Delphine Seyrig avait projeté de réaliser un film sur Calamity Jane et sur les lettres que celle-ci envoyait à sa fille, dans lesquelles transparaissent sa sensibilité et son regard sur la vie. La lecture de cette correspondance ouvre la voie à une réflexion personnelle sur le féminisme et la maternité.
Commencé à l'aube de ses quatre-vingts ans, ce portrait du musicien Manu Dibango, infatigable défenseur du mélange des cultures, nous entraîne sur trois continents, rythmé par une diversité d’échanges et les convictions de personnalités.
L'action se passe à la caisse régionale d'assurance maladie de l'Ile-de-France (CRAMIF). D'octobre à décembre 1992, nous avons tourné dans les services "Invalidité" et "Tarification accidents du travail", ainsi qu'au courrier, au pool dactylos et aux archives. Cette "vraie vie" n'est rien d'autre que la vie réelle, bien réelle, huit heures par jour dans les bureaux, de celles qu'on a appelées les "OS du tertiaire".
Partant d'un contrôle de sécurité à l'aéroport de Tel Aviv, By The Throat explore une frontière plus profondément gravée, bien qu'invisible, qui définit les sons et les mots que nous pouvons prononcer. Nous transportons avec nous ces limites, créées par notre langue maternelle.
Un équipe de cinéma sillonne les côtes anglaises pour tenter de percer le mystère entourant un disque paru 30 ans plus tôt, « Spirit of Eden », et le passage de la lumière à l’ombre de ses auteurs Talk Talk. De rencontres incertaines en captation sonores inattendues, leur voyage va se transformer en quête du silence. Avec le punk comme philosophie, considérant que la musique est accessible à tous et l’esprit se situe au-dessus de la technique.
Les Prières de Delphine est le récit de l’arrivée d’une jeune camerounaise en Belgique. Peu à peu, au fil des confidences, se dessine le portrait implacable d’une génération de femmes sacrifiées, perdues dans le rêve d’un monde meilleur en Europe.
Admise à l’université, Alison Kuhn s’est jurée d’y réaliser un film sur les structures du pouvoir, leurs abus et leur impunité. Elle est en effet poursuivie par le souvenir traumatisant d’un casting, lors duquel elle fut victime de comportements inappropriés de la part d’un metteur en scène. Lorsqu’elle découvre que celui-ci projette d’utiliser son audition filmée dans un long métrage, Alison Kuhn réunit dans sa fac cinq autres jeunes comédiennes, agressées dans les mêmes conditions. Sur la scène d’un auditorium, un « safe space » où elles peuvent s’exprimer, l’étudiante recueille leur témoignage sur cinq jours consécutifs.
Partout dans l’Europe occupée, des Résistants condamnés à mort ont écrit à leurs proches la quintessence de leur “vie à en mourir”. Ni supplication, ni cri, ni fulmination. Au contraire, une lumineuse invitation, portée par une singulière polyphonie de voix et de musiques, à raisonner sur le sens à donner à la vie, à l’amour, à l’amour de la vie.
Fils de Garches est l’histoire d’un mauvais souvenir. Des passages réguliers à l’hôpital lorsque j’étais enfant ont marqué ma vie et celle des enfants qui avaient mon handicap. Tordre un petit peu pour essayer de me remettre droit. C’est donc une histoire de mémoire et de corps différents.
Fedayin, le combat de Georges Abdallah retrace le parcours d’un infatigable communiste arabe et combattant pour la Palestine. Des camps de réfugié·e·s palestinien·ne·s qui ont forgé sa conscience, à la mobilisation internationale pour sa libération, nous allons à la découverte de celui qui est devenu l’un des plus anciens prisonniers politiques d’Europe.
En 1982, au plus fort de l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS, plus d’un million et demi d’habitant·es sont poussé·es à l’exil en Iran. C’est là qu’est né Taghi, qui souhaite désormais fuir une société faisant subir à son peuple une discrimination quotidienne.
Narges Kalhor nous plonge dans l’apocalypse joyeuse et déconstruite d’un dédale d’histoires, en suivant quatre personnages qui ont fui en Allemagne pour échapper aux situations politiques désespérées ou dangereuses de leurs pays.
Marseille 2019. Au cours d'une opération aux allures d'occupation militaire, la place du marché de la Plaine est encerclée par un mur en béton de 2m50 de haut pour assurer le bon déroulé des travaux. Après 3 ans de bataille, il enferme brutalement le rêve d'un quartier fait et pensé par ses habitants.
Mika apprend le 5 avril 2012 qu’elle est atteinte d’une leucémie. Elle a 6 ans. L’enfant, la maman, le papa et le médecin, nous content le long parcours vers la guérison.