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389 notes
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Une série liée à une intrigue policière possède l’inconvénient que cette dernière se résout un jour ou l’autre. C’est le problème auquel est confrontée la seconde saison de Twin Peaks. En effet, contrairement à ce que désirait David Lynch à la base (il aurait bien vu l’intrigue autour du meurtre de Laura Palmer s’étaler sur plusieurs saisons sans être jamais réellement résolue), la production a choisi de révéler le coupable dès le septième épisode de cette seconde saison (qui en contient 22).
Ainsi, la poursuite et l’arrestation du coupable s’étalant encore sur deux épisodes, dès le dixième épisode, il faut trouver comment conserver l’intérêt du spectateur alors que la trame principale est achevée. Hélas, David Lynch (qui s’est à ce moment-là fortement détourné de la série pour travailler sur Sailor et Lula) et Mark Frost ne trouvent pas automatiquement la formule magique, ce qui entraîne un gros flottement pendant trois ou quatre épisodes où, malgré le plaisir qu’il a de retrouver les différents personnages, le spectateur n’arrive pas à trouver de réelle implication et s’ennuie un peu. Ainsi, pendant de nombreux épisodes, l’équilibre entre différents genres est un peu brisé, l’angoisse étant assez absent au profit de la comédie et de la romance. Celle-ci montre d’ailleurs ses limites concernant le couple Donna-James spoiler: qui semble un peu tourner en rond déjà avant la résolution de l’intrigue Laura Palmer : les auteurs semblent d’ailleurs s’en rendre compte en faisant s’éloigner James pour lui faire vivre une autre aventure sentimentale avant de le faire complètement disparaître de la fin de la série
. De même, pour éviter la redite, les scénaristes font évoluer considérablement la personnalité des personnages au point de les rendre parfois complètement incohérents spoiler: (Leo Johnson qui devient un légume avant de devenir un mélange entre un être violent et un simplet ; Shelly qui passe du statut de victime à celui d’une femme qui essaie de profiter, avec son amant, du fait que son mari soit devenu un légume pour gagner de l’argent ; Benjamin Horne qui passe par une période de folie où il s’amuse avec des soldats de plomb à revivre la Guerre de Sécession avant de redevenir normal ; Audrey Horne qui passe de jeune fille qui ne cherche que l’amour à celui de femme d’affaires responsable ; Nadine qui se croit retombée en adolescence ou encore Dale Cooper qui, suspendu un temps du FBI, troque son habituel costard-cravate pour des chemises de bûcheron avant, une fois son insigne et ses tenues habituels retrouvés, de tomber amoureux…)
.
Heureusement, petit à petit, l’intérêt reprend avec la présence de plus en plus importante de Windom Earle. En effet, même si elle connaît des périodes de flottement, cette saison possède des épisodes très mémorables en particulier les épisodes réalisés par David Lynch spoiler: comme celui qui ouvre la saison (toute la séquence où Dale Cooper est à terre oscille entre un humour ravageur avec le vieil employé de l’hôtel et un fantastique intrigant avec le géant), celui de la révélation du meurtrier de Laura qui offre une séquence d’horreur très effrayante et enfin l’épisode final complètement dingue (se déroulant en grande partie dans la Red Room) qui est le plus lynchien des deux premières saisons et qui offre de multiples interprétations possibles. Il faut d’ailleurs noter que ce dernier est précédé d’un autre épisode non réalisé par David Lynch mais par Tim Hunter qui arrive à faire grimper la tension à son plus haut niveau
.
Hélas, le coup de mou succédant à la résolution de l’assassinat de Laura et le changement d’heure de programmation de la série poussa la chaîne à décider l’arrêt de la série alors que le dernier épisode possédant de nombreux cliffhangers modifiant considérablement l’avenir des protagonistes était achevé. Ainsi, le spectateur se retrouve devant une intrigue inachevée alors que l’intérêt est à son paroxysme (le film que Lynch réussit à produire peu après, étant un prequel, ne poursuit donc pas cette histoire) et le spectateur reste donc sur sa faim et ne connaît pas de réponse à ses questions… pendant 26 ans puisqu’en 2017 le duo Lynch-Frost réussit à produire une troisième saison (la chose amusant étant que dans le dernier épisode de la deuxième saison Laura Palmer promet à Dale Cooper de le revoir dans 25 ans).
Ainsi, la poursuite et l’arrestation du coupable s’étalant encore sur deux épisodes, dès le dixième épisode, il faut trouver comment conserver l’intérêt du spectateur alors que la trame principale est achevée. Hélas, David Lynch (qui s’est à ce moment-là fortement détourné de la série pour travailler sur Sailor et Lula) et Mark Frost ne trouvent pas automatiquement la formule magique, ce qui entraîne un gros flottement pendant trois ou quatre épisodes où, malgré le plaisir qu’il a de retrouver les différents personnages, le spectateur n’arrive pas à trouver de réelle implication et s’ennuie un peu. Ainsi, pendant de nombreux épisodes, l’équilibre entre différents genres est un peu brisé, l’angoisse étant assez absent au profit de la comédie et de la romance. Celle-ci montre d’ailleurs ses limites concernant le couple Donna-James spoiler: qui semble un peu tourner en rond déjà avant la résolution de l’intrigue Laura Palmer : les auteurs semblent d’ailleurs s’en rendre compte en faisant s’éloigner James pour lui faire vivre une autre aventure sentimentale avant de le faire complètement disparaître de la fin de la série
. De même, pour éviter la redite, les scénaristes font évoluer considérablement la personnalité des personnages au point de les rendre parfois complètement incohérents spoiler: (Leo Johnson qui devient un légume avant de devenir un mélange entre un être violent et un simplet ; Shelly qui passe du statut de victime à celui d’une femme qui essaie de profiter, avec son amant, du fait que son mari soit devenu un légume pour gagner de l’argent ; Benjamin Horne qui passe par une période de folie où il s’amuse avec des soldats de plomb à revivre la Guerre de Sécession avant de redevenir normal ; Audrey Horne qui passe de jeune fille qui ne cherche que l’amour à celui de femme d’affaires responsable ; Nadine qui se croit retombée en adolescence ou encore Dale Cooper qui, suspendu un temps du FBI, troque son habituel costard-cravate pour des chemises de bûcheron avant, une fois son insigne et ses tenues habituels retrouvés, de tomber amoureux…)
.
Heureusement, petit à petit, l’intérêt reprend avec la présence de plus en plus importante de Windom Earle. En effet, même si elle connaît des périodes de flottement, cette saison possède des épisodes très mémorables en particulier les épisodes réalisés par David Lynch spoiler: comme celui qui ouvre la saison (toute la séquence où Dale Cooper est à terre oscille entre un humour ravageur avec le vieil employé de l’hôtel et un fantastique intrigant avec le géant), celui de la révélation du meurtrier de Laura qui offre une séquence d’horreur très effrayante et enfin l’épisode final complètement dingue (se déroulant en grande partie dans la Red Room) qui est le plus lynchien des deux premières saisons et qui offre de multiples interprétations possibles. Il faut d’ailleurs noter que ce dernier est précédé d’un autre épisode non réalisé par David Lynch mais par Tim Hunter qui arrive à faire grimper la tension à son plus haut niveau
.
Hélas, le coup de mou succédant à la résolution de l’assassinat de Laura et le changement d’heure de programmation de la série poussa la chaîne à décider l’arrêt de la série alors que le dernier épisode possédant de nombreux cliffhangers modifiant considérablement l’avenir des protagonistes était achevé. Ainsi, le spectateur se retrouve devant une intrigue inachevée alors que l’intérêt est à son paroxysme (le film que Lynch réussit à produire peu après, étant un prequel, ne poursuit donc pas cette histoire) et le spectateur reste donc sur sa faim et ne connaît pas de réponse à ses questions… pendant 26 ans puisqu’en 2017 le duo Lynch-Frost réussit à produire une troisième saison (la chose amusant étant que dans le dernier épisode de la deuxième saison Laura Palmer promet à Dale Cooper de le revoir dans 25 ans).
j'ai regardé la saison 2 en espérant avoir une étincelle. Mais non . Toujours une incompréhension concernant l'engouement de certaines personnes pour cette série. De nombreux épisodes sans intérêt.
Le personnage qui me touche est l'agent cooper qui est intègre.
Des dialogues très pauvres
je ne sais pas quoi trop dire pourtant j'ai été jusqu'au bout.
Le dernier épisode pour moi est une torture, désolé
Le personnage qui me touche est l'agent cooper qui est intègre.
Des dialogues très pauvres
je ne sais pas quoi trop dire pourtant j'ai été jusqu'au bout.
Le dernier épisode pour moi est une torture, désolé
Bien sûr il y a ce dernier épisode sous forme de cauchemar mais quand on le revoit aujourd'hui après avoir tout reçu le puzzle de rassemblé et c ' est fascinant . Les dernières minutes sont très frustrante sachant qu' en plus il aura fallu 25 ans pour les auteurs pour en fournir la suite . D ' un autre côté c ' est déjà et c ' est là que c ' est très fort annoncé dans le milieu du dernier épisode par Laura Palmer dans la loge noire . Vivement la suite !!!! on peut juste de consoler en revoyant toute la série et des personnages totalement fous .
Etant donné le fort lien de continuité entre les deux premières saisons de "Twin Peaks", cette critique prendra en compte les 29 premiers épisodes de ce monument de la télévision. Constitué d'une intrigue principale (l'agent spécial Dale Cooper enquête sur le meurtre sauvage de Laura Palmer) et d'autres secondaires (mettre la main sur la scierie locale ; définir le père de Lucy, la standardiste du secrétariat de police ; les histoire d'amour compliquées entre d'un côté Ed et Norma, de l'autre entre James et Donna ; les magouilles de Ben Horne ; les ambitions de Bobby Briggs, etc), "Twin Peaks" se fond dans une forme classique et jongle selon différents registres (drame, comédie, fantastique) afin de ne pas laisser le spectateur crouler sous la noirceur, puisque la série questionne la puissance du Mal. Il faudrait donc voir Twin Peaks comme une ville protéiforme, connue pour sa culture et ses lieux phares, pour ses personnages hauts en couleur, pour sa tranquillité et ses mystères inquiétants : le rythme de la série s'appuie ainsi sur l'ambivalence et le caractère insaisissable de cette ville, mais s'expose du même coup à l'ennui lorsque des problèmes de construction apparaissent. En dévoilant l'identité du tueur de Laura dès la moitié de la saison 2, à cause de la pression mise par les producteurs, les six ou sept épisodes qui suivent la révélation tant attendue sont basés sur des intrigues périphériques sans grand intérêt (la résurrection de Léo, Josie prise au piège, la "rivalité" entre Andy et Dick, les errances de James). La série semble se perdre entre épisodes comiques vulgaires et tentatives fantastiques quasi nanardesques ; il faut donc prendre son mal en patience avant que les cinq derniers épisodes prennent une nouvelle direction, plus ambitieuse, sombre et abstraite. David Lynch et Marc Frost bouclent la boucle en quelque sorte en revenant aux débuts de la saison 1, à savoir en matérialisant la connexion entre Laura Palmer et la Loge noire ou le lien entre deux mondes ayant leur propre logique. Les personnages de cette réalité alternative restent néanmoins opaques : on ne sait pas trop d'où viennent Bob, Mike, le nain ou encore le géant, ni quels sont les rapports précis entre eux. Ce que l'on peut déterminer avec certitude, c'est que Bob est une figure maléfique qui a besoin d'un corps humain pour pouvoir exister, se sert de la peur des personnages pour les instrumentaliser et exercer la terreur et la violence. Devant cette menace visible uniquement par les êtres déchirés (Cooper, la famille Palmer, entre autres), comment lutter ? Comment résister face au Mal ? Cette question, qui pourrait être posée devant presque tous les films de Lynch, s'impose ici à travers ce qui s'avère être la matrice des obsessions lynchiennes. Pour y répondre, une réplique intervient vers la fin de la saison 2 : elle provient du Major Briggs, un personnage mystérieux, animé d'une insondable bonté. Ce dernier,
spoiler:
torturé par le terrible Windom Earle
, est sommé de répondre à cette question : "Quelle est votre plus grande crainte ?" Réponse, déchirante d'angoisse et de fragilité : "Que l'amour ne suffise pas !". Si "Twin Peaks" met en scène autant de couples, d'histoires d'amour plus ou moins sérieuses, plus ou moins profondes, c'est parce que Lynch et Frost croient fermement que l'amour est le seul sentiment qui soit à même de contrer les forces obscures. Les relations amoureuses y sont toutes puissantes et permettent quelques scènes magnifiques, dont l'une se déroule au restaurant quand Dale Cooper et son supérieur Gordon Cole déjeunent avec Annie et Shelly. Pourtant, le final, d'un pessimisme inouï, anéantit violemment tous les moments de douceur de la série. C'est un voile noire qui finalement s'épaissit et qui rappelle des scènes d'une grande violence spoiler: (le meurtre de Maddy)
, montrant que la peur ne peut que gagner dans un monde aussi déchiré, constamment en proie au doute. La peur, grand thème de ces deux premières saisons, se place au-dessus de la galerie de personnages attachants et de motifs émouvants : elle est omniprésente mais Lynch et Frost donnent des armes pour l'appréhender : être dans le déni ne sert à rien, il ne suffit pas de la dédaigner pour la combattre : il faut la regarder en face, et trouver le courage nécessaire pour lutter. Tâche difficile, presque insurmontable, on attend qu'elle soit de nouveau questionnée dans une saison 3 réalisée deux décennies plus tard. Avant de s'attaquer à cette odyssée lynchienne, il faut saluer la beauté de ces deux premières saisons, qui auront su mettre en place un univers singulier, qui se seront révélées inégales mais passionnantes, drôles et effrayantes, et où l'amour ne suffit pas toujours.
, est sommé de répondre à cette question : "Quelle est votre plus grande crainte ?" Réponse, déchirante d'angoisse et de fragilité : "Que l'amour ne suffise pas !". Si "Twin Peaks" met en scène autant de couples, d'histoires d'amour plus ou moins sérieuses, plus ou moins profondes, c'est parce que Lynch et Frost croient fermement que l'amour est le seul sentiment qui soit à même de contrer les forces obscures. Les relations amoureuses y sont toutes puissantes et permettent quelques scènes magnifiques, dont l'une se déroule au restaurant quand Dale Cooper et son supérieur Gordon Cole déjeunent avec Annie et Shelly. Pourtant, le final, d'un pessimisme inouï, anéantit violemment tous les moments de douceur de la série. C'est un voile noire qui finalement s'épaissit et qui rappelle des scènes d'une grande violence spoiler: (le meurtre de Maddy)
, montrant que la peur ne peut que gagner dans un monde aussi déchiré, constamment en proie au doute. La peur, grand thème de ces deux premières saisons, se place au-dessus de la galerie de personnages attachants et de motifs émouvants : elle est omniprésente mais Lynch et Frost donnent des armes pour l'appréhender : être dans le déni ne sert à rien, il ne suffit pas de la dédaigner pour la combattre : il faut la regarder en face, et trouver le courage nécessaire pour lutter. Tâche difficile, presque insurmontable, on attend qu'elle soit de nouveau questionnée dans une saison 3 réalisée deux décennies plus tard. Avant de s'attaquer à cette odyssée lynchienne, il faut saluer la beauté de ces deux premières saisons, qui auront su mettre en place un univers singulier, qui se seront révélées inégales mais passionnantes, drôles et effrayantes, et où l'amour ne suffit pas toujours.
Autant la première saison m'avait emballée, autant celle-ci m'a plus ennuyée. Tout ce qui faisait le charme et la réussite de la première s'étiole, la série tombant peu à peu dans l'absurde et la caricature d'elle même. En témoigne un final halluciné et hallucinant, qui classe définitivement "Twin Peaks" dans le genre fantastique. L'enquête s'enfonce, et les 22 épisodes sont clairement de trop, surtout à partir de la mi-saison. Le personnage de Cooper est moins intéressant, et l'arrivée de nouveaux personnages ne relance rien, au contraire car ceux-ci manquent clairement de substance. Les histoires secondaires sont moyennement passionnantes aussi. Bref, un vrai gâchis.
Un avis plus partagé concernant cette 2e saison, bien plus longue que la précédente et finalement moins prenante dans sa globalité.
Comme pour la 1ère, l'aspect enquête/fantastique y marche mieux que la grande majorité des histoires annexes, qui m'ont assez peu captivé (le côté soap opéra encore une fois), et ce malgré l'arrivée de nouveaux personnages (dont l'un interprété par Lynch lui-même) qui auraient pu casser davantage cette dynamique.
Quant à son ton décalé, on va dire qu'il dépend vraiment des situations et des personnages (l'adjoint du shérif, outch).
Une seconde saison qui fait le choix de résoudre un peu trop vite l'enquête en dévoilant et en arrêtant le "meurtrier" de Laura Palmer (ces épisodes figurent parmi les meilleurs de cette saison).
Cette révélation est suivi d'un certain ventre mou durant les épisodes suivants, avant de reprendre du poil de la bête dans ses derniers épisodes, et en particulier dans son final, assez marquant et déstabilisant.
Bref, petite déception de mon côté. Je vais maintenant voir si la dernière saison, tournée 25 ans après, va rehausser mon intérêt pour cette série. 6-6,5/10.
Comme pour la 1ère, l'aspect enquête/fantastique y marche mieux que la grande majorité des histoires annexes, qui m'ont assez peu captivé (le côté soap opéra encore une fois), et ce malgré l'arrivée de nouveaux personnages (dont l'un interprété par Lynch lui-même) qui auraient pu casser davantage cette dynamique.
Quant à son ton décalé, on va dire qu'il dépend vraiment des situations et des personnages (l'adjoint du shérif, outch).
Une seconde saison qui fait le choix de résoudre un peu trop vite l'enquête en dévoilant et en arrêtant le "meurtrier" de Laura Palmer (ces épisodes figurent parmi les meilleurs de cette saison).
Cette révélation est suivi d'un certain ventre mou durant les épisodes suivants, avant de reprendre du poil de la bête dans ses derniers épisodes, et en particulier dans son final, assez marquant et déstabilisant.
Bref, petite déception de mon côté. Je vais maintenant voir si la dernière saison, tournée 25 ans après, va rehausser mon intérêt pour cette série. 6-6,5/10.
Plus lent et plus de dialogues un intérêt plus porté vers les personnages de Twin Peaks avec le dernier épisode qui est le meilleur de la série 4/5
La saison 2 atteint des sommet : elle est coupée en deux, avant et après la révélation du meurtrier de Laura Palmer et noys emmène totalement dans le fantastique. Une claque !
La saison 2 de Twin Peaks est beaucoup plus longue que la précédente : 22 épisodes au total. Chaque épisode est réalisé par quelqu'un de différent, ce qui rend cette saison un peu patchwork. On sent qu'ils se sont mis à plusieurs pour réussir à faire durer l'histoire et l'histoire se perd dans des dédales de réalisateurs qui apportent chacun leur pierre à l'édifice. De plus, il y a dans cette saison un côté "soap opera" plus prononcé que dans la saison précédente, avec d'avantage de place accordée aux relations sentimentales qu'à l'enquête. Néanmoins, on retrouve ce qui fait la qualité de la saga Twin Peaks : des acteurs tous excellents dans leur rôle, des personnages un peu loufoques, l'humour qui intervient au milieu des manigances obscures, la chouette qui hulule et du surnaturel qui intervient régulièrement. Le dernier épisode de la saison est excellent et la toute dernière scène : surprenante. Ainsi, s'il y a des longueurs durant quelques épisodes, je ne me suis pas lassée de regarder l'ensemble quand même.
J'ai enfin découvert Twin Peaks, après avoir visionné toute la filmographie de David Lynch et voici ce qu'il faut en retenir.
D'après moi il est nécessaire de séparer la saison 1 et 2 de The Return.
Pour commencer, ces deux premières saison originales de l'époque sont absolument fantastiques, on sent la patte de Lynch, cette ambiance, ce monde, cette chaleur d'automne, et ce bon format 4/3. Les personnages sont vivants et incroyablement intéressants et uniques, et les acteurs qui les campent merveilleux. C'est pour ça que d'après moi la série s'appelle "Twin Peaks" et non "Le meurtre de Laura Palmer" ou quelque chose du genre, car ce qui prime avant tout c'est cette ville et ceux qui y vivent. L'histoire est intrigante, on nous en donne assez pour avoir des pistes et des imaginations qui viendront s'éclaircir épisode par épisode tout en gardant ce côté mystique très réussi, et une incroyable maîtrise quant au fait de laisser une libre interprétation.
Les intrigues secondaires sont toutes aussi géniales même si moins palpitantes elles restent agréables. Et c'est là où on en vient au défaut récurrement reproché, c'est cet essoufflement et perte de contrôle scenaristique après le tiers de la saison 2, où l'intrigue principale est censé être terminé et où on se raccroche donc aux secondaires, et là l'appréciation se tient au fait de si vous aimez le caractère de la série ou non, personnellement ça m'était supportable, même sympa bien qu'un peu en dessous du reste, mais je comprends que ça puisse en exaspérer d'autres.
Il faut aussi parler de ces musiques somptueuse, qui font parties intégrante de l'ADN Twin Peaks, toutes percutantes et marquantes, au point où l'album entier est en favoris dans mon appli de musique.
En tout cas une chose est sûr, l'automne prochain ce sera avec un immense bonheur que je replongerai dans cet univers accompagné d'un café bien chaud.
D'après moi il est nécessaire de séparer la saison 1 et 2 de The Return.
Pour commencer, ces deux premières saison originales de l'époque sont absolument fantastiques, on sent la patte de Lynch, cette ambiance, ce monde, cette chaleur d'automne, et ce bon format 4/3. Les personnages sont vivants et incroyablement intéressants et uniques, et les acteurs qui les campent merveilleux. C'est pour ça que d'après moi la série s'appelle "Twin Peaks" et non "Le meurtre de Laura Palmer" ou quelque chose du genre, car ce qui prime avant tout c'est cette ville et ceux qui y vivent. L'histoire est intrigante, on nous en donne assez pour avoir des pistes et des imaginations qui viendront s'éclaircir épisode par épisode tout en gardant ce côté mystique très réussi, et une incroyable maîtrise quant au fait de laisser une libre interprétation.
Les intrigues secondaires sont toutes aussi géniales même si moins palpitantes elles restent agréables. Et c'est là où on en vient au défaut récurrement reproché, c'est cet essoufflement et perte de contrôle scenaristique après le tiers de la saison 2, où l'intrigue principale est censé être terminé et où on se raccroche donc aux secondaires, et là l'appréciation se tient au fait de si vous aimez le caractère de la série ou non, personnellement ça m'était supportable, même sympa bien qu'un peu en dessous du reste, mais je comprends que ça puisse en exaspérer d'autres.
Il faut aussi parler de ces musiques somptueuse, qui font parties intégrante de l'ADN Twin Peaks, toutes percutantes et marquantes, au point où l'album entier est en favoris dans mon appli de musique.
En tout cas une chose est sûr, l'automne prochain ce sera avec un immense bonheur que je replongerai dans cet univers accompagné d'un café bien chaud.
Cette saison 2 de Twin Peaks est fracturée en 2 parties : celle avant la résolution du meurtre de Laura Palmer et après cette résolution. Jusqu'à l'épisode
spoiler:
9
et cette révélation incroyable de qui l'a tuée (c'est spoiler: son père, sous l'influence Bob !!!
), tout est égal à la saison 1 (c'est la suite, c'est tout), et on peut dire que la série atteint des sommets (le 1er et 9ème épisode sont juste GENIAUX). Ce mélange de fantastique, horreur, soap-opera, comédie, mystère fonctionne à merveille. Puis les quelques épisodes qui suivent la révélation sont un peu décevants, mais ne sont pas catastrophiques. Puis vient le personnage de spoiler: Windom Earle
, qui parait très intéressant dans un premier temps, mais est un peu décevant vers la fin ( spoiler: dans le dernier épisode avec la Black Lodge, qui définira toute la saison 3
). Bref, une saison 2 aussi bien que la 1ère, et dans sa continuité, un peu lente pendant un court moment, avant de se rattraper plus tard. La fin d'une grande, très grande série télévisée (non, je ne compte pas la saison 3). On n'oubliera pas Dale Cooper, Harry Truman, James, Laura, Bob, Audrey, Bobby, Ed, Nadine, Shelly, Norma, Lucy, Donna, Hawk, Leo, Josie... On ne vous oubliera pas, vous, la musique géniale de Badalamenti, et on te remercie, David Lynch.
et cette révélation incroyable de qui l'a tuée (c'est spoiler: son père, sous l'influence Bob !!!
), tout est égal à la saison 1 (c'est la suite, c'est tout), et on peut dire que la série atteint des sommets (le 1er et 9ème épisode sont juste GENIAUX). Ce mélange de fantastique, horreur, soap-opera, comédie, mystère fonctionne à merveille. Puis les quelques épisodes qui suivent la révélation sont un peu décevants, mais ne sont pas catastrophiques. Puis vient le personnage de spoiler: Windom Earle
, qui parait très intéressant dans un premier temps, mais est un peu décevant vers la fin ( spoiler: dans le dernier épisode avec la Black Lodge, qui définira toute la saison 3
). Bref, une saison 2 aussi bien que la 1ère, et dans sa continuité, un peu lente pendant un court moment, avant de se rattraper plus tard. La fin d'une grande, très grande série télévisée (non, je ne compte pas la saison 3). On n'oubliera pas Dale Cooper, Harry Truman, James, Laura, Bob, Audrey, Bobby, Ed, Nadine, Shelly, Norma, Lucy, Donna, Hawk, Leo, Josie... On ne vous oubliera pas, vous, la musique géniale de Badalamenti, et on te remercie, David Lynch.
Excellente saison, la meilleur selon moi. Le dernier épisode est juste remarquable c'est probablement l'un des meilleurs épisode de série de tous les temps.
Enfin, je termine "Twin Peaks" ce qui révèle pour moi d'un acte formidable. Non pas que "Twin Peaks" est une mauvaise série, loin de là, mais disons que lorsque je commence une série, bonne ou mauvaise, je ne la termine quasiment jamais. Pour "Twin Peaks" j'avais un énorme retard. Autant la saison 1 s'est finie d'une traite (normal vu le peu d'épisodes qu'elle contient), autant j'ai pris mon temps pour cette saison 2. Verdict: la série de Mark Frost et de David Lynch est certainement l'une des plus innovantes de son temps. Combinant divers styles tel que l'horreur, l'humour, le fantastique et le thriller, cette saison 2 reste dans le même esprit que la première. Dommage que la mi-saison, après la résolution du meurtre de Laura Palmer, soit un poil moins passionnante que le début, mais heureusement, tout repart sur les chapeaux de roue quelques épisodes plus tard. Je ne vais pas plus m'étaler étant donné que j'ai quasiment tout expliqué dans ma critique de la saison 1, et surtout que pour apprécier pleinement cette série, mieux ne vaut pas trop en parler à ceux qui ne connaissent pas, sous peine de voir leur expérience bien réduite. Quoi qu'il en soit, "Twin Peaks" mérite son statut de série culte pour le mystère et le suspense fourni, ainsi que de par la qualité du scénario. Lynch, même si moins présent sur le tournage de la série (le réalisateur était parti tourner "Sailor et Lula" il me semble), confirme qu'il est un créateur hors pair, l'un des meilleurs du siècle certainement. Il ne me reste plus qu'à regarder le film "Twin Peaks" maintenant...
Même si cette deuxième saison de « Twin Peaks » est celle qui vient conclure la série, elle est aussi celle où le maître Lynch prend plus de recul par rapport à son projet, à comprendre qu’il n’assure la réalisation que de quelques épisodes, supervisant l’ensemble que de très loin. Ainsi, cette saison finale se révèle très inégale, avec notamment beaucoup d’épisodes qui manquent cruellement de relief et de mise en scène, surtout au début. De même, l’affirmation progressive de ce personnage d’agent du FBI pas très net – qui en gros fait office de « méchant » - m’a fait prendre un peu de distance par rapport à l’atmosphère de la série, tant je trouve que ce personnage fait pièce rapportée. Ainsi, le plaisir est inégal, et heureusement que certains épisodes viennent rehausser le niveau de manière exceptionnelle vers la fin, notamment par ce final anthologique, pour faire de cette saison 2 de « Twin Peaks » une saison à la hauteur de l’atmosphère qu’a développé son prédécesseur. Seulement voilà, ce ne fut pas suffisant à l’époque pour motiver la production de poursuivre l’aventure, ainsi il faudra se contenter de cette saison comme conclusion, laissant un léger goût d’inachevé. Malgré tout, pour ma part, je considère qu’en deux saisons, j’ai largement eu de quoi m’en mettre plein les mirettes et de savourer – une fois de plus – une nouvelle œuvre atypique du maître David Lynch…
Moins bien que la premièrs saison, mais c'est sympa à regarder.