(...) Stargate SG1 a réussi à rendre la science-fiction spatiale populaire (...) En rendant possible la découverte d’autres planètes et d’autres races de nos jours grâce à un appareil alien, SG1 devient crédible et permet de s’identifier aux personnages, qui sont de notre époque, de notre civilisation et non d’un autre monde. Au final, une aventure humaine et scientifique d’autant plus prenante (...) Au fil des saisons, SG1 développe tout un univers, avec ses races, ses planètes, ses technologies, et va bien au-delà du schéma « un épisode=un monde » (...) SG1 se base toujours sur de vrais notions ou théories scientifiques, ce qui permet une véritable crédibilité (...) La série explore tous les thèmes chers à la science-fiction, entre voyage dans le temps, réalités parallèles, dimensions cachées, transfert d’esprit, manipulation de mémoire, humains améliorés, intelligences artificielles, ou encore stades de conscience supérieur (...) Espèce primitive ou évoluée, humaine ou alien, hostile ou pacifique, les variétés de rencontres possibles sont à même de concevoir toute une gamme d’histoires. Une diversité qui se retrouve dans le ton des épisodes, tantôt orientées action, aventure, thriller ou complètement décalés. (...) en plus de ces qualités une réalisation maitrisée, des effets spéciaux plutôt réussis pour l’époque, des épisodes qui parviennent à générer du suspens grâce à leurs lots de péripéties et de rebondissements, et une musique marquante signée Joel Goldsmith (...) Chacun aura son évolution et son lot de souffrances. Sans atteindre bien sur la complexité de Battlestar Galactica, les héros restant très compétents et parvenant toujours à se sortir des situations, mais sans que ce soit trop gros pour autant (contrairement à Atlantis…) (...) Même si on peut leur reprocher d’être un peu lisse, les quatre acteurs savent passer par toute une palette de sentiments. Ils deviennent donc attachants et il y a une vraie dynamique d’équipe (...) SG1 ne serait pas ce qu’elle est sans son savant mélange entre action et un humour bien placé, incarné par le colonel O’Neill majoritairement. Nombre de ses répliques sont ainsi mémorables et même devenues cultes (...) Les dernières saisons présentent effectivement un monde post-Goa’uld intéressant : nouvelle dynamique d’équipe, série plus mature avec des réflexions sur la religion et la liberté, ennemi de nouveau bien plus puissant que la Terre comme aux débuts de la série, et d’avantage d’exploration. Mais une transition mal effectuée avec le départ d’O’Neill mal expliqué, une puissance de l’ennemie plus vraiment réaliste, et certaines races quasiment absentes confortent l’opinion des détracteurs (...) il faut bien reconnaître quelques défauts propres à l’ensemble de la série, tel un manque d’imagination sur les peuples rencontrés (...)