Dans un quartier populaire de Bobo-Dioulasso, chaque soir, Madame Coda accueille chez elle les enfants des prostituées. Les jeunes femmes déambulent ensuite au "Black", une ruelle très animée du centre-ville, jusqu’au lever du jour où elles viennent récupérer leurs enfants. Mais Madame Coda, qui a plus de 80 ans, commence à être fatiguée.
À 63 ans et presque à la retraite, Joaquim est contraint de suivre les règles des agences pour l'emploi afin de pouvoir toucher les allocations de chômage. Bien qu'il sache qu'il ne retournera jamais à la vie active, il doit aller d'entreprise en entreprise pour demander des tampons attestant qu'il cherche du travail. Au cours de ces déplacements, il se remémore sa vie d'immigrant aux États-Unis, où il a travaillé comme chauffeur de taxi à New York et a été témoin des nombreux krachs de Wall Street.
Abdallah, athlète professionnel, a réussi à s'échapper de Gaza. Son ami Jehad, lui, y vit toujours. Il y entraîne de jeunes athlètes pour qui le sport reste le seul espace teinté d'espoir au milieu du conflit.
Durant l'automne 2016 à Winnipeg au Canada, Pascal Laugier, accompagné de sa troupe de comédiens, s'attelle à la fabrication de son quatrième long métrage. Au plus proche des intervenants qui nous confient tour à tour leurs doutes, leurs joies et leurs envies, vivez le tournage de "Ghostland" aux côtés de ceux qui le font.
Basé sur les écrits personnels de Patricia Highsmith et sur les témoignages de sa famille et de ses amantes, le film jette un nouvel éclairage sur la vie et l'œuvre de la célèbre auteure de thrillers, imprégnée des thèmes de l'amour et de son influence déterminante sur l'identité.
Les hôtels de guerre hébergent les journalistes couvrant les conflits. C’est là qu’ils croisent d'autres protagonistes, transformant cet espace en un site stratégique. L’hôtel de guerre est le lieu depuis lequel le conflit est observé, analysé, discuté et montré, jouant ainsi un rôle actif dans la représentation publique qui en est faite et dans notre compréhension des événements. "Hôtel Machine" est une réflexion sur cette représentation, construite à partir de leur lieu original de production. C'est l’histoire d’un hôtel qui se souvient.
Sarah et Emily Kunstler dirigent une version documentaire de la conférence de Jeffery Robinson, avocat de l'ACLU, sur les racines profondes de la suprématie blanche dans l'histoire américaine.
Les Enfants terribles nous plonge dans le quotidien d’une famille turque, celle du réalisateur, dans laquelle les jeunes adultes se battent chaque jour pour affirmer leur liberté et leur indépendance face à une autorité paternelle ancrée dans des valeurs traditionnelles. Ahmet Necdet Cupur nous livre ici le portrait intime d’une jeunesse prête à changer les choses.
Alors qu'il se remet d'une hémorragie cérébrale potentiellement mortelle, Sir Alex Ferguson est contraint de raconter ses souvenirs les plus précieux à son fils. De son éducation à Govan, la rencontre avec sa femme Cathy qui l'accompagne depuis 55 ans, lorsqu'il a joué aux Rangers, jusqu'à sa riche carrière en tant que manager d'Aberdeen et de Manchester United. Rejoignez Sir Alex et ses proches pour découvrir le véritable homme qui se cache derrière le plus grand entraîneur de football de tous les temps.
Le média qui donne de la voix à ceux qui n'en ont plus, c'est la radio. Au nord de l'Irak, sept jeunes journalistes, musulmans, chrétiens et yézidis, tendent leurs micros à ceux qui veulent la paix. Ils travaillent pour Radio Al-Salam, antenne affranchie d'influences politiques et religieuses. En toute liberté, des voix s'élèvent sur les ondes et font renaître le lien au sein d'une nation.
Un regard sur la vie et l'œuvre de Charlie Chaplin avec ses propres mots, à travers une interview approfondie qu'il a accordée au magazine Life en 1966.
Que voit-on du Japon quand le mont Fuji est invisible, perdu dans les nuages ? Évocation d’une invisibilité paradoxale autour de laquelle se rencontrent images de voyage, calligraphie, danse et gravure sur pellicule.
Documentaire à demi inventé sur le Québec et sur les îles du fleuve Saint-Laurent, réelles ou fabulées. Archipel est un long métrage d’animation pour deux récitants, un film au dessin libre et à la langue précise qui dit et rêve un territoire et ses habitants, pour dire et rêver un peu du monde et de l’époque.
Décembre 2010 : la révolution éclate en Tunisie, le pays de mon père. Les cris de fureur du peuple tunisien rejoignent d’une étrange manière l’agitation intérieure qui grandit en moi depuis quelques semaines. Traversant au même moment un épisode maniaco-dépressif d’une grande intensité, je suis diagnostiquée bipolaire et entre en clinique psychiatrique. Au sortir de cette longue dépression, je n’ai presque aucun souvenir de ce moment de vie. Me restent des dizaines d’heures de rushes, des centaines de photos, deux carnets remplis d’écrits, de collages, de dessins, précieuses traces palliant à mon amnésie. Plus de quatre ans après, ces quelques mois de ma vie restent encore inaccessibles à ma mémoire. Le projet de ce film : la reconstituer et tenter de montrer la réalité de cette maladie.
Et si les communautés lesbo-queer avaient quelque chose à partager des singularités de leurs sexualités ? À travers l’épineuse question du consentement, seize protagonistes de ces communautés prennent la parole. Existe-t-il une zone floue, un continuum entre consentement et agression ? De quelles manières peut-on déjouer la culture du viol et innover en matière de consentement ? Comment la notion d’agression a-t-elle été instrumentalisée historiquement pour exclure les femmes trans ?