La Reine Margot
Note moyenne
3,7
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185 critiques spectateurs

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Lolomc
Lolomc

4 abonnés 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2018
Isabelle Adjani est encore plus magistrale qu’á son habitude. Casting, décors, costumes tout est parfait.
Mysterfool
Mysterfool

15 abonnés 252 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2018
Un pur chef d’œuvre, mais à qui en attribuer la paternité ? A tous, Alexandre Dumas, Patrick Chéreau et Danielle Thompson. Et puis à tous les acteurs parmi lesquels je n’ai pas pu en sortir un meilleur car ils le sont tous. Dirigé comme un opéra c’est une succession de tableaux avec les belles natures mortes des corps ensanglantés des victimes de la St Barthélémy. Les erreurs historiques n'ont pas d'importance sauf à m'obliger à lire des livres d'historiens pour connaître le fin mot de cette Histoire de France.Ce film vaut bien plus qu’une messe !
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2018
Chéreau ne voulait pas faire un film historique, donné la leçon aux spectateurs, il voulait au contraire une oeuvre contemporaine. On retrouve cette volonté dans les dialogues, dans les "libertés " historiques que s'accorde le scénario et enfin dans le sujet en lui-même. En effet à la sortie du film, les guerres de religion sont encore terriblement d'actualité. Accompagné d'un gros casting, Chéreau réalise un opéra qui a marqué le cinéma français.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 septembre 2017
Une grosse production, une scène d'introduction très prometteuse, un scénario intéressant, mais aussi des acteurs aux prestations douteuses (Isabelle Adjani viendra contrebalancer tout ça en étant la seule à proposer un jeu digne de ce nom, et en apportant un minimum de fraîcheur par la même occasion), une réalisation assez caractéristique du genre, pas vraiment originale ni surprenante, et qui ne viendra donc pas sublimer le récit, "La reine Margot" reste un film historique très (trop) classique, laissant intervenir le marchand de sable à plusieurs reprises. Une fois de plus, un gros budget ne fait pas tout !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 août 2017
Patrice Chéreau part du postulat très "godardien" que son public dispose déjà du bagage historique et culturel pour décoder son film. Ceux qui connaissent parfaitement le contexte de la France de cette fin du XVIème siècle seront flattés d'assister à un catalogue d’anecdotes, de références et de caméos conçus comme autant d'appels du pied de la part du réalisateur.

Pour les autres, le film s’apparentera à une séance de torture alternant moments de confusion et d'ennui.

Car en dehors des prétentions élitistes, il règne dans cette œuvre une absence totale de maîtrise du langage cinématographique le plus élémentaire. La narration y est confuse, les dialogues tantôt abscons, souvent somnifères. Les enjeux, les personnages manquent de clarté et paraissent brouillons. L'ensemble souffre d'une trop grande densité. C'est là l'erreur classique des adaptations littéraires au Cinéma : le pouvoir de l'image manque d'espace pour respirer et ainsi déployer son propre langage. Chéreau raisonne ici comme le metteur en scène de théâtre qu'il est. Erreur fatale car il en résulte des incohérences narratives et d'espace-temps qu'un second couteau du 7ème Art ne pourrait pas se permettre.

Les acteurs gèrent le chaos ambiant de manière inégale. Si Jean-Claude Brialy rayonne en Gaspard de Coligny (son agonie rejoint ceci-dit le Palmarès des morts les plus absurdes du Cinéma), Isabelle Adjani semble insipide. Virna Lisa en Catherine de Medicis, par un accent italien à couper au couteau, est tout simplement incompréhensible.

Malgré tout, Chéreau et son équipe font preuve d'un sens rare de l'esthétique. Les plans et la gestion de la lumière dégagent une beauté mortifère qui n'a rien à envier aux tableau de Goya. Il flotte dans ce film une ambiance glauque de fin du monde tragique très réussie.

Dommage car ces images brutes auraient besoin d'être desservies par quelqu'un qui sait conter des histoires. C'est-à-dire un réalisateur.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 2 janvier 2017
ça démarre plutôt bien avec cette retranscription assez réjouissante du massacre de la Saint-Barthélemy : une infâme boucherie qui fait partie de notre patrimoine, celui des fanatismes religieux et de la guerre sauvage entre eux. Je le mentionne, car il est me semble-t-il très rare de voir cet odieux et honteux morceau d'histoire au cinéma et rien que pour cela, le film vaut au moins un coup d'oeil.

Isabelle Adjani, lumineuse, vaut également le coup même si -et tout le reste de la distribution est dans le même cas- sa prestation est outrée et ridiculement théâtrale. Jean-Hugues Anglade, pour sa part, tire son épingle du jeu dans ses élans de roi décadent abruti et infantile : il en fait des tonnes !

A l'inverse, le repoussoir Daniel Auteuil -tocard irrécupérable de son état- nous fait donner des coups de pied au téléviseur à chacune de ses apparitions. Le Vincent Perez est presque aussi énervant d'ailleurs. Quant à la vieille chouette Virna Lisi, elle me fait peur.

Hélas, en dehors du massacre et malgré tous les efforts que l'on est prêt à consentir, on décroche assez vite de cette intrigue compliquée, tortueuse et confuse. Le film se répand de plus en plus, se délite et s'étale plus que de raison, nous abreuvant d'ennui jusqu'à la lie.

Cela est un gâchis regrettable, car certains moyens ont été déployés et la mise en scène malgré quelques errements est assez avisée. Il eut fallu bien plus de rigueur dans l'écriture et bien moins de prétention : le film historique y est par définition très sensible, entraînant nombre de projets dans de pitoyables naufrages.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 septembre 2016
Déjà, pour commencer, le titre est trompeur. La reine Margot n'est jamais reine dans le film. On n'aborde qu'une partie infime de sa vie et je trouve que le titre pour le coup "vend" une période qui n'est pas celle du film. Non pas qu'il s'agisse de la partie la moins intéressante. Mais il se passe énormément de choses avant qu'elle soit reine, et ici on aborde uniquement les événements qui suivent son mariage jusqu'à la mort de Charles 9. Ça fait court et elle est loin d'être reine !
Du coup, peut être influencé par le titre, j'ai trouvé le début du film très long. C'est lent, un peu brouillon dans la narration. Pourtant il se passe plein de choses. Mais c'est tellement mal amené qu'on a du mal à suivre, on reste un peu confus devant l’enchaînement des scènes.
Si vous ne connaissez pas l'Histoire, je veux dire au moins les personnages et ce qu'ils sont censés avoir fait, vous pourriez être vite perdus. Avant de voir ce film, je vous conseille de réviser un peu.
Même les histoires d'amour sont survolées et semblent un peu surfaites. C'est dommage car ça me semblait le coeur du film. Il y a des choses qui sont tout à fait inutiles dans ce film et qui dénotent.
C'est vraiment dommage, car on sent vite qu'il s'agit d'un film réalisé avec attention, avec le soucis de respecter le contexte.
J'ai trouvé que le son n'était pas terrible. Les bruits de fond sont trop présents à mon goût et parfois on ne comprend pas ce que disent les personnages.
Le casting est bon, mais parfois je trouve que les acteurs ne sont pas crédibles. A part Adjani qui est plutôt constante dans sa prestation et qui mérite à mon avis son César.
La dernière heure est plutôt bonne et de bonne facture. La narration retrouve un peu de fluidité et je pense honnêtement que ça sauve le film (tenu jusque là par Adjani). On reste du coup sur une bonne note et une bonne impression. Mais il lui manque un fil directeur clair. Je reste sur ma faim.
Le bilan est plutôt mitigé, mais reste positif malgré tout, sans plus.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2016
Quarante ans après Jean Dréville, Patrice Chéreau décide de porter à l’écran le roman historique d’Alexandre Dumas père, La Reine Margot.
De l’appellation "roman historique", il vaut mieux conserver le terme "roman" que le terme "historique". En effet, il ne faut pas aller voir La Reine Margot en pensant voir un film fidèle à la réalité car Chéreau, dans la tradition de Dumas, est loin d’être historiquement exact : le film débute par le mariage de Margot et d’Henri de Navarre à l’intérieur d’une église alors que, dans la réalité, il a eu lieu sur le parvis de Notre-Dame-de-Paris afin de permettre aux nombreux protestants présents d’y assister ; Charlotte de Sauve n’est pas morte lors d’une tentative d’empoisonnement contre Henri de Navarre en 1572 mais de mort naturelle en 1617 (soit 7 ans après Henri de Navarre, devenu entre-temps Henri IV) ; cette même personne était de plus totalement française, chose que le fort accent italien d’Asia Argento empêche de croire ; Charles IX et Henri, duc d’Anjou (futur Henri III) ont des allures de hard-rockers très éloignées des portraits de l’époque ; dans la réalité, Catherine de Médicis n’est pas involontairement responsable de la mort de Charles IX…
Chéreau lui-même reconnu d’ailleurs qu’il n’avait pas voulu faire un véritable film historique mais filmer une histoire assez contemporaine. Ainsi, malgré une reconstitution assez impressionnante au niveau des décors et dans la représentation des massacres de la Saint-Barthélemy (Chéreau filme des monceaux de cadavres jonchant dans les rues de Paris), le film peut évoquer certains évènements contemporains à sa réalisation. En effet, le film montre un génocide alors qu’un mois avant sa sortie débuta le génocide des Tutsis par les Hutus au Rwanda et parle d’une guerre de religion alors que depuis 1991 régnait en Algérie une guerre civile à forte connotation religieuse également…
Toutefois, cette volonté de ne pas vouloir faire un film historique peut jouer un peu contre lui car il n’est pas obligatoirement facile pour un spectateur contemporain de réellement comprendre les motivations qui poussèrent à la nuit de la Saint-Barthélemy surtout quand on voit que Charles IX est assez proche de Coligny avant de décider qu’il fallait exterminer tous les protestants. Chéreau semble surtout vouloir filmer la folie ! Le monde dans lequel les personnages évoluent est d’ailleurs assez fou et est un mélange de violence (le film est très sanguinolent) et de sexe (les personnages font des orgies et peuvent avoir des relations incestueuses : Margot, femme très libérée, a visiblement été la maitresse de ses frères, ce qui est probablement historiquement vrai). Cette folie jouent sur la personnalité des personnages : Charles IX semble psychologiquement instable et dépressif, le duc d’Anjou et Catherine de Médicis sont près à tout pour le pouvoir…
Si ces personnages sont aussi crédibles, c’est d’ailleurs en grande partie grâce à l’interprétation de comédiens totalement investis dans leurs rôles. D’ailleurs, ceux-ci furent salués à l’époque puisque Virna Lisi (effrayante Catherine de Médicis) remporta le Prix d’interprétation féminine à Cannes (qui donna d’ailleurs au film le Prix du Jury) et que les Césars récompensèrent, outre les costumes et la photographie, les interprètes à trois reprises : Meilleure actrice pour Isabelle Adjani, Meilleur second rôle masculin pour Jean-Hugues Anglade et Meilleur second rôle féminin à nouveau pour Virna Lisi.
Chéreau réussit ainsi un beau film d’acteurs avec des costumes et des décors magnifiques mais peut, par la folie permanente qu’il fait régner sur l’univers qu’il filme (mais cela est-il surprenant quand on parle la Saint-Barthélemy ?) et l’aspect théâtral de certains dialogues (Chéreau était également un metteur en scène de théâtre et d’opéra très prolifique), empêcher le spectateur de totalement s’immerger dans le film.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 888 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2016
Ce film est une vraie fresque historique sur la vie de chateau et la cour au 16e siècle.
C'est l'histoire de cette aristocratie qui ne vit que par l'argent, les coups-bas, le meurtre, les tensions familiales, et les relations tourmentées. Cela nous donne un tableau très vivant mais aussi très affligeant.
Le fond c'est les guerres de religion, les protestants, et les catholiques de l'autre côté.
Les personnages ont une personalité très fortes servis par de très bons acteurs, avec Adjani, Anglade en premier. Ce qui rend cette histoire encore plus noire.
Le film peut être un peu lent mais il y a un certain rythme agrémenté d'une musique très entraînante.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 avril 2016
La Reine Margot est un film moyen. Film historique pourtant intéressant à la base, s’inspirant du roman éponyme d’Alexandre Dumas qui selon la majorité ne respecte que très peu celui-ci et resterais donc une mauvaise adaptation. Quelques jours avant la nuit de la Saint-Barthélemy, la catholique Margot et le protestant Henri de Navarre sont contraints au mariage. Dans une France déchirée par les guerres de religions, cette union symbolise une hypocrite réconciliation. Présenté en compétition officielle au 47ème Festival De Cannes en 1994 où le film y sera ovationné bien que les critiques soient mitigés et contrastés dont je fais évidemment partie. Il recevra le Prix du Jury ainsi que le Prix d’interprétation féminine pour Virna Lisi que celui-ci est pour ma part mérité. L’année suivante il recevra 5 Césars dont Meilleure actrice pour Isabelle Adjani, Meilleur second rôle masculin pour Jean-Hughes Anglade, Meilleur second rôle féminin pour Virna Lisi, Meilleure photographie et Meilleurs costumes. Des prix pas forcément démérités mais y en a beaucoup trop par rapport au résultat final.
Une sorte de symphonie baroque et macabre visuellement plutôt bien réussie avec cette Reine Margot en rouge et noir, se nimbant d’une esthétique sombre qui rend manifeste la cruauté de l’époque mais qui laisse planer un grand ennui. Passer cette superbe introduction, jamais le film et l’histoire n’arrive à devenir passionnant d’où un ressenti d’avoir vu une œuvre de 3 ou 4h, des pourtant 2h30 de métrage qui s’éternisent. Partagé entre horreur et fascination, on est emporté dans un flot incessant de combats et d'étreintes. À la tête d'une armée impressionnante de stars qui cabotinent toutes ou presque. Beaucoup trop théâtral et emphase, jamais juste, parfois violent pour pas grand-chose, aucunes émotions, une œuvre qui manque de consistance donc et le tout faisant un cocktail assez chiant à suivre malgré de la qualité des costumes et de quelques travails techniques.
La musique très particulière de Goran Bregović avec quelques sonorités de « Arizona Dream », est plutôt bonne, mais qui manque clairement de présence et lorsqu’elle est là ne dure vraiment pas assez longtemps faisant des ressentis assez bizarres mais qui parfois embellie l’ensemble tout de même. A écouter à part elle est très bonne avec notamment des beaux titres comme Le Matin, Lullaby, Rencontre, Le Mariage, La Nuit, Elo Hi.
Le réalisateur Patrice Chéreau signe son 6ème long métrage avec une œuvre loin d’être grande alors qu’elle avait tout pour l’être, reste une jolie réalisation bien que loin d’être extra non plus. Le casting est royal mais tous jouent mal sauf la belle Isabelle Adjani, Virna Lisi et Jean-Hughes Anglade qui s’en sortent à peu près bien d’où sans doute leurs prix. Par contre le pire doit être pour Daniel Auteuil pourtant bon acteur, Vincent Perez, Jean-Claude Brialy etc.
Malgré quelques qualités cette reine margot reste plutôt chiante.
Ma note : 5/10 !
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2016
En regardant les récompenses obtenues par ce film, je m'aperçois qu'Isabelle Adjani a été moins récompensée que Virna Lizi dans son second rôle ! Alors qu'à mon avis, elle a été complètement éclipsée par la prestation de la star. Il y a décidément quelque chose de maudit qui tourne autour d' Adjani. Peut-être que certains ne lui pardonnent pas sa moitié algérienne ?

Quant au film, il est somptueux. Mais quelle est la part de la fiction et celle de la réalité ? C'est un peu ce qui me gêne... Mais il est vrai qu'Alexandre Dumas aurait dit :"Qu'importe qu'on viole la vérité historique si c'est pour lui faire de beaux enfants ! "
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 avril 2016
Patrice Chéreau nous offre une loupe sur un moment important de l'histoire de France. Du mariage de Marguerite de Valois avec Henri de Navarre (futur Henri IV) à l'agonie de Charles IX et l'avènement d'Henri III, en passant par le massacre de la Saint-Barthélémy, le film nous montre la violence d'une époque. Non seulement une violence physique comme nous le montre les films traitant ce sujet, mais aussi la violence psychologique, l'intransigeance jusqu'à la déraison d'une société. Justement, la psychologie des personnages est dépeinte comme rarement. Elle n'est pas d'un seul tenant mais complexe, torturées. La folie des Valois, l'intransigeance jusqu'au sacrifice des siens, la cruauté mais aussi l'humanité de Catherine de Médicis sont décrites de manière effrayante et précise. La mise en scène sans ostentation inutile, le jeu "habité" des acteurs plonge le spectateur dans l'enfer des guerres de religion comme s'il y assisté en direct. La reine Margot est un superbe film profondément humain, ce qui le rend d'autant plus violent.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 avril 2016
Un film totalement ridicule et ennuyeux à mourir.
Je n'ai pas pu tenir jusqu'à la fin.
Une seule actrice joue bien son rôle, comme toujours, Dominique Blanc. Les autres forcent le trait.
Les dialogues sont risibles, enfin, pour ceux que l'on comprend car les acteurs parlent dans leur barbe ou le fond sonore couvre leurs voix.
Les scènes sont outrées et mal tournées, la musique ne cadre pas du tout avec l'époque.
Bref, gros navet !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 14 avril 2016
Mauvais. J'avais souvent entendu parler de ce film, mais je n'avais jamais eu l'occasion de le voir. Profitant de sa diffusion hier soir sur Arte, je l'ai regardé. Quelle déception.
D'habitude, j'aime les films historiques, enfin ça dépend vraiment lesquels. Ici tout est furieusement kitsch et les dialogues sont trop grandiloquents, enfin c'est sûrement la manière dont on s'exprimait à l'époque. Mais ça donne plus l'impression de regarder un sketch des Inconnus ou des Nuls tellement c'est mal écrit. Les costumes sont beaux, par contre les décors... quelle sobriété à ce niveau, c'est minimaliste ! On se demande carrément quel était le budget du film. Le Paris de l'époque est réduit à quelques rues vaguement moyenâgeuses, pour le reste rien de vraiment marquant, c'est limité à des intérieurs de châteaux.
Même si les acteurs ne sont pas forcément mauvais, l'interprétation n'est pas transcendante. Daniel Auteuil est le seul à tirer son épingle du jeu en Henri de Navarre dépassé par les événements et jouet d'un destin qu'il ne contrôle pas. Isabelle Adjani fait du Isabelle Adjani. Je n'ai rien contre cette actrice, sans en être un inconditionnel. Quand j'ai retrouvé un dessin de Charlie Hebdo de l'époque la prenant pour cible, intitulé "Adjani dans La Reine Margot : 2 heures 30 de film, une seule expression", je n'imaginais pas à quel point ils étaient dans le vrai.
La scène du massacre de la Saint-Barthélémy est tellement mal filmée et peu lisible qu'aucune intensité dramatique n'en ressort. C'est quand même le comble pour un événement historique aussi terrible !
L'histoire d'amour entre Marguerite de Valois et le jeune noble provençal incarné par Vincent Pérez fait vraiment roman-photo et est juste prétexte à déshabiller Isabelle Adjani.
Ennuyeux. Je n'arrive pas à croire que ça a obtenu 5 césars à l'époque. Il faut croire que je n'ai pas du tout les mêmes goûts que le jury.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 décembre 2015
Cela paraît très tordue comme histoire. Les acteurs jouent bien, mais la véracité historique est à revoir. Les décors sont toutefois magnifique, mais le curieux montage donne de nombreuses scènes de massacres, d'orgies, de trahisons, de complots... Une sorte d'anarchie où l'on distingue assez mal qui est qui. Film très fouillis qui ne fourni qu'images sanglantes et folies des hommes avec de nombreux dialogues où l'on perçoit mal l'intérêt des personnages. Des amants dans tous les sens entre incestes, inconnus et époux. Berk, ce film.
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