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Dik ap Prale
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Critique de la saison 8
3,0
Publiée le 14 décembre 2022
Entre déception et satisfaction. Une saison précipitée, voir catapultée pour se voir accorder une conclusion à l'une des série les plus méritante de ces dernières années.
Exceptionnelle saison qui clôture une série en tous points remarquables. Non seulement elle nous tient en haleine, mais elle montre aussi que les adversaires ne sont pas forcément là où on pourrait les attendre.
Cette saison 7 reste à nouveau, après la saison 6, sur les terres américaines. Alors que "Homeland" trouve ses meilleures saisons quand elle se joue à l'étranger, en prenant une certaine hauteur et en lui donnant plus d'allure et de charisme, cette saison 7 s'assoit plus mollement autour de Washington avec un certain copier-coller douteux avec la série "House of Cards" (dans l'histoire de ses couloirs et manigances présidentiels, ou comme ses nombreux acteurs qui jouent dans les 2 séries à la fois !). Le scénario a du coup un certain déjà-vu, l'action en deçà de ce qu'a pu déjà nous offrir la saga, et des incohérences pointent trop souvent le bout de leurs nez. Et les saisons (comme celle-ci) qui s'attachent aux ennuis de santé de Carrie ne sont jamais les meilleures, l'héroïne n'est pas très crédible quand elle joue de ses faiblesses. Pour autant, cette saison 7 garde néanmoins son ADN qui fait son succès critique, mais reste ici, à cette 7ème saison, un peu à bout de souffle et en manque d'originalité. On se rassurera que Carrie Mathison ne sait jamais raccrocher et qu'elle rebondira assurément sur la saison suivante. Du moins, on l'espère.
La série préférée de Barack Obama est justement un reflet intelligent de la paranoïa qui ronge encore l’Amérique post-11 septembre sous son mandat puisque la méfiance de l’agent Carrie Mathison envers Brody révèle plus qu’une simple peur envers la menace terroriste mais bien une véritable remise en question des institutions américaines elles-mêmes. Là où 24 heures chrono avait pour vocation de galvaniser le public américain en lui démontrant l’efficacité de ses systèmes défensifs face à un ennemi extérieur, Homeland est bien plus pernicieux et remet à plat toute cette mythologie autour de la toute-puissance américaine. A l’instar de ces personnages à la psychologie torturée, le scénario est parfaitement bien écrit pour brouiller constamment la piste quant aux réelles motivations de chacun d’eux. Ce thriller politique captivant est maintenant attendu au tournant pour s’avoir si les suites de ce twist final le confirmeront comme étant comme la série la mieux écrite de ce début de siècle.
Tout simplement une des plus belles séries que j'ai regardé. Je me suis régalé de la première minute à la dernière. Les 8 saisons sont d'égales qualité et super. Je la recommande à tous ceux qui aiment les histoires d'espionnage, mais en plus, dans ce cas là, le personnage principal est très original, ce qui renforce l'intérêt.
Un arc s'achève, dans une issue plutôt prévisible mais malgré tout impactante, replaçant aussi le personnage de Damian Lewis au centre du jeu. Évoluant moins sur le côté paranoïaque qu'à ses débuts (en tout cas avec moins d'à-propos), la série conserve quand même sa pertinence, toutefois l'on peut s'interroger sur ce que la suite pourra donner après avoir fait autant de ménage...
Une saison 2 qui semble tenter un nouveau départ, jouant moins sur la nervosité de sa mise en scène que sur la psychologie de personnages dont l'on explore les interrogations et les choix. En ce sens, la série se fait plus nuancée dans ses portraits, mais elle complique aussi à l'envi les événements, jusqu'à un final ravageur qui rebat totalement les cartes. Une forme de transition qui donne des impatiences pour la suite...
Félicitations aux créateurs de la série qui nous ont procuré autant d'émotions. La grande qualité vient aussi du casting qui ne propose pas une suite de jeunes premiers ou de super nanas, mais des acteurs crédibles à leurs postes. Les saisons se suivent et la dernière est encore excellente, ce qui est plutôt rare.
Ayant alterné entre thriller politique, drame psychologique et espionnage badass, la série s'est quelquefois perdue dans ses propres fils conducteurs et narratifs, entraînant une irrégulière qualité entre ses saisons. Cependant, servie par un excellent casting, des intrigues aux thématiques et à la tonalité convaincantes ainsi qu'une mise en scène dynamique, elle est parvenue à nous maintenir curieux pendant huit ans, sachant s'arrêter sur d'ultimes péripéties dans les coulisses du pouvoir où émotion, suspense et cynisme furent au rendez-vous. A défaut d'une pertinence constante, nous pourrons accorder à Homeland d'avoir bousculé le paysage audiovisuel et de se terminer en beauté. Globalement de belle facture donc!
8 saisons avec un niveau toujours assez élevé et avec un final digne de ce nom. Grosse performance pour l'actrice principale et son interprétation impeccable. L'ambiance toujours plus proche du monde géopolitique actuel renforce le côté réaliste de la série sans tomber dans l’exubérance. Une série vraiment aboutie.
Série majeure et captivante de bout en bout. Des personnages hauts en couleur, un scénario au top. Elle a le mérite d'avoir réussi sa transition entre l'intrigue principale à l'origine de la série et les saisons suivantes. C'était du très très bon du début à la fin.
Une dernière saison avec quelques épisodes intéressants sur cette tension politique issue du mystère autour de la mort d'un président mais qui mélange un peu toutes les intrigues et devient donc très inégale.