En 2024, les téléspectateurs de M6 découvraient la candidate Tracy dans l'émission Mariés au premier regard. Installée à Bayonne, cette pétillante brunette, qui s'était unie à Flo, n'avait jamais caché avoir eu une histoire familiale très compliquée : séparée de sa mère biologique, elle avait été placée en famille d'accueil à l'âge de 5 ans. C'est en tout cas ce dont elle était persuadée avant d'avoir accès à son dossier, comme elle l'a confié ce jeudi 23 juillet 2026, sur Instagram.
Tracy : "En vérité, nous avions été séparées pour mauvais traitements"
C'est dans un texte très émouvant, accompagné d'une vidéo qui la dévoile essuyant ses larmes en pleine lecture des rapports la concernant, qu'elle a expliqué avoir levé le voile sur plusieurs mystères entourant son enfance. Elle a ainsi appris avoir été placée dans une première famille d'accueil à l'âge de 2 ans. "J’ai compris que toute mon histoire était différente de celle que mon cerveau d’enfant avait construite pour survivre", analyse-t-elle, tandis qu'elle dévoile avec pudeur son lien compliqué à celle qui lui a donné la vie. "J’ai appris dans mon dossier les circonstances de la grossesse de ma mère, que je garderai privées", explique-t-elle, précisant ne pas avoir "rejeté" cette femme comme elle le pensait jusque-là. "En vérité, nous avions été séparées pour mauvais traitements, et elle n’a jamais souhaité me revoir. Pendant plus de trente ans, j’ai porté une culpabilité qui n’était pas la mienne."
Tracy : "Je suis une survivante parmi tant d’autres. Et aujourd’hui, je me remercie"
Une rupture familiale qui a également eu des conséquences sur les générations précédentes : "J’ai appris que mes grands-parents paternels avaient écrit pendant plus de dix ans pour essayer de me voir… sans jamais y être autorisés. Mon grand-père est décédé sans avoir connu sa petite-fille. Cette pensée ne me quittera jamais." Mais la lecture de ce dossier est aussi l'occasion pour Tracy d'observer son évolution, pour le meilleur : "J’ai découvert que j’avais été un 'bébé dépressif', que j’étais en sous-poids, privée du monde extérieur, et qu’à 5 ans il m’avait fallu plusieurs semaines avant d’oser sortir de la maison de ma famille d’accueil. Et plus tard, les rapports disaient que j’étais 'pleine de vie, loyale et attachante'." Et de constater avec beaucoup de force : "Certains mots que j’avais oubliés étaient encore là. Noir sur blanc. Les relire a été un choc. Mais une chose a pris le dessus. Quelle fierté de ne pas être devenue cette 'moins que rien' que certains me promettaient. [...] Je suis une survivante parmi tant d’autres. Et aujourd’hui, je me remercie." Un texte poignant.