La Reine Margot
Note moyenne
3,7
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185 critiques spectateurs

5
34 critiques
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51 critiques
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37 critiques
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28 critiques
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TiTi-02
TiTi-02

1 abonné 92 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2013
Véritable fait d'armes historique ce drame est aussi poignant que farfelu du fait dune époque aussi rocambolesque que tragique. Les liens d'une famille qui se déchire pour régner sur le royaume de France. Des acteurs qui sont tous aussi époustouflants on fait honneur au film cadeau qui leur a été proposé.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 octobre 2013
Bon à part adjani qui est sublime et qui tire le film vers le haut, le reste ne ressemble qu'à un téléfilm d'époque sur le massacre de la saint barthélemy. Le massacre très bien fait d'ailleurs mais rien de révolutionnaire. Patrice Chereau à fait mieux.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2016
Ce film étant une - très - libre interprétation du livre de Dumas, il ne faut pas s'attendre à une reconstitution historique mais bien à un long métrage romanesque qui taille la part belle à son casting. Certains s'en sortent de façon remarquable comme Isabelle Adjani, Jean-Hugues Anglade ou bien Virna Lisi, d'autres par contre ... Une création divertissante magnifié par les accessoires, notamment les costumes et décors qui sont superbes.
BURIDAN
BURIDAN

25 abonnés 201 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2013
Patrice Chéreau vient de disparaître… Patrice Chéreau que j’aime pour son œuvre de metteur en scène, pour sa révolte et sa nouveauté vive, impertinente !
Chéreau qui s’est magnifiquement illustré dans sa collaboration avec Boulez pour donner une Tétralogie inégalée !

Quand la folie des intolérances cessera donc de gouverner le monde ?!
Voila ce que nous dit Chéreau dans son film chef d’œuvre « La reine Margot »
Voilà bien un film dans le droit fil du « théâtre de la cruauté » d’Artaud qu’appréciait tant Chéreau !

"Raconter l'histoire d'une famille monstrueuse à l'intérieur de laquelle tous les crimes restent impunis". » dit-il…
N’est ce pas là un sujet où Chéreau « se borne à nous faire pénétrer dans l’intimité de quelques fantoches » (Artaud) ? Un film dont l’objet est de nous arracher au piétinement psychologique de l’humain…

Servi par un scénario signé Chéreau / Thomson ! Danièle Thomson scénariste réputée et aguerrie (elle travailla aux plus grands succès de Gérard Oury, Pinoteau…)
« La reine Margot » brille par son halètement, sa fièvre hystérique, ses bouffées d’amour charnel incontrôlables.
Voici cette fuite en avant de l’histoire quand craque le désir de vivre ensemble, quand l’idée de fraternité disparaît et que surgissent les yeux exorbités de l’intolérance forgée au feu des dogmes putrides du fanatisme…
Oh le souffle épique du film !
Oh ces dialogues martelés au cœur des enfers shakespeariens !
Oh cette inspiration grandiose et digne de la verve enfiévrée de Dumas!
Adjani campe une Margot follement amoureuse d’un « gueux » La mole (magnifique Vincent Pérez) prise par son rôle d’épouse d’un Henri de Navarre (D. Auteuil) aussi frêle que fuyant la mêlée et les conspirations des têtes raides …
Et puis il y a aussi ce pauvre Charles IX (fantastique Jean Luc Anglade) faible et inconscient prisonnier des rets de sa mère l’arachnide Catherine de Médicis (étrange Verna Lisi !) !

« La reine Margot » brille d’une multitude de récompenses…
Qu’importe !...
Sa qualité exceptionnelle, justifie de l’avoir, au moins, vu une fois…
PLUS QU’UN SIMPLE FILM… UNE LEGENDE !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 mai 2013
Il ne faut pas prendre « la reine margot » comme un film historique où il n’y a que vérité, mais plutôt comme une libre adaptation du célèbre roman d’Alexandre Dumas. Et comme un film qui nous transporte dans une autre époque tout simplement, une œuvre personnelle signée Chéreau. Il est vrai que certains faits historiques sont bien plus qu’évoqués : le massacre de la Saint Barthélémy, le mariage de Marguerite de Valois (surnom : Margot) et Henri de Navarre qui le précède, la maladie de Charles IX, mais le film laisse une grande place au fictif, à l’invention. En effet, on s’attelle bien plus à la reine en partie fictive « Margot » qu’à la vraie reine « Marguerite ». Aussi, puisque ce film n’est pas tout à fait historique, puisqu’il n’en contient pas toutes les caractéristiques principales, on pourrait alors entrevoir les reflets d’un film d’auteur, ou d’un film de genre pourquoi pas.« la reine margot » a reçu de nombreuses récompenses, dont le grand prix à Cannes, ce qui est sans doute mérité, tant ce film aux 120 millions de Franc est beau, bon et très bien interprété. En effet, tous les acteurs se sont véritablement imprégnés de leur rôle, principal ou plus que secondaire. On y voit .... ARTICLE COMPLET SUR SUPER BOBINE !
"CHUUUT"
"CHUUUT"

20 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2020
L'Avis du Cat's : Attention Chef d'oeuvre. Magnifique reconstitution, un scénario bien ficelé, Chéreau jette un autre regard sur le massacre de la Saint Barthélémy (hystérique et barbare). Un casting parfait, dirigé de main de maître par un Patrice Chéreau au mieux de sa forme, mettant en avant une Isabelle Adjani dans toute sa splendeur, celle-ci est tout simplement magnifique dans le rôle de victime qu'est celui de Marguerite de Valois, la Reine Margot. Il ne faut sûrement pas oublier le reste du casting car Chéreau n'a rien laissé au hasard, Daniel Auteuil est un choix judicieux, en Henri de Navarre il est admirable et que dire de Virna Lisi qui est ici d'une incroyable cruauté en fétide Catherine de Medicis et dont l'interprétation est tellement forte qu'elle s'en retrouve défigurée, Jean- Hugues Anglade (le faible Charles IX) et Pascal Greggory (Anjou) des habitués de l'univers de Patrice Chéreau sont grandioses. La photographie est sublime donnant un rendu blafard, cru, sale et sanguin (carrément gore pour certaines scènes). Un film intense, passionné, sulfureux, violent autant de qualificatifs qui n'enlèvent rien à la qualité de l'oeuvre. Doit faire partie de toute bonne collection.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 janvier 2014
Un film historique plaisant où l'on retrouve la belle Adjani 20 ans en arrière. Parfois long, parfois intriguant, on notera cependant un trop grand nombre de moments un peu trop théâtraux, agréés de scènes surjouées de la part des acteurs qui affichent là leur participation en tant qu'élèves modèles récitant leur leçon sans y mettre le ton, les expressions faciales et mises en scènes rattrapant cette erreur. On y déplore quelques défauts techniques comme le son pas toujours au top et l'inéligibilité succincte quant à l'articulation qui plombe le dialogue. Grand bravo quant aux choix des costumes et des décors qui forment la pierre angulaire du film et lui donnent une saveur visuelle qui mérite d'être soulignée.
Un classique à demi-réaliste rassemblant la scène dramaturge française de l'époque et qui ravira les amoureux d'Histoire, bien que teintée de libertés sur les faits véritables.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 avril 2013
Un film très décevant qui étonne par son manque de rigueur et d'idées. Chéreau a des moyens, beaucoup de moyens et de figurants mais ne les utilise pas. Il se contente de mettre du monde partout, dans un brouhaha insupportable qui couvre les dialogues par ailleurs pas très inspirés. La caméra ne sait où se mettre et filme tout et n'importe quoi. Les multiples personnages sont impossibles à distinguer les uns des autres, ce qui reflète une narration hasardeuse qui ne sait pas où elle va. Pour couronner le tout, les acteurs surjouent et ne sont pas dirigés. On a presque l'impression qu'ils se demandent ce qu'ils font là. Une catastrophe téléfilmesque à éviter.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 mars 2013
Patrice Chéreau a une haute estime de lui-même et de son art. Metteur en scène de théâtre accompli,il pense qu'il suffit que débarquer avec des centaines de figurants et des costumes d'époque en pagaille pour que sa fresque historique prenne vie. Echec sur toute la ligne. Ses choix de mise en scène:gros plans incessants sur des acteurs en surchauffe,instruments à cordes omnipotents et théâtralité assumée le conduisent droit dans le mal. Sans compter que Chéreau évacue le contexte historique,pour se concentrer sur des amours dont on se fiche éperdument et pour mettre ses comédiens à poil,quand ils ne sont pas en train de devenir cinglés. "La Reine Margot"(1993),et c'est incompréhensible,fut adulé par la profession,avec 5 Césars sur 12 nominations. Daniel Auteuil s'y sent perdu,Jean-Hugues Anglade joue mal l'écorché-vif et Pascal Gregory la traîtrise. Isabelle Adjani étant le pompon,qu'elle est en complet décalage avec le reste de la troupe,à rouler des yeux la bouche écarquillée. Quelques moments de souffle sauvent l'ensemble,comme le massacre de la Saint Barthélémy et les quelques explications de la guerre de religion entre catholiques et protestants.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 24 février 2013
Un échec.
Mal réalisé, mal dirigé, pompeux, des dialogues peu convaincants ce film accumule les défauts malgré un casting et un budget conséquent.
Le scénario a été mal exploité, les dialogues sont ineptes et fleurent parfois avec ceux d'une série télévisée de dimanche après-midi.

Les acteurs sont mal dirigés et surjouent la plupart du temps. Adjani qui écarquillent les yeux durant les trois-quarts du film est complètement à côté, elle ne s'intègre ni avec les autres personnages, ni avec l'histoire.

A fuir.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 novembre 2012
J'ai passé un agréable moment.Reconstitution qui touche au sublime, acteurs possédés par le talent, musique raffinée et histoire grandiose... Que demandé de plus ! Film à voir !
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2012
Chéreau signe ici son plus grand film.
Une fresque sanglante où passion, trahison et violence se mêlent et où Adjani obtient son plus grand rôle.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 septembre 2012
C'est nul. Avec la richesse des personnages historiques et les luttes politiques de cette époque, on aurait pu faire un film époustouflant. Au lieu de ça, on s'ennuie. Le film se résume à une succession de magouilles pour tuer le futur Henri IV et à chaque fois on croit entendre "Caramba, encore raté !". Des luttes entre factions, des manoeuvres en coulisses, de la grogne du peuple on ne sait rien (les rues de Paris sont d'ailleurs toujours vides), on ne suit que les histoires de fesses et de jalousie des protagonistes dont on se moque éperdument. Même le massacre de la Saint-Barthélémy, qui dans la réalité a dû être "photogénique" (centaines de cadavres jetés dans la Seine, dépouille de Coligny défenestrée puis émasculée puis exposée), est tellement mal filmé qu'il ne suscite aucune émotion, aucune réaction, aucune réflexion.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 août 2012
Reconstitution historique flamboyante et romanesque autour du massacre de la Saint Barthélémy à l'interprétation remarquable.
Guillaume836076
Guillaume836076

100 abonnés 126 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2013
Imaginons-nous toutes et tous dans 50 ans. De l’œuvre cinématographique du regretté Patrice Chéreau, "La Reine Margot" restera certainement dans les mémoires comme le meilleur film du réalisateur, aux côtés de "L'Homme blessé", "Intimité" et "Ceux qui m'aiment prendront le train". Je fais même l'hypothèse qu'il sera considéré comme son chef d’œuvre, voir réévaluer tout bonnement comme un véritable classique du cinéma mondial. Peut-être suis-je optimiste ! Mais la vision personnelle du réalisateur, la force de l’œuvre et du sujet historique abordé m'incline à le penser, notamment, parce qu'il est un "résumé" de tous les thèmes récurrents -les passions, obsessions, sentiments et peurs humaines- que Patrice Chéreau a abordé tant au cinéma, qu'au théâtre et à l'opéra.
Aujourd'hui, selon le point de vue que l'on adopte, que ce soit en défenseur du cinéma de Chéreau, ou en posant un regard purement cinématographique, force est de constater que le film fait généralement consensus par rapport à son ambition: offrir un spectacle au souffle épique et romanesque assumé tout en sachant rester populaire et accessible au plus grand nombre. Comme le furent les opéras et les pièces de théâtre, avant le XXème siècle, et les romans d'Alexandre Dumas au XIXième siècle. Il est à noté d'ailleurs que Dumas lui-même, en collaboration avec Auguste Maquet, a scénographié et adapté son roman en pièce de théâtre de neuf actes. Ce qui n'a pas dû échappé à Patrice Chéreau et Danièle Thompson, quand ils ont écrits l'adaptation cinématographique.
Cependant, si l'on n'aime pas le regard parfois violent et brutal de Chéreau sur le monde et l'humain, ou que l'on se situe du point de vue des amoureux de l'histoire, le film suscite détestation ou alors l'on crit à l'hérésie historique. C'est selon. A se demander a quel point si ce n'est pas une ironie volontaire de Chéreau, qui aimait susciter et provoquer le débat, pour un film qui traite du conflit entre protestants et catholiques et de ses conséquences historiques et humaines.
Vous me direz, toutes grandes œuvres artistiques ont des détracteurs tout aussi passionnés que les admirateurs, ce qui alimentent le débat.
Bien sûr, le procès fait au film, par les historiens, tient évidemment la route. Sauf que Patrice Chéreau n'a pas directement adapté une page d'histoire mais surtout et avant tout a proposé sa lecture du roman d'Alexandre Dumas. Et force est de constater que sa vision crépusculaire du roman colle étonnamment bien au souffle romanesque qui transparait dans l’œuvre de Dumas, qui à l'époque fût vilipendé par certains pour ses inexactitudes, légendes et approximations historiques, perpétuant ainsi une image erronée de la Reine Margot, qui n'était pas, entre autre, la nymphomane que décrivent Dumas et Chéreau...
Ce qui intéresse Chéreau, ce n'est pas l'exactitude historique des faits, mais le romanesque et la violence déchaînée des passions et sentiments de simples êtres humains, aussi historiques soient-ils, placés dans des circonstances extraordinaires. Sinon, il aurait fait œuvre didactique dans un format quasi documentaire.
Sous son regard d’entomologiste de la psyché humaine et l'analyse qu'il fait de la société de l'époque, il va beaucoup plus loin que Dumas, notamment parce que la force de cette page d'histoire, est une synthèse de tous les thèmes abordés dans ses toutes ses œuvres. La caméra, entre les mains du réalisateur, a ce pouvoir de faire ressortir la violence exacerbés des passions humaines.
Certes, ont peu lui reprocher une vision radicale, sombre et noire de cette époque de l'histoire, de noircir complaisamment le trait sur certaines caractéristiques psychologiques des personnages, alimentés par la légende historique. Mais quels personnages et surtout quelles interprétations d'acteurs !

Les Valois apparaissent tous comme les membres d'une meute de loups acculés et moribonds, dont la louve alpha est ici Catherine de Médicis, qui par instinct de survie est prête à l'impensable et à l’innommable, pour sauvegarder le pouvoir et le rang de ses fils afin de perpétuer la lignée. Virna Lisi, saisissante d'effroi, nous offre l'incarnation rêvée et idéale de cette grande figure historique, et colle au plus près de l'idée que l'on se fait tous de Catherine de Médicis. Sa transformation physique, bluffante, son accent italien colle au plus près de la réalité. Le film transpire de tous ses pores de sa présence, même quand elle est absente de l'image. Perpétuellement en deuil, vêtue de sa robe noire, on a l'impression qu'elle ère dans les méandres du Louvre, tel un esprit fantomatique et maléfique. Pourtant, Chéreau, n'est pas tout à fait noir dans sa re-lecture du personnage qu'en fait Dumas, car Virna Lisi, nous émeut de sa douleur indélébile quand elle prend conscience de sa "responsabilité" dans la mort de Charles IX.
Un Charles IX, certainement fidèle à la réalité par rapport à son instabilité psychique avérée. Jean-Hugues Anglade, génial dans la folie, fait de Charles IX, un Roi halluciné, à la limite de la schizophrénie.
Pascal Greggory, Henri d'Angoulême, futur Henri III, transpire d'ambition, d'animalité et de sauvagerie, jouant parfaitement sur l’ambiguïté sexuelle du personnage et son goût du pouvoir, profitant allégrement de la préférence de sa mère. Toutefois la vision du personnage est une interprétation personnelle de Chéreau, car elle diffère même de l'Angoulême de Dumas.
Puis Margot, incarnée par une fiévreuse Isabelle Adjani, se donnant corps et âmes à ce personnage d'amoureuse, ballotée par les circonstances, comme dans la réalité historique, entre cette famille assoiffée de sang, régnant par la terreur et la manipulation, et le camp de ce mari d'abord détesté, Henri de Navarre mais qu'elle protège vite des attaques de la meute acculée et menacée par celui qui pourrait les "éradiquer", faisant alliance mutuelle pour mieux se protéger l'un l'autre. La psychologie du personnage, mise à part sa nymphomanie imaginaire, en tous cas exagérée, colle à la réalité historique. Marguerite était vraiment une amoureuse passionnée, très cultivée, ayant une intelligence politique et diplomatique innée... Ce que tente de traduire Chéreau.
Enfin, tous les acteurs, sauf un Daniel Auteuil (Henri de Navarre), trop effacé à mon goût, signent des prestations mémorables: Vincent Pérez, Dominique Blanc, Claudio Amendola, Julien Rassam, Jean-Claude Brialy (inoubliable en Coligny), etc...
Autre personnage de taille, Le Louvre apparaît, ici, comme un véritable panier de crabe, une sorte de vase-clos, à la promiscuité étouffante et suffocante, où tout est épié, tout se passe en coulisse, derrière les portes et dans les alcôves, où tout est menace. D'ailleurs Chéreau, serre le cadre, filme ses personnages, les groupes de personnages, au détriment du décor du palais (tourné à Mafra, Portugal), ce qui donne l'impression d'assister par moments à la chasse d'animaux traqués et/ou menacés, tel Navarre... Ce qui renvoie aux deux scènes de chasse à cour, admirablement rendue en suivant la tentative de fuite du sanglier poursuivis et mis à mort...
La mise en scène fait penser à une direction théâtrale où le Louvre est l'unique décor baroque d'une scénographie pour opéra, avec ses moments intimistes et d'autres où les personnages foisonnent, en groupe (en bande pourrais-je dire) ou évolue parmi la foule (cf la fête de mariage).

Finalement peu de scènes en extérieur, sauf lors du massacre de la Saint-Barthélémy. Là aussi, Chéreau use du cadre serré, avec caméra à l'épaule pour coller au mieux à la réalité et à la sauvagerie inhumaine de ce massacre, montrant les combats et les corps morts, les chairs et le sang sans retenues, pour mieux heurter le spectateur et lui montrer crûment l'horreur d'un génocide,..
Surtout s'il est perpétré pour des raisons idéologiques, alors qu'au fond il ne s'agit que de garder ou d'obtenir le pouvoir... En ce sens, "La Reine Margot" est une dénonciation universelle de la folie et de la tyrannie des puissants lorsque leur pouvoir est menacé... L'édulcoration de ce moment historique clé, n'aurait eu aucun sens car cela aurait gommé toute la portée du message délivré par Chéreau...
Donc une oeuvre puissante et saisissante au-delà des incohérences et autres détails historiques par la vision d'un véritable auteur, maître de l'image, qu'était Patrice Chéreau...
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