Le Journal de 20h de France 2 n'a pas manqué de faire réagir les téléspectateurs, le 18 octobre 2026. Des commentaires qui ont poussé France Télévisions à briser le silence.
France Télévisions réagit après un reportage critiqué dans le 20h
Dimanche 18 octobre 2026, Laurent Delahousse était aux commandes d'un nouveau journal télévisé, en soirée. Et comme tous les journaux, la manifestation du 17 octobre a été évoquée. Un reportage a également été diffusé en fin d'émission. "Le document de ce dimanche maintenant. L'une de nos équipes était hier en immersion au coeur de cette journée du 17 octobre. Elle a assisté à cette bascule dans cette violence désinhibée au coeur de la capitale", a lancé le présentateur de 57 ans avant que le reportage ne soit lancé. Les téléspectateurs ont ainsi découvert des images dépourvues de presque tout commentaire journalistique. Et cela n'a pas fait l'unanimité, poussant France Télévisions a réagir. Philippe Corbé, le patron de l'information de France Télévisions, s'est en effet exprimé auprès de Franceinfo. "Comme nous le faisons régulièrement dans la partie magazine du journal, après 20h40, nous avons proposé un reportage long format avec une écriture différente. Nous aurions dû être plus clairs, en contextualisant davantage. Laurent Delahousse a bien précisé que c’était un document en immersion, mais nous aurions dû être plus lisibles dans le bandeau [qui accompagne le sujet] et donner davantage d'informations contextuelles dans le montage et le commentaire", a-t-il confié.
"Cela n'était pas suffisant"
Le directeur de l'information a en outre précisé que l'amorce du sujet précisait bien qu'il y avait deux sujets en parallèle, à savoir "une manifestation pacifique pour l’éducation et contre la vie chère et, plus loin, des scènes chaotiques de pure violence". "L’idée n’était pas de mêler les deux, au contraire, mais de bien distinguer ces 'deux histoires en parallèle'. Le sujet soulignait aussi que le défilé syndical et politique, avec beaucoup de jeunes, se déroulait 'dans une ambiance bon enfant, entouré de gens qui manifestent dans le calme'. Mais cela n’était pas suffisant, nous ne pouvons que le regretter, et nous aurions dû être plus précis dans le montage, la contextualisation et le commentaire pour qu’il n’y ait pas de confusion", a-t-il conclu.