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    La Reine Margot
    note moyenne
    3,4
    2436 notes dont 122 critiques
    répartition des 122 critiques par note
    26 critiques
    38 critiques
    22 critiques
    14 critiques
    16 critiques
    6 critiques
    Votre avis sur La Reine Margot ?

    122 critiques spectateurs

    thierrydoree
    thierrydoree

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    0,5
    Publiée le 3 février 2009
    Quelques belles images au début, notamment d'églises et de beaux costumes. Mais que d'argent gaspillé. Ce film est raté, totalement. Les acteurs ont des gueules du XXème pour la plupart, et parlent comme au XXème, certains récitent, bref c'est mauvais. Anglade et Auteuil ne sont pas bons et on se demande même pourquoi ils ont été choisis.Les dialogues nuls, la réalisation plate et la reconstitution médiocre, même si ce n'était pas évident. Le DVD vaut 1 euro d'occasion, j'ai compris pourquoi. Dommage.
    Autrui
    Autrui

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    2,5
    Publiée le 16 octobre 2008
    Beaux costumes, magnifique photographie, décors somptueux, casting de luxe, une Adjani toujours à poil qui en fait des tonnes : voilà qui devrait mériter 4 étoiles. Certes, 'La reine Margot' est un film intéressant concernant la relation au pouvoir et les étranges affinités qui peuvent se créer au sein d'un royaume. Mais, il manque quelque chose; une once d'authenticité peut-être ? Cette 'surbeauté' en puissance laisse le spectateur un peu distant qui se demande à chaque seconde quand les acteurs arrêteront cette belle répétition en costumes d'époque.
    Varkhen
    Varkhen

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    3,5
    Publiée le 1 janvier 2014
    Un film historique plaisant où l'on retrouve la belle Adjani 20 ans en arrière. Parfois long, parfois intriguant, on notera cependant un trop grand nombre de moments un peu trop théâtraux, agréés de scènes surjouées de la part des acteurs qui affichent là leur participation en tant qu'élèves modèles récitant leur leçon sans y mettre le ton, les expressions faciales et mises en scènes rattrapant cette erreur. On y déplore quelques défauts techniques comme le son pas toujours au top et l'inéligibilité succincte quant à l'articulation qui plombe le dialogue. Grand bravo quant aux choix des costumes et des décors qui forment la pierre angulaire du film et lui donnent une saveur visuelle qui mérite d'être soulignée. Un classique à demi-réaliste rassemblant la scène dramaturge française de l'époque et qui ravira les amoureux d'Histoire, bien que teintée de libertés sur les faits véritables.
    Alkhasempsest
    Alkhasempsest

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    0,5
    Publiée le 16 septembre 2012
    C'est nul. Avec la richesse des personnages historiques et les luttes politiques de cette époque, on aurait pu faire un film époustouflant. Au lieu de ça, on s'ennuie. Le film se résume à une succession de magouilles pour tuer le futur Henri IV et à chaque fois on croit entendre "Caramba, encore raté !". Des luttes entre factions, des manoeuvres en coulisses, de la grogne du peuple on ne sait rien (les rues de Paris sont d'ailleurs toujours vides), on ne suit que les histoires de fesses et de jalousie des protagonistes dont on se moque éperdument. Même le massacre de la Saint-Barthélémy, qui dans la réalité a dû être "photogénique" (centaines de cadavres jetés dans la Seine, dépouille de Coligny défenestrée puis émasculée puis exposée), est tellement mal filmé qu'il ne suscite aucune émotion, aucune réaction, aucune réflexion.
    vinetodelveccio
    vinetodelveccio

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    1,5
    Publiée le 6 avril 2013
    Un film très décevant qui étonne par son manque de rigueur et d'idées. Chéreau a des moyens, beaucoup de moyens et de figurants mais ne les utilise pas. Il se contente de mettre du monde partout, dans un brouhaha insupportable qui couvre les dialogues par ailleurs pas très inspirés. La caméra ne sait où se mettre et filme tout et n'importe quoi. Les multiples personnages sont impossibles à distinguer les uns des autres, ce qui reflète une narration hasardeuse qui ne sait pas où elle va. Pour couronner le tout, les acteurs surjouent et ne sont pas dirigés. On a presque l'impression qu'ils se demandent ce qu'ils font là. Une catastrophe téléfilmesque à éviter.
    Black-Night
    Black-Night

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    2,5
    Publiée le 18 avril 2016
    La Reine Margot est un film moyen. Film historique pourtant intéressant à la base, s’inspirant du roman éponyme d’Alexandre Dumas qui selon la majorité ne respecte que très peu celui-ci et resterais donc une mauvaise adaptation. Quelques jours avant la nuit de la Saint-Barthélemy, la catholique Margot et le protestant Henri de Navarre sont contraints au mariage. Dans une France déchirée par les guerres de religions, cette union symbolise une hypocrite réconciliation. Présenté en compétition officielle au 47ème Festival De Cannes en 1994 où le film y sera ovationné bien que les critiques soient mitigés et contrastés dont je fais évidemment partie. Il recevra le Prix du Jury ainsi que le Prix d’interprétation féminine pour Virna Lisi que celui-ci est pour ma part mérité. L’année suivante il recevra 5 Césars dont Meilleure actrice pour Isabelle Adjani, Meilleur second rôle masculin pour Jean-Hughes Anglade, Meilleur second rôle féminin pour Virna Lisi, Meilleure photographie et Meilleurs costumes. Des prix pas forcément démérités mais y en a beaucoup trop par rapport au résultat final. Une sorte de symphonie baroque et macabre visuellement plutôt bien réussie avec cette Reine Margot en rouge et noir, se nimbant d’une esthétique sombre qui rend manifeste la cruauté de l’époque mais qui laisse planer un grand ennui. Passer cette superbe introduction, jamais le film et l’histoire n’arrive à devenir passionnant d’où un ressenti d’avoir vu une œuvre de 3 ou 4h, des pourtant 2h30 de métrage qui s’éternisent. Partagé entre horreur et fascination, on est emporté dans un flot incessant de combats et d'étreintes. À la tête d'une armée impressionnante de stars qui cabotinent toutes ou presque. Beaucoup trop théâtral et emphase, jamais juste, parfois violent pour pas grand-chose, aucunes émotions, une œuvre qui manque de consistance donc et le tout faisant un cocktail assez chiant à suivre malgré de la qualité des costumes et de quelques travails techniques. La musique très particulière de Goran Bregović avec quelques sonorités de « Arizona Dream », est plutôt bonne, mais qui manque clairement de présence et lorsqu’elle est là ne dure vraiment pas assez longtemps faisant des ressentis assez bizarres mais qui parfois embellie l’ensemble tout de même. A écouter à part elle est très bonne avec notamment des beaux titres comme Le Matin, Lullaby, Rencontre, Le Mariage, La Nuit, Elo Hi. Le réalisateur Patrice Chéreau signe son 6ème long métrage avec une œuvre loin d’être grande alors qu’elle avait tout pour l’être, reste une jolie réalisation bien que loin d’être extra non plus. Le casting est royal mais tous jouent mal sauf la belle Isabelle Adjani, Virna Lisi et Jean-Hughes Anglade qui s’en sortent à peu près bien d’où sans doute leurs prix. Par contre le pire doit être pour Daniel Auteuil pourtant bon acteur, Vincent Perez, Jean-Claude Brialy etc. Malgré quelques qualités cette reine margot reste plutôt chiante. Ma note : 5/10 !
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 14 octobre 2013
    Concernant le regretté Patrice Chéreau, formidable homme de théâtre à la mise en scène prodigieuse, et cinéaste, je dois dire que je lui préfère son activité dans le domaine théâtral. "La Reine Margot" fut son film le plus acclamé, récompensé de moult prix, que ce soit au Festival de Cannes 1994 (Prix d'interprétation féminine pour Virna Lisi et Prix du Jury si mes souvenirs sont bons) ou aux Césars.,Personnellement, je n'ai jamais complètement adhéré au film. N'ayant pas été rebuté par l'aspect théâtral du récit, je reproche à "La Reine Margot" une adaptation trop classique du roman d'Alexandre Dumas. Si la mise en scène de Chéreau en terme de gestion d'acteur notamment est fort reconnaissable (jamais le terme théâtre vivant n'aura pris tout son sens qu'avec Chéreau) et exceptionnelle, dommage que le reste ne suive pas. Sans réelle ingéniosité dans la part du récit et de la technique, on dirait que Chéreau s'est uniquement concentré sur ses acteurs qui font des prouesses, notamment Jean-Hugues Anglade qui crève littéralement l'écran grâce à son interprétation de Charles IX. Certes, de bons acteurs, c'est un plus. Certes, suivre la réalité historique dans le domaine des costumes et de la gestuelle, c'est très bien aussi, autant ne faut-il pas oublier le reste. Si le scénario se laisse suivre, il est loin de rendre parfaitement hommage au livre de Dumas. Le gros problème de "La Reine Margot", c'est que son ensemble est beaucoup trop classique, et venant de Chéreau j'en attendais mieux. C'est dommage car, objectivement, le film n'est pas nul bien au contraire. Il possède de grandes qualités comme un sens de la tragédie particulier qui atteint son apogée dans la dernière partie du film. Mais mis à part ces caractéristiques, les personnages, notamment celui de Margot, auraient pu être beaucoup plus recherchés, surtout que les données historiques à leur propos ne manquent pas. "La Reine Margot" est un film sympathique, mais qui aurait mérité un meilleur traitement dans son scénario, ainsi qu'une meilleure technicité. Quoi qu'il en soit, je tiens encore à rendre hommage à Patrice Chéreau, sans qui le paysage théâtral et cinématographique ne sera plus le même.
    Guillaume836076
    Guillaume836076

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    5,0
    Publiée le 14 octobre 2013
    Imaginons-nous toutes et tous dans 50 ans. De l’œuvre cinématographique du regretté Patrice Chéreau, "La Reine Margot" restera certainement dans les mémoires comme le meilleur film du réalisateur, aux côtés de "L'Homme blessé", "Intimité" et "Ceux qui m'aiment prendront le train". Je fais même l'hypothèse qu'il sera considéré comme son chef d’œuvre, voir réévaluer tout bonnement comme un véritable classique du cinéma mondial. Peut-être suis-je optimiste ! Mais la vision personnelle du réalisateur, la force de l’œuvre et du sujet historique abordé m'incline à le penser, notamment, parce qu'il est un "résumé" de tous les thèmes récurrents -les passions, obsessions, sentiments et peurs humaines- que Patrice Chéreau a abordé tant au cinéma, qu'au théâtre et à l'opéra. Aujourd'hui, selon le point de vue que l'on adopte, que ce soit en défenseur du cinéma de Chéreau, ou en posant un regard purement cinématographique, force est de constater que le film fait généralement consensus par rapport à son ambition: offrir un spectacle au souffle épique et romanesque assumé tout en sachant rester populaire et accessible au plus grand nombre. Comme le furent les opéras et les pièces de théâtre, avant le XXème siècle, et les romans d'Alexandre Dumas au XIXième siècle. Il est à noté d'ailleurs que Dumas lui-même, en collaboration avec Auguste Maquet, a scénographié et adapté son roman en pièce de théâtre de neuf actes. Ce qui n'a pas dû échappé à Patrice Chéreau et Danièle Thompson, quand ils ont écrits l'adaptation cinématographique. Cependant, si l'on n'aime pas le regard parfois violent et brutal de Chéreau sur le monde et l'humain, ou que l'on se situe du point de vue des amoureux de l'histoire, le film suscite détestation ou alors l'on crit à l'hérésie historique. C'est selon. A se demander a quel point si ce n'est pas une ironie volontaire de Chéreau, qui aimait susciter et provoquer le débat, pour un film qui traite du conflit entre protestants et catholiques et de ses conséquences historiques et humaines. Vous me direz, toutes grandes œuvres artistiques ont des détracteurs tout aussi passionnés que les admirateurs, ce qui alimentent le débat. Bien sûr, le procès fait au film, par les historiens, tient évidemment la route. Sauf que Patrice Chéreau n'a pas directement adapté une page d'histoire mais surtout et avant tout a proposé sa lecture du roman d'Alexandre Dumas. Et force est de constater que sa vision crépusculaire du roman colle étonnamment bien au souffle romanesque qui transparait dans l’œuvre de Dumas, qui à l'époque fût vilipendé par certains pour ses inexactitudes, légendes et approximations historiques, perpétuant ainsi une image erronée de la Reine Margot, qui n'était pas, entre autre, la nymphomane que décrivent Dumas et Chéreau... Ce qui intéresse Chéreau, ce n'est pas l'exactitude historique des faits, mais le romanesque et la violence déchaînée des passions et sentiments de simples êtres humains, aussi historiques soient-ils, placés dans des circonstances extraordinaires. Sinon, il aurait fait œuvre didactique dans un format quasi documentaire. Sous son regard d’entomologiste de la psyché humaine et l'analyse qu'il fait de la société de l'époque, il va beaucoup plus loin que Dumas, notamment parce que la force de cette page d'histoire, est une synthèse de tous les thèmes abordés dans ses toutes ses œuvres. La caméra, entre les mains du réalisateur, a ce pouvoir de faire ressortir la violence exacerbés des passions humaines. Certes, ont peu lui reprocher une vision radicale, sombre et noire de cette époque de l'histoire, de noircir complaisamment le trait sur certaines caractéristiques psychologiques des personnages, alimentés par la légende historique. Mais quels personnages et surtout quelles interprétations d'acteurs ! Les Valois apparaissent tous comme les membres d'une meute de loups acculés et moribonds, dont la louve alpha est ici Catherine de Médicis, qui par instinct de survie est prête à l'impensable et à l’innommable, pour sauvegarder le pouvoir et le rang de ses fils afin de perpétuer la lignée. Virna Lisi, saisissante d'effroi, nous offre l'incarnation rêvée et idéale de cette grande figure historique, et colle au plus près de l'idée que l'on se fait tous de Catherine de Médicis. Sa transformation physique, bluffante, son accent italien colle au plus près de la réalité. Le film transpire de tous ses pores de sa présence, même quand elle est absente de l'image. Perpétuellement en deuil, vêtue de sa robe noire, on a l'impression qu'elle ère dans les méandres du Louvre, tel un esprit fantomatique et maléfique. Pourtant, Chéreau, n'est pas tout à fait noir dans sa re-lecture du personnage qu'en fait Dumas, car Virna Lisi, nous émeut de sa douleur indélébile quand elle prend conscience de sa "responsabilité" dans la mort de Charles IX. Un Charles IX, certainement fidèle à la réalité par rapport à son instabilité psychique avérée. Jean-Hugues Anglade, génial dans la folie, fait de Charles IX, un Roi halluciné, à la limite de la schizophrénie. Pascal Greggory, Henri d'Angoulême, futur Henri III, transpire d'ambition, d'animalité et de sauvagerie, jouant parfaitement sur l’ambiguïté sexuelle du personnage et son goût du pouvoir, profitant allégrement de la préférence de sa mère. Toutefois la vision du personnage est une interprétation personnelle de Chéreau, car elle diffère même de l'Angoulême de Dumas. Puis Margot, incarnée par une fiévreuse Isabelle Adjani, se donnant corps et âmes à ce personnage d'amoureuse, ballotée par les circonstances, comme dans la réalité historique, entre cette famille assoiffée de sang, régnant par la terreur et la manipulation, et le camp de ce mari d'abord détesté, Henri de Navarre mais qu'elle protège vite des attaques de la meute acculée et menacée par celui qui pourrait les "éradiquer", faisant alliance mutuelle pour mieux se protéger l'un l'autre. La psychologie du personnage, mise à part sa nymphomanie imaginaire, en tous cas exagérée, colle à la réalité historique. Marguerite était vraiment une amoureuse passionnée, très cultivée, ayant une intelligence politique et diplomatique innée... Ce que tente de traduire Chéreau. Enfin, tous les acteurs, sauf un Daniel Auteuil (Henri de Navarre), trop effacé à mon goût, signent des prestations mémorables: Vincent Pérez, Dominique Blanc, Claudio Amendola, Julien Rassam, Jean-Claude Brialy (inoubliable en Coligny), etc... Autre personnage de taille, Le Louvre apparaît, ici, comme un véritable panier de crabe, une sorte de vase-clos, à la promiscuité étouffante et suffocante, où tout est épié, tout se passe en coulisse, derrière les portes et dans les alcôves, où tout est menace. D'ailleurs Chéreau, serre le cadre, filme ses personnages, les groupes de personnages, au détriment du décor du palais (tourné à Mafra, Portugal), ce qui donne l'impression d'assister par moments à la chasse d'animaux traqués et/ou menacés, tel Navarre... Ce qui renvoie aux deux scènes de chasse à cour, admirablement rendue en suivant la tentative de fuite du sanglier poursuivis et mis à mort... La mise en scène fait penser à une direction théâtrale où le Louvre est l'unique décor baroque d'une scénographie pour opéra, avec ses moments intimistes et d'autres où les personnages foisonnent, en groupe (en bande pourrais-je dire) ou évolue parmi la foule (cf la fête de mariage). Finalement peu de scènes en extérieur, sauf lors du massacre de la Saint-Barthélémy. Là aussi, Chéreau use du cadre serré, avec caméra à l'épaule pour coller au mieux à la réalité et à la sauvagerie inhumaine de ce massacre, montrant les combats et les corps morts, les chairs et le sang sans retenues, pour mieux heurter le spectateur et lui montrer crûment l'horreur d'un génocide,.. Surtout s'il est perpétré pour des raisons idéologiques, alors qu'au fond il ne s'agit que de garder ou d'obtenir le pouvoir... En ce sens, "La Reine Margot" est une dénonciation universelle de la folie et de la tyrannie des puissants lorsque leur pouvoir est menacé... L'édulcoration de ce moment historique clé, n'aurait eu aucun sens car cela aurait gommé toute la portée du message délivré par Chéreau... Donc une oeuvre puissante et saisissante au-delà des incohérences et autres détails historiques par la vision d'un véritable auteur, maître de l'image, qu'était Patrice Chéreau...
    jeanphichar
    jeanphichar

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    1,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    L'étoile ira sans aucun doute aux costumes et aux décors, il est vrai somptueux. Pour le reste, que dire devant une mise en scène d'une telle théâtralité, des acteurs exaltés jusqu'à la folie pure, des répliques tutoyant le ridicule, un scénario à l'emporte-pièce, des scènes coupées à la tronçonneuse et une musique qui hésite sans cesse entre le classique et le folklore tzigane ? Un grand film ? Non, un gros film, avec de gros moyens, de grosses ambitions...et de gros défauts. Une sorte de pièce hallucinée dont le spectateur se demande, à défaut d'avoir pu y entrer à un quelconque moment, quand il pourra en sortir...
    Plume231
    Plume231

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    1,0
    Publiée le 15 mai 2011
    Ca fait plaisir de voir que j'étais parfois aussi lucide quand à la qualité d'un film à 13 ans qu'à 24. Bon alors, déjà le chef d'oeuvre d'Alexandre Dumas n'était pas très fidèle à la vérité historique mais il était superbe et flamboyant, là le film n'est pas très fidèle au roman de Dumas et encore moins à la vérité historique. Que ce soit clair, je m'en bas totalement les couilles qu'un film soit infidèle au roman dont il est adapté ou à la vérité historique quand il s'agit d'une oeuvre de ce genre, c'est la qualité du résultat qui compte. Reste que malgré tout les rares moments intéressants du film sont ceux qui sont tirés du Dumas. Alors pour faire un grand film historique, il faut du souffle, du bruit, de la fureur, de l'intensité et bien évidemment de l'émotion, beaucoup d'émotion. Il y a rien de tout cela. D'accord les Valois et leur entourage étaient particulièrement cinglés mais même les plus cinglés des cinglés ont parfois quelques moments de normalité. Or qu'est qu'on voit des acteurs qui jouent des personnages qui ont l'air de dire "Coucou, regardez-nous bien on est des cinglés!!!". Au passage, les acteurs sont particulièrement médiocres en particulier Isabelle Adjani qui cabotine à mort à chacune de ses apparitions. Ah oui, ce qui est superbe aussi c'est qu'on peut rentrer dans le Louvre comme dans un moulin et on n'est pas obligé de saluer les membres de la famille royale. Bref, il y a même pas la plus petite tentative de donner une p'tite crédibilité de vernis historique. Donc pour résumé, Patrice Chéreau, quand il ne part dans ses délires wagneriens à la con (pour le Massacre de la Saint-Barthélémy par exemple!!!), se contente pendant tout le long du film d'essayer de trouver des prétextes pour foutre à poil chacun de ses comédiens bien aidés par des personnages inconsistants, des costumes anachroniques, une BO remarquable de nazerie et un rythme très mou. Même si je fumais une tonne de coke, je crois que j'arriverais jamais à apprécier un minimum ce film nullement appréciable. Un sujet en or pour un film de merde.
    Antony
    Antony

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    0,5
    Publiée le 4 février 2009
    Mon dieu, quelle tristesse. Je crois que je n'ai jamais entendu de dialogue aussi mauvais dans une production de cet ampleur. Se sont-il seulement rendu compte que l'histoire se déroulait au XVIème siècle ? pas sûr ! Alors du coup, les acteurs, et dieu sait qu'ils sont nombreux et reconnus (bien mal leur en a pris), ont un sacré problème ; comment jouer correctement lorsque l'on a des dialogues aussi mauvais ! Une seul solution, la théâtralité, l'excès, le sur-jeu ; et comme le metteur en scène est un manche, il va les aider. Alors je sais bien que la majorité des gens ne sont pas difficile, mais là on dépasse juste les bornes. C'est simple, au bout de vingt minutes j'étais à vingt énormités allant d'Adjani poussé la tête la première dans son coussin lors de son mariage jusqu'au palot d'Auteuil durant les fêtes. Bref en vingt minutes j'ai vu un cinéma tenant plus de la déjection bovine que de tout autre objet. Je ne vois d'ailleurs absolument rien pour rattraper la donne ; même les costumes sont parfois ridicules à friser l'erreur historique. Alors peut-être qu'au delà des premiers trois quart d'heure le film change du tout au tout, mais perso c'est le moment que j'ai choisi pour stopper ce petit cauchemar. Je vous conseil d'en faire autant, qui plus ait lorsque l'on voit certaine production récente frisant le génie pure.
    Akamaru
    Akamaru

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    1,5
    Publiée le 29 mars 2013
    Patrice Chéreau a une haute estime de lui-même et de son art. Metteur en scène de théâtre accompli,il pense qu'il suffit que débarquer avec des centaines de figurants et des costumes d'époque en pagaille pour que sa fresque historique prenne vie. Echec sur toute la ligne. Ses choix de mise en scène:gros plans incessants sur des acteurs en surchauffe,instruments à cordes omnipotents et théâtralité assumée le conduisent droit dans le mal. Sans compter que Chéreau évacue le contexte historique,pour se concentrer sur des amours dont on se fiche éperdument et pour mettre ses comédiens à poil,quand ils ne sont pas en train de devenir cinglés. "La Reine Margot"(1993),et c'est incompréhensible,fut adulé par la profession,avec 5 Césars sur 12 nominations. Daniel Auteuil s'y sent perdu,Jean-Hugues Anglade joue mal l'écorché-vif et Pascal Gregory la traîtrise. Isabelle Adjani étant le pompon,qu'elle est en complet décalage avec le reste de la troupe,à rouler des yeux la bouche écarquillée. Quelques moments de souffle sauvent l'ensemble,comme le massacre de la Saint Barthélémy et les quelques explications de la guerre de religion entre catholiques et protestants.
    cylon86
    cylon86

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    3,0
    Publiée le 19 octobre 2015
    Ambitieux, flamboyant, sanglant... Avec "La Reine Margot", Patrice Chéreau adapte Dumas et fait fi de la réalité historique au profit d'une histoire sombre et sanguinaire ancrée dans une époque profondément violente. Nous voilà donc plongés au cœur des conflits opposant catholiques et protestants, résultant au massacre de la Saint-Barthélémy, forçant Henri IV à devenir catholique et achevant de pousser Charles IX dans la folie. Il n'y a pas à dire, les moyens déployés impressionnent, le casting a de l'allure et le scénario ne manque pas d'être plein de rebondissements. Mais pourtant il se dégage de l'ensemble quelques longueurs et une certaine froideur qui empêche d'être complètement pris dans le tourbillon de l'intrigue. Sentiment renforcé par le traitement finalement succin réservé au personnage d'une Isabelle Adjani splendide mais pas au sommet de sa forme et d'un Daniel Auteuil un peu trop en retrait. Reste Jean-Hugues Anglade qui (pour une fois) nous livre une interprétation très intense qui ne manquera pas de se faire remarquer.
    this is my movies
    this is my movies

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    4,0
    Publiée le 10 novembre 2016
    Fresque grandiose confiée à l'un des metteurs en scène français les plus stimulants et aux épaules suffisemment larges pour, cette reconstitution bien chiadée bénéficie d'un grand savoir-faire et d'un casting royal. La mise en scène atteint par moments des instants de grâce, la violence imprègne chaque image, les complots se multiplient et la musique de G. Bregovic est un plus indéniable, même si elle rappelle trop, par certaines notes, celle d' "Arizona dream". La passion de Chéreau pour les corps est également un plus indéniable, tout comme la très belle photo du film et interprétation est vraiment réussie. Bon, cela n'évite pas quelques défauts dans les relations entre les personnages ou encore des élans auteuristes un peu gonflants mais c'est bien fait, parfois intense et certaines images restent gravées. Peu ont fait aussi bien depuis. D'autres critiques sur
    7eme critique
    7eme critique

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    2,5
    Publiée le 26 septembre 2017
    Une grosse production, une scène d'introduction très prometteuse, un scénario intéressant, mais aussi des acteurs aux prestations douteuses (Isabelle Adjani viendra contrebalancer tout ça en étant la seule à proposer un jeu digne de ce nom, et en apportant un minimum de fraîcheur par la même occasion), une réalisation assez caractéristique du genre, pas vraiment originale ni surprenante, et qui ne viendra donc pas sublimer le récit, "La reine Margot" reste un film historique très (trop) classique, laissant intervenir le marchand de sable à plusieurs reprises. Une fois de plus, un gros budget ne fait pas tout !
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