À Monoblet, dans les Cévennes, à la fin des années 1960, se met en œuvre la « Tentative Deligny » : des adultes vivent dans un même lieu avec des enfants jugés incurables. Il ne s’agit plus de les soigner, de les éduquer, voire de les civiliser, mais d’effectuer à leurs côtés des gestes quotidiens comme couper du bois, aller chercher de l’eau. Loin du comportementalisme de plus en plus à la mode, il s’agit de ne rien forcer, d’écouter et de se laisser soi-même enseigner.
Chronique d’une mort annoncée dont Hervé Guibert filme la répétition et décrit l’horreur au quotidien sans vaine pudeur, sans complaisance. L’image qu’en photographe, il maîtrise parfaitement, l’aide à faire de ce tête-à-tête avec le sida, – confession suprême d’une œuvre autobiographique – un acte de foi en la littérature, une ode à la vie.
Une famille italienne en quête d’une vie meilleure vient rejoindre le père, mineur dans le Borinage en Belgique. Meyer filme la mélancolie, la misère mais aussi les joies des familles de mineurs.
On raconte que Dieu, ayant fini de petrir la terre et ses continents, se frotta les mains de satisfaction: les dernieres miettes qui tomberent sans la mer formerent les ile du Cap Vert.
Un appel est lancé pour pallier une pénurie de charbon, et accomplir les objectifs du plan quinquennal en URSS. Sur un fond de musique de marche militaire et de sons industriels, les mineurs du Donbass se mettent massivement au travail. Des wagons de charbon sont préparés, des usines sidérurgiques peuvent entrer en action, et enfin les kolkhozes, équipés dès lors de tracteurs, finissent à temps les récoltes. Dziga Vertov fait ici un usage recherché et original des bruits d’usines et dépeint par ce film la situation générale du pays au lendemain de la révolution russe.