L’office des HLM napolitain emploie une centaine de personnes. Lorsque les bureaux sont ouverts au public, les employés reçoivent les occupants des quelque 40 000 appartements gérés par cette institution. Ils sont là pour trouver des solutions et initier les démarches bureaucratiques adéquates. Mais faire entrer des vies chaotiques dans les cases rigides de la loi est une véritable gageure et les employés sont fréquemment forcés de recourir à un art singulier : le “compromis bureaucratique”.
Athènes 2014. Entre désirs endeuillés et espoirs perdus, un journal intime se cogne contre les murs de la ville. Le quotidien d’un pays en crise, l’inertie de la révolution, les questions individuelles qui se confrontent au politique, la survie qui se confronte aux idéaux.
François et Jean s’enfoncent dans la nature afin d’y assouvir leur recherche commune de sensations vertigineuses. Un périple aux trajectoires incertaines qui se terminent souvent face au vide. Leur unique point d’attache : ce camion garé sur un parking en bord de route.
Tourné à Naples et à Rome en décembre 1993, le film dresse une cartographie du paysage politique italien à l’occasion de la campagne pour les élections présidentielle et municipales. À Naples, les principaux candidats sont la petite-fille du Duce, Alessandra Mussolini et son rival progressiste, Antonio Bassolino.
Hélène Châtelain revient dans le village de l’anarchiste russe Nestor Makhno, plus de 70 ans après la défaite du mouvement makhnoviste. La mémoire de cette révolution anarcho-communiste est encore bien vivante, malgré les tentatives du pouvoir soviétique d’en écraser jusqu’à la dernière trace au moyen de la répression et de la calomnie.
La Palerme moderne est le sujet de recherche d’un étudiant en architecture, en retard sur son projet. Pressé par son professeur, il se lance à corps perdu dans la ville qui lui fera découvrir de nouveaux horizons, au point de le transformer profondément
“Calabria” est un road movie en corbillard. Après la mort d’un émigré calabrais venu travailler en Suisse, deux employés des pompes funèbres, Jovan et José - eux-mêmes émigrés - traversent l’Italie du Nord au Sud pour rapatrier le corps du défunt jusque dans son village d’origine. Jovan, un tzigane auparavant chanteur à Belgrade, croit en la vie après la mort, alors que José, un portugais passionné de culture, ne croit que ce qu’il voit. Ensemble, ils sont confrontés aux surprises et aux imprévus du voyage. C’est l’occasion de rendre hommage au mort et de profiter de la vie.
Istanbul, métropole à cheval entre l’Europe et l’Asie, a toujours été un lieu de passage pour les marchands et voyageurs du monde entier. Aujourd’hui, elle représente pour les émigrés issus d’Afrique et du Moyen-Orient une porte d’entrée vers la terre promise européenne. Réfugiés syriens et irakiens, jeunesse cosmopolite en quête d’un avenir meilleur, désillusionnés des printemps arabes, clandestins d’Afrique noire, tous se retrouvent dans un espace exigu et grouillant de vie : le “callshop”. Situés à tous les coins de rue, ces centres d’appel renouent les liens de l’étranger avec sa terre d’origine.
À Bruxelles, un groupe de citoyens tâche pendant 5 ans de trouver, financer et réhabiliter un bâtiment qui accueillera des services sanitaires permettant aux plus démunis de “se refaire une beauté et redresser la tête”. Leur parcours du combattant, tant financier qu’administratif, prend les allures d’un film à suspense. “Sous la douche, le ciel” donne à voir la transformation d’une idée en réalité, revendiquant la place de l’imagination comme moteur d’action citoyenne face à un horizon politique bouché.
Des portes et des déserts relate l’Odyssée des migrants, ceux d’hier et d’aujourd’hui. Film muet, néanmoins sonore, il associe un texte défilant sur l’écran à des archives d’exode, aux tableaux agités de Turner et de ses contemporains ou encore à des enregistrements plus actuels, pris sur leur chemin par ceux qui quittent leur pays. Des mots et des images qui, ensemble, convoquent les fantômes de l’histoire de l’exil.
Octobre 2014. Ce que personne n’avait rêvé se produit. Les Burkinabé·es débarquent pacifiquement celui qui se voyait président à vie, Blaise Compaoré. Le rappeur Serge Bambara, dit Smokey, était parmi les insurgé·es. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des artisans de ce changement politique. “On a le temps pour nous” nous plonge dans le quotidien du rappeur iconique.
La chronique de la restructuration d’une entreprise métallurgique familiale de Wallonie touchée par la crise, et la multiplicité des points de vue selon que l’on est ouvrier, patron ou responsable politique, filmés au plus près par la caméra de Manu Bonmariage.
Sur le flanc des montagnes, la nuit, le jour, sous la pluie, dans la brume ou au soleil, des hommes, des femmes, des animaux se côtoient et vivent ensemble. Certains gardent les autres, les soignent, les nourrissent. Au cœur de tous ces gestes, il y a aussi la mort, la mise à mort que l’on a tue et que certains ne veulent plus taire.
Accompagné par le réalisateur Frédéric Mainçon, le contrebassiste, chanteur et comédien Fantazio, propose à son père de faire un voyage pour aller voir un vieil ami avec qui il était entré en résistance pendant le régime de Vichy.