin vu le film la B.O.
Seul bémol pour la fin de la série j'aurais aimé une fin moins fantastique, cela m'a deçue, on dirait qu'il ne savait plus trop quoi faire dommage, fallait demander au fan.
Seul bémol pour la fin de la série j'aurais aimé une fin moins fantastique, cela m'a deçue, on dirait qu'il ne savait plus trop quoi faire dommage, fallait demander au fan.
Twin Peaks, c'est avant tout une bande-originale exceptionnelle, hors du commun, envoûtante et qui transcende chaque scène, chaque plan. A l'heure où j'écris ces lignes, je la réécoute et rien n'y fait, c'est toujours aussi fort, chaque thème nous rappelle différents protagonistes, différents passages inoubliables et qui se raniment dans notre esprit. Ce n'est qu'un petit hommage au formidable travail d'Angelo Baladamenti et Julee Cruise, mais j'admirerai toujours ce duo pour ce qu'ils ont accompli, pour la force qu'ils ont su donner à cet univers, qui permet à l'image et le son de n'être qu'un dans une symbiose totale. C'est ici la symbiose, le lien entre le génie créatif de Lynch, ses délires visuels, ses protagonistes décalés, et et de l'autre côté la composition de Badalamenti qui envoûte, inquiète, perturbe et sublime une ambiance déjà superbement travaillée.
Cet ambiance si travaillée, elle se manifeste d'abord par des éléments que l'on retrouvera de manière récurrente. Dès le générique, la cascade, la scierie puis aussi Le Grand Nord Hotel pose un décor inquiétant, humide, orageux comme si cela pouvait éclater à tout moment. Le Grand Nord Hotel juché au-dessus de la cascade est d'ailleurs mis en scène tel un château que l'on pourrait croire hanté.
En quelques images, la petite cité ouvrière de Twin Peaks est présentée, une cité qui nous paraît déjà hors du temps, inquiétante, intrigante un peu comme à l'écart de la civilisation. Car oui Twin Peaks est une cité qui vit repliée sur elle-même, sur ses traditions.
Lynch et Frost construisent justement Twin Peaks comme une cité qui vit sur ses traditions, ses coutumes, ses secrets pour ensuite mieux les faire éclater. La première étape est le meurtre de Laura Palmer, qui va très vite bouleverser la communauté, rapidement les soupçons s'éveillent, et Twin Peaks se met à douter, la ville paraît si fermée que seul un élément intérieur peut être accusé. L'arrivée de Dale Cooper va changer la donne. Les méthodes de Cooper radicalement différentes de celle du Shérif Truman et de ses hommes vont surprendre. Cooper est un inspecteur moderne du F.B.I avec des méthodes évolués voir même très spéciales. Dale sait ainsi que Twin Peaks est une ville hostile et que pour son intégration, il devra se fondre dans le décor et il le fera. Ce qui ne sera pas le cas du mythique Doc Rosenfeld sûr de lui, arrogant et froid prêt à découper et charcuter Laura Palmer sans émotion tel un scalpel. Ce qui est intéressant, c'est justement que ces deux personnages en apparence superficiels, lisses vont finalement se révéler sensible, décalés, étranges. Ils sont finalement à l'image de la ville qui les accueille peut-être est-ce Twin Peaks qui transforme tout ce qu'elle touche mais une chose est sûre la folie douce de Cooper, ses délires incompréhensible, ces visions cauchemardesques, son calme olympien en toute circonstance en font un personnage unique dans la lignée de cette ville de fous furieux.
Car si Twin Peaks est une série unique, précurseur, c'est bien parce qu'elle a réussit à briser les codes, les conventions et car elle fut la première à oser. Ainsi, le modèle même du détective, de l'inspecteur est brisé par la série, Cooper est un personnage crée de toutes pièces pour vivre à Twin Peaks, un personnage unique venu d'un autre monde, sa force de conviction, son flair hors du commun, son calme naturel, sa gentillesse, ses méthodes quasi-visionnaires, ses attentions parfois étranges, ses obsessions, sa fascination pour le mysticisme, pour l'inconnu, tout cela rend Dale Cooper unique, inclassable, et forcément à des années lumière des archétypes de la série TV, de tous ces détectives qui semblent être calqués les uns sur les autres.
Mais ce n'est pas seulement Dale Cooper qui est au-delà des conventions, c'est toute la série qui dépasse les schémas formatés habituels. La série de Lynch surprend déjà car elle possède un recul sur elle-même. Le feuilleton "Invitation to love" est une habile mise en abîme de la série elle-même, des protagonistes, la série est consciente de sa nature de soap, et toute son intelligence est ainsi de le tourner en dérision, de le renouveler sans cesse. Car si "Invitation to love" s'inscrit dans la lignée des soaps lénifiants et sans intérêt de la télévision, ce n'est pas le cas de Twin Peaks. Là où Twin Peaks réussit à dépasser le cadre du soap pour la ménagère c'est dans son mélange de genres permanents. La série passe sans arrêt de la comédie, de la romance au thriller, mais elle laisse aussi le fantastique et même l'épouvante l'imprégner, ainsi on se sait plus on se trouve. Twin Peaks pourrait être un thriller horrifique, une comédie noire et fantastique on ne sait plus et c'est ce qui fait qu'elle est si inclassable. Et c'est aussi ce qui permet à la série de se renouveler constamment, de nous surprendre sans cesse notamment avec ces poussées parfois soudaines de fantastique.
Car l'intelligence de Lynch et Frost, c'est justement d'avoir su rendre sa série si étrange, si fascinante. La série joue tout d'abord énormément sur les symboles, la symbolique, le premier rêve de Cooper est d'une importance capitale car il crée cette mythologie de la série avec des éléments, des couleurs (le rouge), des symboles (le hibou) qui se manifesteront tout au long de la série, ainsi toutes les visions de Cooper entretiennent le mysticisme de la série avec la récurrence de personnages qui pourraient à la fois sortir d'un conte (le nain, le géant) ou d'un film d'horreur (Bob), ce culte de l'étrange qu'entretiennent Cooper et Briggs fait le sel de l'intrigue et maintient sans discontinuer cette tension, ce mysticisme qui enveloppe la série, qui effraie, et qui ne lâche plus les personnages comme s'ils étaient habités par ce climat à la fois étrange et repoussant. C'est ce qui mènera Cooper au bout de sa croisade contre les forces du mal tel un chevalier, c'est cette conviction dans l'irrationnel qui défie toute logique et cette fascination pour l'inconnu. Et on se retrouve aussi comme Cooper envoûté, effrayé par cette forêt, par ces visions démoniaques, par la musique de Badalamenti et c'est ce qui fait tout le charme et toute la magie de Twin Peaks.
Ce qui est incroyablement jouissif et drôle dans Twin Peaks, c'est cette incroyable galeries de seconds rôles, souvent très drôles car décalés (Pete), maladroits (Andy ! ), naifs (Lucy), fous (Windom), manipulateurs (Catherine) et bien d'autres comme Harold ou Nadine. C'est cette galerie de personnages uniques, drôles, effrayants, violents, manipulateurs qui rend Twin Peaks si fascinante, c'est de voir Ben Horne et Catherine Martell s'entre-tuaient, de voir le triangle Treymane-Lucy-Andy se battre et se chamailler ou encore d'observer Audrey qui tente de séduire Dale, ce sont tous ces petits trucs qui forment un tout et rendent l'ensemble si merveilleux et si attachant.
Et puis ce qui est aussi fort, c'est de voir la destruction de la petite cité tranquille qu'est Twin Peaks en apparence. Ces couples qui se déchirent, ces amitiés qui se brisent, ces secrets qui se dévoilent, ces personnages qui basculent du mauvais ou du bon côté, ces manipulations, ce jeu d'échec funeste...Tout ça est à la fois jubilatoire, émouvant, captivant et inoubliable. Tout ça c'est Twin Peaks.
La série de David Lynch fut celle qui osa la première et bouscula tous les codes et les conventions du genre. Mais Twin Peaks, c'est surtout une ambiance indescriptible qui envoûte et fascine, une sorte de cauchemar à savourer. Twin Peaks, ce sont des personnages incroyables interprétés par des acteurs en état de grâce et totalement impliqués. Twin Peaks, c'est la patte David Lynch qui tout au long de 30 épisodes merveilleux nous baladent dans les tréfonds de la folie et de la mort en mélangeant avec brio les genres dans un immense récit choral.
Twin Peaks, c'est aussi une montée en puissance magistralement orchestrée par Lynch qui nous assomme littéralement lors d'un final de fou furieux dont lui seul a le secret. Un moment d'anthologie, tétanisant, traumatisant qui met K.O mais inexplicablement nous donne envie d'y retourner. C'est surement ça la magie Twin Peaks ou peut-être le génie de Lynch ou les deux qui combinés nous ont offerts cette merveilleuse série.
Cet ambiance si travaillée, elle se manifeste d'abord par des éléments que l'on retrouvera de manière récurrente. Dès le générique, la cascade, la scierie puis aussi Le Grand Nord Hotel pose un décor inquiétant, humide, orageux comme si cela pouvait éclater à tout moment. Le Grand Nord Hotel juché au-dessus de la cascade est d'ailleurs mis en scène tel un château que l'on pourrait croire hanté.
En quelques images, la petite cité ouvrière de Twin Peaks est présentée, une cité qui nous paraît déjà hors du temps, inquiétante, intrigante un peu comme à l'écart de la civilisation. Car oui Twin Peaks est une cité qui vit repliée sur elle-même, sur ses traditions.
Lynch et Frost construisent justement Twin Peaks comme une cité qui vit sur ses traditions, ses coutumes, ses secrets pour ensuite mieux les faire éclater. La première étape est le meurtre de Laura Palmer, qui va très vite bouleverser la communauté, rapidement les soupçons s'éveillent, et Twin Peaks se met à douter, la ville paraît si fermée que seul un élément intérieur peut être accusé. L'arrivée de Dale Cooper va changer la donne. Les méthodes de Cooper radicalement différentes de celle du Shérif Truman et de ses hommes vont surprendre. Cooper est un inspecteur moderne du F.B.I avec des méthodes évolués voir même très spéciales. Dale sait ainsi que Twin Peaks est une ville hostile et que pour son intégration, il devra se fondre dans le décor et il le fera. Ce qui ne sera pas le cas du mythique Doc Rosenfeld sûr de lui, arrogant et froid prêt à découper et charcuter Laura Palmer sans émotion tel un scalpel. Ce qui est intéressant, c'est justement que ces deux personnages en apparence superficiels, lisses vont finalement se révéler sensible, décalés, étranges. Ils sont finalement à l'image de la ville qui les accueille peut-être est-ce Twin Peaks qui transforme tout ce qu'elle touche mais une chose est sûre la folie douce de Cooper, ses délires incompréhensible, ces visions cauchemardesques, son calme olympien en toute circonstance en font un personnage unique dans la lignée de cette ville de fous furieux.
Car si Twin Peaks est une série unique, précurseur, c'est bien parce qu'elle a réussit à briser les codes, les conventions et car elle fut la première à oser. Ainsi, le modèle même du détective, de l'inspecteur est brisé par la série, Cooper est un personnage crée de toutes pièces pour vivre à Twin Peaks, un personnage unique venu d'un autre monde, sa force de conviction, son flair hors du commun, son calme naturel, sa gentillesse, ses méthodes quasi-visionnaires, ses attentions parfois étranges, ses obsessions, sa fascination pour le mysticisme, pour l'inconnu, tout cela rend Dale Cooper unique, inclassable, et forcément à des années lumière des archétypes de la série TV, de tous ces détectives qui semblent être calqués les uns sur les autres.
Mais ce n'est pas seulement Dale Cooper qui est au-delà des conventions, c'est toute la série qui dépasse les schémas formatés habituels. La série de Lynch surprend déjà car elle possède un recul sur elle-même. Le feuilleton "Invitation to love" est une habile mise en abîme de la série elle-même, des protagonistes, la série est consciente de sa nature de soap, et toute son intelligence est ainsi de le tourner en dérision, de le renouveler sans cesse. Car si "Invitation to love" s'inscrit dans la lignée des soaps lénifiants et sans intérêt de la télévision, ce n'est pas le cas de Twin Peaks. Là où Twin Peaks réussit à dépasser le cadre du soap pour la ménagère c'est dans son mélange de genres permanents. La série passe sans arrêt de la comédie, de la romance au thriller, mais elle laisse aussi le fantastique et même l'épouvante l'imprégner, ainsi on se sait plus on se trouve. Twin Peaks pourrait être un thriller horrifique, une comédie noire et fantastique on ne sait plus et c'est ce qui fait qu'elle est si inclassable. Et c'est aussi ce qui permet à la série de se renouveler constamment, de nous surprendre sans cesse notamment avec ces poussées parfois soudaines de fantastique.
Car l'intelligence de Lynch et Frost, c'est justement d'avoir su rendre sa série si étrange, si fascinante. La série joue tout d'abord énormément sur les symboles, la symbolique, le premier rêve de Cooper est d'une importance capitale car il crée cette mythologie de la série avec des éléments, des couleurs (le rouge), des symboles (le hibou) qui se manifesteront tout au long de la série, ainsi toutes les visions de Cooper entretiennent le mysticisme de la série avec la récurrence de personnages qui pourraient à la fois sortir d'un conte (le nain, le géant) ou d'un film d'horreur (Bob), ce culte de l'étrange qu'entretiennent Cooper et Briggs fait le sel de l'intrigue et maintient sans discontinuer cette tension, ce mysticisme qui enveloppe la série, qui effraie, et qui ne lâche plus les personnages comme s'ils étaient habités par ce climat à la fois étrange et repoussant. C'est ce qui mènera Cooper au bout de sa croisade contre les forces du mal tel un chevalier, c'est cette conviction dans l'irrationnel qui défie toute logique et cette fascination pour l'inconnu. Et on se retrouve aussi comme Cooper envoûté, effrayé par cette forêt, par ces visions démoniaques, par la musique de Badalamenti et c'est ce qui fait tout le charme et toute la magie de Twin Peaks.
Ce qui est incroyablement jouissif et drôle dans Twin Peaks, c'est cette incroyable galeries de seconds rôles, souvent très drôles car décalés (Pete), maladroits (Andy ! ), naifs (Lucy), fous (Windom), manipulateurs (Catherine) et bien d'autres comme Harold ou Nadine. C'est cette galerie de personnages uniques, drôles, effrayants, violents, manipulateurs qui rend Twin Peaks si fascinante, c'est de voir Ben Horne et Catherine Martell s'entre-tuaient, de voir le triangle Treymane-Lucy-Andy se battre et se chamailler ou encore d'observer Audrey qui tente de séduire Dale, ce sont tous ces petits trucs qui forment un tout et rendent l'ensemble si merveilleux et si attachant.
Et puis ce qui est aussi fort, c'est de voir la destruction de la petite cité tranquille qu'est Twin Peaks en apparence. Ces couples qui se déchirent, ces amitiés qui se brisent, ces secrets qui se dévoilent, ces personnages qui basculent du mauvais ou du bon côté, ces manipulations, ce jeu d'échec funeste...Tout ça est à la fois jubilatoire, émouvant, captivant et inoubliable. Tout ça c'est Twin Peaks.
La série de David Lynch fut celle qui osa la première et bouscula tous les codes et les conventions du genre. Mais Twin Peaks, c'est surtout une ambiance indescriptible qui envoûte et fascine, une sorte de cauchemar à savourer. Twin Peaks, ce sont des personnages incroyables interprétés par des acteurs en état de grâce et totalement impliqués. Twin Peaks, c'est la patte David Lynch qui tout au long de 30 épisodes merveilleux nous baladent dans les tréfonds de la folie et de la mort en mélangeant avec brio les genres dans un immense récit choral.
Twin Peaks, c'est aussi une montée en puissance magistralement orchestrée par Lynch qui nous assomme littéralement lors d'un final de fou furieux dont lui seul a le secret. Un moment d'anthologie, tétanisant, traumatisant qui met K.O mais inexplicablement nous donne envie d'y retourner. C'est surement ça la magie Twin Peaks ou peut-être le génie de Lynch ou les deux qui combinés nous ont offerts cette merveilleuse série.
Impossible de résister au charme de cette série, objet culte et unique, qui présente un contexte envoûtant et cabalistique et des personnages attachants, le tout porté par une musique incroyable. Si au départ, j'ai eu du mal à me confronter à son jeu sur le coup pas très net, au doublage tout autant abscons, c'est réellement à la fin de la saison 1 que je me suis rendu compte qu'il s'agissait là d'un produit maintes fois réutilisé, mais jamais exploité. Pure merveille onirique, Twin Peaks tient ses promesses, et reste une icône obsolue, à juste titre, d'une ambiance sombre et lascive, qui ne lui appartient qu'à elle. à (re)découvrir sans lassitude
Une série culte trop méconnue, voilà ce qu'est devenu Twin Peaks. Dans la mémoire collective, c'est une série qui a coûtée cher à la 5ème chaîne à l'époque. Twin Peak c'est un condensé du talent et de toute les facéties de Lynch. La série alterne les moments intrigants et glauques mêlant fantastique et très bonne intrigue policière avec des passages légers et caustiques. Twin Peak a posé les bases de nombreuses séries d'aujourd'hui, dont l'une des plus connue: X-File qui en reprend les concepts de réalisation et même certains acteurs comme Duchovny. Mais, Twin Peaks marque surtout au niveau de son humour décalé et très subtil. Un véritable plaisir pour celui qui saura capter ces moments de pur délire de réalisation. Quand Lynch ne se moque pas gentiment des Soap, il nous interpelle avec des scènes qui versent dans l'absurde comme l'interrogatoire de Ronnette Pulaski avec le shérif et l'agent Cooper doté d'un coiffure étrangement différente... La scène du tribunal ou la transition transforme une greffière en serveuse et un juge en pilier de bistrot, l'insondable prestation de Benjamin Horne qui passe du cigare à la carotte, sans parler des invraisemblables histoires d'amour toutes plus outrées les une que les autres, même les Feux de l'Amour n'auraient jamais osés. Twin Peaks c'est un savant dosage entre humour et fantastique, satire et second degré, entre glauque et subtilité. Une série qui certes ne plaira pas à tous (ce n'est pas une série ou l'on regarde passivement), mais ceux qui accrocheront en sortiront ravis et se demanderons ce qu'ils pourront bien trouvé de mieux face à autant de talents.
sublime, hyper prenant, poetique... il y a tout là dedans.