Suite à l’insurrection populaire d’octobre 2014, le Burkina Faso s’engage dans un scrutin historique. Le Balai citoyen, acteur majeur de l’insurrection qui a provoqué la fuite de l’ancien président Blaise Compaoré, joue sa partition en tant que force de mobilisation des jeunes et sentinelle pour une véritable démocratie.
Atlantic Produce Togo est une entreprise qui produit et exporte des plantes ornementales. Grâce aux avantages qu’elle garantit à ses 90 employés, elle est considérée comme un modèle social au Togo. Mais en août 2006, elle est au bord de la faillite. Tony, un jeune métis franco-togolais, décide de la racheter pour sauver les employés. Toutefois, la situation reste précaire. Acculé par les difficultés financières et la pression de ses clients européens, il se voit obligé de remettre en cause les acquis sociaux qu’il était venu préserver.
Dans le village de Boli Bana, Ama et Aissita vivent les derniers instants de l’enfance. La nuit, le jeune Ama et sa bande voyagent dans la brousse. Le jour, la jeune Aissita est l’attention du village. Une sorcière est venue pour un rituel : elle va entrer dans l’âge adulte. À travers leurs yeux se dessine l’histoire d’un monde nomade et mystique. Une enfance peulh au Burkina Faso.
A partir d’archives très peu connues, les historiens Miguel Chueca et Charles Jaquier (chargé de la collection “Mémoires sociales” aux Editions Agone) racontent l’histoire des luttes syndicales, à travers les idées et les actes qui ont marqué cet âge d’or et ont abouti aux conquêtes sociales qui fondent le monde du travail d’aujourd’hui.
Deux Athéniens décident de fuir leur ville pour échapper à la dette. Guidés par de mystérieux appels de corbeaux, ils atteignent une zone de passage, où ils sont entraînés dans une forêt ancestrale : le royaume des oiseaux. Ils y rencontrent la Hoopoe, mi-oiseau mi-femme, qui devient leur interprète. Au milieu des forces magiques de la forêt, les oiseaux vivent en partageant leurs ressources. La rencontre entre les humains, les oiseaux et la forêt sera une révélation pour tout le monde.
Serge Daney a été collaborateur des “Cahiers du cinéma” avant d’en devenir le rédacteur en chef dans les années 1970, puis responsable des pages cinéma et éditorialiste à “Libération”. Il fut enfin l’un des fondateurs de la revue de cinéma “Trafic”. En 1992, dans ces entretiens avec Régis Debray pour l’émission Océaniques, celui qui se définit comme un “ciné-fils”, fait défiler sa vie et les films qui l’ont vu grandir. En racontant le cinéma américain (Hawks, Hitchcock…), la “Qualité française”, la Nouvelle vague, Mai 68 et la politisation de la cinéphilie, l’irruption de la télévision et de ses codes spectaculaires, il nous lègue non seulement une mémoire mais surtout une morale de l’image.
Après Mexico 1975 et Copenhague 1980, les Nations Unies font le choix du Kenya pour la 3e Conférence Mondiale sur les femmes. Parallèlement à la Conférence officielle des États se tient en juillet 1985 le Forum des Organisations non-gouvernementales (O.N.G.), auquel participent 12 000 femmes. Pendant dix jours, sur le campus de l’Université, elles se rencontrent pour débattre des questions de politique générale et féministe : paix, développement, apartheid, Islam, lesbianisme, violences et mutilations sexuelles, Israël/Palestine, etc.
Depuis des décennies, les paysans du Nordeste partent pour São Paulo, mirage d’une vie meilleure. Il y a 50 ans, ce rêve a été celui de Lula, devenu depuis président du Brésil.
Dans l’avion qui les ramène d’Alger se croisent un travailleur algérien qui revient à son travail en France et une jeune fille algérienne née en France venue visiter son pays pour la première fois. Ils se perdent de vue puis se retrouvent. Chacun d’eux évolue dans un univers différent et doit faire face à des problèmes propres à sa condition. À travers le cheminement parallèle des deux personnages, ce film militant, parfois proche du documentaire, entend susciter la prise de conscience de problèmes sociaux et politiques.
Dans les quartiers informels du Cap, créés pour ségréguer la population racisée pendant l’Apartheid, le gouvernement sud-africain n’a jamais construit de système d’égouts, d’où l’absence de toilettes à chasse d’eau. Chaque résident·e doit donc inventer une solution individualisée pour se débarrasser de ses excréments. Excrétapolitiques est un documentaire composé de rencontres avec une vingtaine de personnes qui luttent contre cette injustice infrastructurelle.
La Parole aux morts est un ensemble de portraits documentaires réalisé par Joffrey Speno en cours depuis 2013. Les films recueillent les paroles de personnes de son entourage ayant accepté, à l’occasion d’un rendez-vous chez elles, d’évoquer leur rapport à la mort… Ce portrait est consacré à Lalla Kowska Régnier. Au fil de souvenirs notamment d’images des camps d’extermination, de ses camarades d’Act Up-Paris, de son algérianité, d’un frère jumeau, de ses chiens, de sa foi, elle tisse un récit de ce qui a marqué sa vie par ce prisme-là. Tourné à Paris, le 25 janvier 2020.
L’anthropologue et cinéaste Carolina Arias Ortiz retourne au Costa Rica, où elle a passé son enfance. Elle rend visite à son père dont elle s’était éloignée. Lorsque ce dernier apprend qu’il souffre d’un cancer du pancréas, la mort se rapproche soudainement. Au même moment, la réalisatrice rencontre l’archéologue Ifigenia Quintanilla, qui mène des recherches sur l’un des phénomènes culturels les plus célèbres du Costa Rica : les grandes sphères de pierre précolombiennes disséminées dans le paysage et les nombreux mythes qui leur sont associés.
Entre Ouagadougou, Niamey, Kigali et Dakar, Éléonore Yameogo suit quatre réalisateur·rices africain·es en compétition au Festival international du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) de 2021.
Rasha, Fatoumata, Feraidon et les autres vivent au foyer de Jeunes Travailleurs de Rosny-sous-bois, en Seine Saint-Denis. Ils ont 20 ans. Ils jonglent au quotidien entre leurs aspirations et ce que leur situation précaire leur impose.
Loredana Bianconi accompagne une amie dans sa recherche d’un emploi, quête ô combien périlleuse quand on a 45 ans. En filmant de l’intérieur ce vécu personnel, le récit procède par touches et réverbérations.