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Accueil > Dossiers Cinéma, Séries > Les Essentiels de Romy Schneider
Il y a trente ans disparaissait Romy Schneider, actrice mythique au destin hors du commun. L'occasion pour la rédaction d'Allociné de vous proposer une sélection non exhaustive des "Essentiels" de la star : soit dix films incontournables pour quiconque veut (re)découvrir les différents visages qu'elle a offerts au cinéma, de Sissi à La Passante du Sans-Souci, en passant par César et Rosalie ou Le Vieux Fusil ...
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De quoi ça parle ?
En 1964, Henri-Georges Clouzot choisit Romy Schneider, 26 ans, et Serge Reggiani, 42 ans, pour être les vedettes de L'Enfer. Un projet énigmatique et insolite au budget illimité, un film destiné à être un "événement" cinématographique à sa sortie. Mais après trois semaines de tournage, le drame. Le projet est interrompu, et les images que l'on disait "incroyables" ne seront jamais dévoilées.
Ces images, oubliées depuis un demi-siècle, ont été retrouvées et se révèlent plus époustouflantes encore que ne le voulait la légende. Elles racontent un film unique, la folie et la jalousie filmées en caméra subjective, l'histoire d'un tournage maudit et celle d'Henri-Georges Clouzot laissant libre cours à son génie. Jamais Romy n'a été aussi belle et hypnotique. Jamais un auteur n'aura été aussi proche et fusionnel avec son héros. Serge Bromberg et Ruxandra Medrea réussissent ici une "recomposition" de l'oeuvre disparue, créant un nouveau film qui raconte l'histoire de ce naufrage magnifique et permet au projet d'exister enfin.
Pourquoi le (re)voir ?
Lorsqu'on découvre les images tournées par Henri-Georges Clouzot et retrouvées par Serge Bromberg, plus de doute: un chef d'oeuvre était en route. L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot donne non seulement le sentiment qu'un grand film du cinéaste nous manque, mais que l'histoire du cinéma français en aurait été altérée. Le parti pris esthétique prenait à contrepied les réalisateurs de la Nouvelle Vague, aux yeux desquels Henri-Georges Clouzot n'avait plus rien à offrir au cinéma. Deux ans après le fameux Something's got to give de George Cukor, dernier film inachevé avec Marilyn Monroe en tête d'affiche, une autre des plus belles actrices au monde a joué dans une oeuvre interrompue et qui ne verra jamais le jour : Romy Schneider.
L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot est aussi un document passionnant sur les méthodes de travail du cinéaste et ses rapports conflictuels avec ses comédiens. On y retrouve Serge Reggiani perdant à plusieurs reprises son sang froid, alors que la belle Romy Schneider, avec son rouge-à-lèvres bleu, plus sexy et dénudée que jamais, fait preuve d'un professionnalisme et d'une patience à toute épreuve.
Et puis, simplement, L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot est tout ce qui reste de ce qui aurait dû être "L'Enfer", d'Henri-Georges Clouzot. Une raison qui, à elle seule, justifie qu'on visionne inlassablement ce film. Comme le disait Serge Bromberg, au moment de recevoir le César du meilleur documentaire : "Et dire qu'il restait encore un film avec Romy Schneider à découvrir !"
Le saviez-vous ?
Le film d'Henri-Georges Clouzot n'a jamais vu le jour, mais son scénario a été récupéré par Claude Chabrol en 1994, qui tourna sa propre version de L'Enfer, avec Emmanuelle Béart et François Cluzet. Un joli coup de chapeau d'un ancien de la Nouvelle Vague à Henri-Georges Clouzot, mais qui n'a tout de même pas comblé le trou béant laissé par l'abandon d'un film qui, trente ans plus tôt, aurait fait sensation.
La bande-annonce du film
Lorsqu'on découvre les images tournées par Henri-Georges Clouzot et retrouvées par Serge Bromberg, plus de doute: un chef d'oeuvre était en route. L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot donne non seulement le sentiment qu'un grand film du cinéaste nous manque, mais que l'histoire du cinéma français en aurait été altérée. Le parti pris esthétique prenait à contrepied les réalisateurs de la Nouvelle Vague, aux yeux desquels Henri-Georges Clouzot n'avait plus rien à offrir au cinéma. Deux ans après le fameux Something's got to give de George Cukor, dernier film inachevé avec Marilyn Monroe en tête d'affiche, une autre des plus belles actrices au monde a joué dans une oeuvre interrompue et qui ne verra jamais le jour : Romy Schneider.
L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot est aussi un document passionnant sur les méthodes de travail du cinéaste et ses rapports conflictuels avec ses comédiens. On y retrouve Serge Reggiani perdant à plusieurs reprises son sang froid, alors que la belle Romy Schneider, avec son rouge-à-lèvres bleu, plus sexy et dénudée que jamais, fait preuve d'un professionnalisme et d'une patience à toute épreuve.
Et puis, simplement, L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot est tout ce qui reste de ce qui aurait dû être "L'Enfer", d'Henri-Georges Clouzot. Une raison qui, à elle seule, justifie qu'on visionne inlassablement ce film. Comme le disait Serge Bromberg, au moment de recevoir le César du meilleur documentaire : "Et dire qu'il restait encore un film avec Romy Schneider à découvrir !"

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