Des hauts-plateaux du Vercors aux limbes des vallées de la Drôme, Boris tente d’atteindre son idéal : mener une vie de berger, loin de la société contemporaine et de sa technologie dévorante. Tout bascule à la naissance de son fils avec le difficile apprentissage de la paternité.
A la suite de la tempête qui a ravagé la France, le 26 décembre 1999, Dans ce documentaire, Joële van Effenterre a rencontré et filmé Dominique Aubier, une inconnue qui dérange.Dominique Aubier, 78 ans, auteur de 32 ouvrages, spécialiste de Don Quichotte et de l'Espagne, est une initiée moderne. Elle lit le réel et les événements qui ...
Un passage silencieux par la frontière devient un récit fantastique sur la jeunesse éternelle, la vie et la mort, raconté par une chorale de grenouilles. Une fable du présent, comme s’il était vu d’une autre planète.
L'action se passe à la caisse régionale d'assurance maladie de l'Ile-de-France (CRAMIF). D'octobre à décembre 1992, nous avons tourné dans les services "Invalidité" et "Tarification accidents du travail", ainsi qu'au courrier, au pool dactylos et aux archives. Cette "vraie vie" n'est rien d'autre que la vie réelle, bien réelle, huit heures par jour dans les bureaux, de celles qu'on a appelées les "OS du tertiaire".
Partant d'un contrôle de sécurité à l'aéroport de Tel Aviv, By The Throat explore une frontière plus profondément gravée, bien qu'invisible, qui définit les sons et les mots que nous pouvons prononcer. Nous transportons avec nous ces limites, créées par notre langue maternelle.
Dans un centre de rééducation, des femmes et des hommes amputés réapprennent sans relâche à marcher ou à saisir. Une prothèse mécanique se substitue désormais à la partie manquante de leur corps. Ils sont devenus hybrides.
La nuit tombe. Il neige sur Montréal. Des gens font la file au bureau des objets perdus de la société des transports. Tous ont perdu un objet qui, quand on s’y attarde, devient le symbole d’une perte plus profonde.
Deux timides jeunes hommes viennent d’être embauchés comme saisonniers dans un hôtel "all inclusive" sur la riviera turque. Les portes d’un nouveau monde, absurde, démesuré, s’ouvrent à eux. La farandole de maillots de bain bariolés, la profusion sans fin de nourriture et les exigences de la direction vont les transformer pour toujours. All-In explore la perte de l’innocence, en face d’une Europe qui ne fait plus rêver. Au cours de ce voyage initiatique dans le monde absurde du tourisme de masse, la gentillesse et l’empathie initiale d’Ismail et Hakan laissent place à l’indifférence… Ils en viennent à s’interroger : que doit-on accepter pour réaliser ses rêves ?
Un équipe de cinéma sillonne les côtes anglaises pour tenter de percer le mystère entourant un disque paru 30 ans plus tôt, « Spirit of Eden », et le passage de la lumière à l’ombre de ses auteurs Talk Talk. De rencontres incertaines en captation sonores inattendues, leur voyage va se transformer en quête du silence. Avec le punk comme philosophie, considérant que la musique est accessible à tous et l’esprit se situe au-dessus de la technique.
Elitza Gueorguieva filme la fabrication du roman que son alter-ego biélorusse Aliona initie sur son père, aventurier maritime, physicien et rêveur, disparu au large d’une côte turque en 1995. En accompagnant ce processus de deuil et d’émancipation par l’écriture, la cinéaste bulgare invente son propre langage visuel qui amplifie la tension entre rêve et réalité, poésie et mémoire.
Admise à l’université, Alison Kuhn s’est jurée d’y réaliser un film sur les structures du pouvoir, leurs abus et leur impunité. Elle est en effet poursuivie par le souvenir traumatisant d’un casting, lors duquel elle fut victime de comportements inappropriés de la part d’un metteur en scène. Lorsqu’elle découvre que celui-ci projette d’utiliser son audition filmée dans un long métrage, Alison Kuhn réunit dans sa fac cinq autres jeunes comédiennes, agressées dans les mêmes conditions. Sur la scène d’un auditorium, un « safe space » où elles peuvent s’exprimer, l’étudiante recueille leur témoignage sur cinq jours consécutifs.
Á Kara-Kara, quartier marginalisé de Zinder au Niger, historiquement celui des lépreux, règne une culture de la violence entre gangs. Certains jeunes tentent de s’en sortir, fonder une famille parfois et s’offrir un avenir autre que celui de la prison. La réalisatrice Aicha Macky, originaire de Zinder, filme au plus près leur quotidien partagé entre leur gang, la famille, la débrouille et cette volonté de sortir du cycle de violence dans laquelle ils se sont construits.