Partout dans l’Europe occupée, des Résistants condamnés à mort ont écrit à leurs proches la quintessence de leur “vie à en mourir”. Ni supplication, ni cri, ni fulmination. Au contraire, une lumineuse invitation, portée par une singulière polyphonie de voix et de musiques, à raisonner sur le sens à donner à la vie, à l’amour, à l’amour de la vie.
Jackie, Julie et Shanny font partie des milliers d’Africains installés en Chine. Comme elles, des milliers de jeunes femmes et hommes partent chercher à Canton la possibilité de faire fortune, de se former ou de monter une affaire se débattant dans l’économie globalisée chinoise. Baskets Nike au kilo, sacs Vuitton par colis de 100, chemises Gucci en palettes... tous les jours, ces petits ou gros investisseurs, débutants ou expérimentés, achètent et expédient des tonnes de marchandises qui s’entassent dans des containers à destination de Douala, Lagos ou Mombasa.
Le film opère une double résurrection : celle du sanatorium des étudiants de Saint-Hilaire-du Touvet dans l’Isère ainsi que la présence en ses murs d’un jeune écrivain, Roland Barthes, qui écrit à son ami d’alors, Philippe Rebeyrol. Le sanatorium est en cours de démolition et les photos du passé se superposent aux images du présent, tandis que la voix de Bruno Podalydès fait entendre la verve tour à tour lyrique, désespérée, allègre et sombre de l’écrivain au rythme de sa santé et de ses humeurs changeantes.
Fils de Garches est l’histoire d’un mauvais souvenir. Des passages réguliers à l’hôpital lorsque j’étais enfant ont marqué ma vie et celle des enfants qui avaient mon handicap. Tordre un petit peu pour essayer de me remettre droit. C’est donc une histoire de mémoire et de corps différents.
Fedayin, le combat de Georges Abdallah retrace le parcours d’un infatigable communiste arabe et combattant pour la Palestine. Des camps de réfugié·e·s palestinien·ne·s qui ont forgé sa conscience, à la mobilisation internationale pour sa libération, nous allons à la découverte de celui qui est devenu l’un des plus anciens prisonniers politiques d’Europe.
En 1982, au plus fort de l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS, plus d’un million et demi d’habitant·es sont poussé·es à l’exil en Iran. C’est là qu’est né Taghi, qui souhaite désormais fuir une société faisant subir à son peuple une discrimination quotidienne.
Une enquête familiale dans la Syrie des années 1930, confrontée aux événements actuels. Lucas Vernier tisse un film délicat sur les interstices de la guerre et de la mémoire syrienne.
Narges Kalhor nous plonge dans l’apocalypse joyeuse et déconstruite d’un dédale d’histoires, en suivant quatre personnages qui ont fui en Allemagne pour échapper aux situations politiques désespérées ou dangereuses de leurs pays.
Je me demande si, entre française, juive, et arabe, il faut choisir. Je rends visite à chacun de mes quatre grands-parents, juifs d’origine algérienne et tunisienne exilés en France dans les années 1960, pour interroger avec eux le sens de ces appartenances apparemment contradictoires qu’ils m’ont léguées. Mon trouble, hélas, est peu communicatif.
Il subsiste, dans le sud, un endroit où la magie poursuit pleinement son œuvre. Bien qu’invisible, on y retrouve ce sentiment mystérieux, enfoui, qui enveloppe toute personne et toute chose. Il se dévoile au travers des destins parallèles de Moka, un jeune artisan d’origine marocaine qui, dans l’antre d’une fonderie, étudie et cherche à percer les secrets de la transformation des métaux et d’Achille, un diseur de bonne aventure à l’âge avancé, ancienne star de la télévision locale, qui, après avoir purgé une longue peine de prison, aspire à retrouver une vie normale en se réinsérant dans la société. Bien malgré lui, Achille se trouve non seulement confronté à sa santé sur le déclin mais également à un monde totalement transformé. Dans ce monde, pourtant, on retrouve une foule d’individus qui se tournent vers les magiciens et autres diseurs de bonne aventure, dans l’espoir de résoudre leurs problèmes ou de voir enfin surgir la chance.
Mika apprend le 5 avril 2012 qu’elle est atteinte d’une leucémie. Elle a 6 ans. L’enfant, la maman, le papa et le médecin, nous content le long parcours vers la guérison.
Dans une Argentine divisée entre un conservatisme profond et un élan féministe inédit, le film dépeint les trajets de Claudia et Violeta, dans leur cheminement politique et leur vie intime. Femmes trans se revendiquant travesties, elles se heurtent à la violence patriarcale.
Le premier film du cinéaste soviétique Dziga Vertov s’intitule L’Anniversaire de la Révolution. Il date de 1918 et célèbre le premier anniversaire de la révolution d’Octobre. Il fut réalisé selon les principes caractéristiques du cinéma de Vertov à base de montage d’images trouvées ou documentaires. On vient, en novembre 2018, de célébrer le centenaire de sa sortie. Or, il s’agissait d’un long métrage extrêmement impressionnant, d’une longueur de plus de trois mille mètres, un record à l’époque de la Guerre Civile. Les événements montrés couvrent la période entre février 1917 (la révolution bourgeoise) et la fin de l’été 1918, date à laquelle débuta la Guerre Civile russe.