Face à un système qui abolit massivement le travail mais qui continue de le présenter comme "norme et fondement irremplaçable de notre dignité", certains préconisent "l'exode de la société du travail" et le mettent en pratique...
Depuis 1950, je n'ai cessé de tenir mon journal filmé. Je me promenais avec ma Bolex en réagissant à la réalité immédiate : situations, amis, New York, saisons. Certains jours, je tournais dix plans, d'autres jours dix secondes, d'autres dix minutes, ou bien je ne tournais rien... Walden contient le matériel tourné de 1964 à 1968 monté dans l'ordre chronologique. La bande-son utilise les sons enregistrés à la même époque : voix, métro, bruits de rues, un peu de Chopin (je suis un romantique) et d’autres sons, significatifs ou non.
Alors que la seconde Intifada plonge les Israéliens dans la terreur et les Palestiniens dans le dénuement et la frustration, Avi Mograbi, cinéaste israélien, croit pourtant en la force du dialogue.
Troisième volet d’une trilogie autour de la tribu papoue des Ganiga en Nouvelle-Guinée. Joe Leahy, propriétaire d’une plantation de café où tous travaillent, est perçu comme "l’ambassadeur du monde moderne ". Jusqu’au jour où le prix du café s’effondre, et les salaires avec. Ressurgit alors le vieux système ganiga et la guerre tribale éclate.
De jeunes élèves sont interrogés par Abbas Kiarostami. Face à la caméra, ils racontent leur vie, le soir, après l’école : les dessins animés, les devoirs avec leurs parents souvent illettrés, les châtiments corporels et les rares encouragements.
Los Angeles et le cinéma. À l’aide de plus de 200 extraits de films, l’œuvre culte de Thom Andersen est une fresque ambitieuse sur la représentation de la mégalopole américaine. Divisé en trois parties, le film observe les choix effectués par les cinéastes sous de multiples angles, des lieux de tournage récurrents aux récits prenant la ville comme sujet. Le cinéma n’a pas simplement filmé Los Angeles, il lui a créé une histoire et un présent fictifs qui font désormais office de réalité.
Dans les années 30, les nageuses du club juif de l'Hakoah de Vienne règnent sans partage sur les compétitions nationales autrichiennes. L'annexion du pays par l'Allemagne hitlérienne marque un coup d'arrêt aux performances de ces championnes...
Durant une année, de Marseille à Charleroi, de Bruay à Genève, à travers des banlieues du bout du monde et des usines en friche, le cinéaste a remonté les lignes de rupture de la civilisation engendrées par des industries condamnées...
On apprend l'histoire de France à travers celle des hommes. Mais pour la connaître vraiment, il faut remonter bien avant. Ce voyage de plus de 2 milliards d'années à travers le temps s'intéresse d'abord à l'héritage géologique de la terre qui aujourd'hui s'appelle France. Ainsi, une immense chaîne de montagnes culminant à 8000 mètres d'altitude, en s'érodant, est devenue la Bretagne. Une région de lagunes aux eaux chaudes et peu profondes a donné naissance à Paris. A l'époque, l'Aiguille du midi dépassait à peine d'une immense calotte glaciaire qui, en fondant depuis quelques millénaires, a tracé les principaux fleuves de France et rempli la Manche à une époque où Brest aurait été à une centaine de kilomètres de la mer.
Hazem arrive en Belgique après un douloureux voyage depuis Gaza. Elettra arrive à Bruxelles pour y étudier le cinéma documentaire. Leurs premiers instants ensemble déclenchent le désir de se connaître et la caméra devient l’outil pour s’écouter. Exils et migration intérieure permettent de se rejoindre là où les regards sont plus doux et justes.
Ce film a pour origine l’histoire tragique qui est arrivée à un éleveur de Saône-et-Loire, militant contre l'agro-industrie. Il s’appelait Jérôme Laronze, il est mort le 20 mai 2017 abattu par un gendarme, au terme de longs mois de conflit avec l’administration de l’élevage. Sur place nous avons rencontré les gens que vous allez voir dans le film. Plusieurs le connaissaient, certains étaient ses amis. Avec eux, nous avons voulu rejouer ce qui s’est passé.
L’Assurance chômage semble vivre ses derniers soubresauts victime de l’Effet Bahamas, une mystérieuse épidémie qui pousserait les gens à partir sous les tropiques avec l’argent de la caisse. La disparition de la caisse serait-elle une destruction programmée ? En suivant la piste de l’argent et le récit de quelques rescapés, je m’emploie, moi chômeuse, à démêler les fils d’une fiction communément admise.