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    La couleur des sentiments : pourquoi Viola Davis regrette d'avoir joué dans le film
    Par Jean-Maxime RENAULT (@J_M_Renault) — 16 juil. 2020 à 11:12
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    Le succès de "La couleur des sentiments" sur Netflix un peu partout dans le monde a donné l'occasion à Viola Davis de réaffirmer qu'elle n'était plus à l'aise avec ce film aujourd'hui...

    The Walt Disney Company France

    En 2018, lorsque l'on demandait à l'actrice Viola Davis si elle avait des regrets sur son parcours, elle évoquait de façon assez surprenante le rôle qui lui avait offert une renommée internationale en 2011 : celui d'Aibileen Clark dans La Couleur des sentiments, une gouvernante noire dans les années 60 qui prenait la décision de publier son témoignage contre la décision de son employeuse. "Il m'a semblé qu'au bout du compte, ce n'était pas les voix des domestiques qu'on entendait." expliquait-t-elle. "Je connais Aibileen. Je connais Minny. Elles sont ma grand-mère. Elles sont ma mère. Et ce dont je suis sûre, c'est que si on veut faire un film dans lequel le postulat principal est de comprendre ce que ça faisait de travailler pour des Blancs et d'élever des enfants en 1963, j'ai envie d'entendre ce que ça faisait vraiment. Je n'ai jamais entendu ça au cours de ce film" poursuivait-elle.

    10 ans après la sortie du film, qui a cartonné récemment sur Netflix suite au mouvement #BlackLivesMatter, et alors qu'elle est célébrée en Une de Vanity Fair, elle revient plus en détails sur cette déclaration, qu'elle réaffirme avec force.

    "Il y a une partie de moi qui pense toujours que je me suis trahie, et que j'ai trahi les miens, parce que j'ai joué dans ce film qui n'était pas prêt à dire toute la vérité. Il a été créé avec le filtre d'Hollywood dans un contexte de racisme systémique." démarre-t-elle. Le film de Tate Taylor simplifierait à outrance les relations entre les races selon elle. "Ils sont investis dans le combat de raconter ce que c'est d'être noir, mais toujours en adéquation avec les attentes du public blanc" dit-elle au sujet des producteurs hollywoodiens. Elle tient toutefois à soutenir ses co-stars du film (Jessica Chastain, Octavia Spencer...) : "Je ne peux pas vous dire à quel point j'aime ces femmes, et à quel point elles me le rendent.

    La bande-annonce de La couleur des sentiments :

    La Couleur des sentiments Bande-annonce VO

     

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    Commentaires
    • Bacta142.
      Le coup du blackface de Griezmann a surtout été dénoncé à l'international il me semble, et notamment aux US puisqu'il s'est déguisé en Harlem Globetrotter. Quant à la police, il y a peut-être des différences avec les US (notamment du au port d'arme), mais il y a aussi des problèmes en France.
    • Ryo H
      Et le problème est pourtant bien importé en France, notamment en important tel quel des problématiques américano-américaine. Comme Antoine Griezmann et son blackface ou faire l'amalgame entre la police française et américaine, qui se comporte comme une milice d'un état totalitariste, plus que comme un service d'aide aux individus, ce qu'elle est censé être.
    • Bacta142.
      En effet je pense que ce racisme et donc ce communautarisme découlent d'un certain modèle de société.. à ne pas copier du coup!
    • Ryo H
      Compréhensible, certes, mais ça ne veut pas dire acceptable. On ne dépassera jamais le racisme systémique si on ne démoli pas l'idée du communautarisme à l'américaine.C'est une évidence que beaucoup semblent ne pas avoir compris. L'amour entre les individus nait s'il y a des liens entre eux. Et ces liens, ils passent par de la proximité.Tu ne vas pas porter ton voisin dans ton coeur si vos seuls rapports, c'est de vous dire bonjour lorsque vous vous croisez sur le pallier.Les gens se plaignent du racisme aux USA alors que leur mode de fonctionnement en est un des moteurs principaux. C'est donc problématique et contradictoire.
    • palatine chénat
      vite , un exorciste, chassez le démon de stevie.
    • Bacta142.
      Le racisme d'hier (et d'aujourd'hui) a construit ce communautarisme. C'est dommage mais compréhensible, quelque part.
    • Bacta142.
      Tu parlais sans doute d'une des plus grandes trilogies de ce début de siècle.
    • Naughty Dog
      Harlem n'a pas besoin d'être rénové, je sais pas si tu y as été dernièrement mais c'est un très beau quartier quasi gentrifié mtn lol
    • happykollapse
      Tout a fait, le film véhicule évidemment l'anti-racisme, la libération de la parole de ces femmes noires et le fait très bien. C'est même un chef d’œuvre du genre pour moi. Je ne comprends pas très bien ce que Viola Davis lui reproche.Ce film est fait pour tout le monde, quel que soit le taux de mélanine.
    • palatine chénat
      par exemple, bacattrouille, il pourrait faire des films sur les origines des films parcequ'il adore ça mais ça risque d'être pire que le matériau d’origine.
    • palatine chénat
      rosa parkinson
    • palatine chénat
      je pense qu'avec son cachet et son salaire d'actrice, elle peut rénover à elle seule tout harlem mais bon entre les paroles et les actes c différent comme le dirait pujadas.
    • palatine chénat
      baby groot n'est pas grand mais il est méchant, baby groot est petit mais il est zarbi
    • Ryo H
      Reste qu'on ne combat pas le racisme avec du racisme. Pour citer Martin Luther King, on ne combat pas l'obscurité par l'obscurité, mais par la lumière. Dans la mouvance anti-raciste actuelle, il y a par moment un vrai retour en arrière. On en est presque a faire du séparatisme, pour ne aps dire du ségrégationnisme.Rosa Parks s'est levée pour avoir le droit d'utiliser les mêmes sièges de bus que les blancs, et aujourd'hui, nombre de noirs choisissent d'eux-mêmes d'avoir leur propres places de bus. Il y a pire qu'une ironie ici, il y a un dénigrement du combat originel en réalité.
    • ManoCornuta
      J'attends, dans les jours à venir, les reproches que certains ne manqueront pas de faire à Spielberg pour avoir réalisé la Couleur Pourpre... Tout le monde peut avoir un regard ou un avis sur une problématique qui ne le touche pas au premier degré, et rendre compte de faits hors de sa communauté. Je n'ai pas vu la Couleur des Sentiments mais, même en admettant que Viola Davis ait raison, le film ne véhicule-t-il pas le message qu'elle pouvait souhaiter? A partir de là, la polémique est stérile.
    • Clémentine C.
      Je comprends mais je pense aussi qu'en tant que non Américain, c'est difficile de comprendre cette mentalité :/ Mais quand tu viens d'un pays où, pendant des siècles, les noirs n'étaient même pas traités comme des hommes, ça renforce cette mentalité communautariste de nous contre les autres, parce que c'est tout ce que tes ancêtres t'ont transmis... J'imagine que ça prendra encore plusieurs siècles avant de totalement disparaître (ou quelques décennies pour être plus optimiste ^^)
    • _silentbob_
      Du coup on fait comment sur les films du moyen âge ?
    • _silentbob_
      Justement il n'y avait pas forcément de l'horreur dans l'esclavage dans tous les foyers et c'est cette vérité qui dérange le plus. Noir, blanc, jaune ect...je m'en fou totalement de la couleur de peau d'un réal. Les gens racistent ne sont pas forcément ceux qu'on le pensent.
    • Baby Groot
      Par contre, jouer dans suicide squad et le chèque, ça elle regrette pas...
    • Melnibonéen
      j'ai trahi les miensJe trouve ça trop bizarre de dire les miens pour parler d'une partie de l'humanité qui aurait pour seul dénominateur commun le même taux de mélanine que moi.Si une femme blanche disait les miens pour parler des gens blancs, tout le monde comprendrait que cette formule est assez raciste.Tous les humains sont frères, quelle que soit la couleur de leur peau. C'est la seule vérité.Et j'ai malheureusement l'impression que le phénomène BLM nie cette vérité et a plus pour conséquence de rendre légitime le concept du racisme plutôt que de le condamner.
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