Mon AlloCiné
    Marrakech 2013 : Terry Gilliam présente "Le Théorème Zéro" !
    4 déc. 2013 à 19:30
    facebook Tweet

    Aujourd'hui au Festival de Marrakech : rencontre avec le grand Terry Gilliam, venu présenter son tout dernier film, "Le Théorème Zéro" avec Christoph Waltz...

    © Corbis

     

     

    Jouez et gagnez un voyage au Festival de Marrakech !

    La phrase du jour

    "J’ai vu trop de films qui se ressemblent. Quand je vais au cinéma et que je vois les bandes-annonces, je me dis que ce sont les mêmes depuis 20 ans. Les films sont brillants d’un point de vue technique, mais où sont les idées, où sont les surprises ? Ce sont des copies de copies de copies. C’est distrayant, mais ça ne fait pas réfléchir."


    Terry Gilliam

    Le film du jour

    Le Théorème Zéro de Terry Gilliam

    4 ans que l’on attendait un nouveau film du réalisateur après son intriguant Imaginarium du Docteur Parnassus ! Mais notre patience n’aura pas été vaine, car c’est fidèle à lui-même et à son univers extravagant que Terry Gilliam est de retour avec son tout nouveau film : Le Théorème Zéro. Cet ovni qui oscille entre drame psychologique et film de science-fiction nous présente un monde désordonné, loufoque, un univers ayant sa logique propre et qui n’est pas sans rappeler le célèbre Brazil.

    Outre un excellent David Thewlis et plusieurs petits rôles tenus par Matt Damon, Tilda Swinton et Ben Whishaw, c’est Christoph Waltz, dans un registre encore nouveau pour lui, qui est véritablement au centre du film. Interprétant l’énigmatique Leth Qohen, un informaticien victime de la société et qui cherche désespérément à découvrir le sens de la vie, le comédien autrichien, troublant et drôle à la fois, étonne une fois de plus.

    Le défi qui attend le spectateur consiste à entrer dans l’univers que lui propose Terry Gilliam. Sans être assuré de comprendre tout sur tout (à l’instar du personnage principal, d’ailleurs), on est cependant certain de vivre un voyage hors du commun.

    La rencontre du jour

    Habillé d’une sorte de kimono et coiffé d’une longue tresse, c’est dans une allure digne d’un maître Jedi que Terry Gilliam s’avance à la rencontre des journalistes. L’air jovial, comme à son habitude, et le sourire aux lèvres, il s’installe comme à un repas entre amis, et ponctue ses réponses de grands éclats de rire…

    Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de confier le premier rôle de vôtre film à Christoph Waltz ?

    "Parce qu’il est brillant ! (rires) Je l’ai rencontré très brièvement quelques semaines avant les BAFTA. Je lui ai dit : « Il faut qu’on travaille ensemble ! » C’est tout simplement un incroyable acteur. Ce que je trouve intéressant chez lui c’est qu’il était encore récemment un acteur normal, assez peu connu. Et d’un coup, à 52 ans, il devient une vraie star : c’est quelque chose de très intéressant. Quand on a parlé du rôle pour la première fois, je lui ai dit : « Ecoute, tu ne seras jamais hors champ. Tu es le film. Donc je vais te suivre. Je ne vais pas m’asseoir et te dire quoi faire. Je te demanderai ce que tu penses, je suivrai, et on bâtira le film autour de toi. » Et c’est ce qu’on a fait. J’ai rassemblé de nombreux amis avec qui j’avais envie de travailler pour compléter le casting et… on a fait un film."


    Comment avez-vous décidé de reformer les Monty Python et de remonter sur scène ?

    "On s’est retrouvés ensemble parce qu’on était impliqués dans une affaire de justice à Londres. On a perdu. Donc on s’est retrouvés pour discuter de ce qu’on allait faire. Nous avons soudain réalisé qu’on avait une grosse dette à rembourser. Et en passant du temps ensemble, l’idée nous est venue de nous faire de l’argent rapidement en retournant sur scène. Et c’est ce qui s’est passé. On avait prévu un seul spectacle, et les places se sont vendues en 43 secondes. On en a donc ajouté 4 de plus, et ils se sont vendus en 2 heures. Et on s’est dit : « Tiens, on se fait vraiment de l’argent, là ! Tout le monde est disponible une semaine de plus ? » Et tout le monde a dit oui. " (rires)


    Quand vous regardez 20 ans en arrière, comment vous voyez-vous ? De quelle manière avez-vous changé ?


    "Vous savez, il y a cette fameuse courbe dans la carrière de quelqu’un. Il y a 20 ans, j’étais en haut, et maintenant j’ai glissé en bas. (rires) C’est plus difficile pour moi d’obtenir de l’argent pour faire des films. Parce que je ferai toujours uniquement des films dont j’ai le contrôle complet, je ne laisserai le final cut à personne d’autre, ce sont mes films. C’est moi qui choisis les personnes qui prendront des décisions, à l’opposé des exécutifs qui s’inquiètent pour leur travail. Donc je m’entoure de gens intelligents et talentueux et on discute, on décide ce qu’on va faire. Mais je suis le gardien de la porte, je ne laisserai personne d’autre rentrer. C’est ça le final cut pour moi."


    La scène préférée de Terry Gilliam :

     


    Jouez et gagnez un voyage au Festival de Marrakech !

    T.I.

    facebook Tweet
    Commentaires
    • GTB
      Le côté formaté du cinéma est une évidence. On lisse beaucoup aussi. Heureusement ça ne concerne pas encore tout le cinéma.
    • Blaste
      ah oui, je n'avais vu qu'une version dégueu. merci de l'info ;)
    • stuters
      la bande annonce est déjà en ligne !
    • Blaste
      peu de surprises, esthétiquement, plutôt d'accord, même si ponctuellement on peut être étonné, mais dire que y a pas d'idée, je trouve ça un peu poussé. il peut très bien y avoir des idées sans pousser vers une radicalité comme Gilliam sait le faire. hâte de voir ce foutu film, en tout cas, et qu'il nous la sorte, sa bande-annonce si secrète...
    Voir les commentaires
    Suivez-nous sur Facebook
    Top Bandes-annonces
    Doctor Sleep Bande-annonce VO
    Sponsorisé
    La Vérité si je mens  ! Les débuts Bande-annonce VF
    L'Audition Bande-annonce VF
    Le Traître Bande-annonce VO
    Pavarotti Bande-annonce VO
    J'accuse Bande-annonce VF
    Bandes-annonces à ne pas manquer
    Actus ciné Festivals
    The Irishman : "grand cru", "crépusculaire", "ennuyant", le Scorsese a-t-il conquis le festival Lumière ?
    NEWS - Festivals
    mercredi 16 octobre 2019
    The Irishman : "grand cru", "crépusculaire", "ennuyant", le Scorsese a-t-il conquis le festival Lumière ?
    Festival de Bordeaux (FIFIB) : James Gray, Jodorowsky, le créateur de The OA au programme
    NEWS - Festivals
    mardi 15 octobre 2019
    Festival de Bordeaux (FIFIB) : James Gray, Jodorowsky, le créateur de The OA au programme
    Dernières actus ciné Festivals
    Meilleurs films à l'affiche
    Joker
    Joker
    4,6
    De Todd Phillips
    Avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz
    Bande-annonce
    Toy Story 4
    Toy Story 4
    4,3
    De Josh Cooley
    Bande-annonce
    Donne-moi des ailes
    Donne-moi des ailes
    4,3
    De Nicolas Vanier
    Avec Jean-Paul Rouve, Mélanie Doutey, Louis Vazquez
    Bande-annonce
    Pour Sama
    4,3
    De Waad al-Kateab, Edward Watts
    Bande-annonce
    Fahim
    4,2
    De Pierre-François Martin-Laval
    Avec Assad Ahmed, Gérard Depardieu, Isabelle Nanty
    Bande-annonce
    Camille
    4,1
    De Boris Lojkine
    Avec Nina Meurisse, Fiacre Bindala, Bruno Todeschini
    Bande-annonce
    Tous les meilleurs films au ciné
    Back to Top