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Sergio-Leone
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3,5
Publiée le 30 septembre 2012
Après avoir été laissé perplexe par "Shadows" et "faces", "une femme sous influence" m'a enfin un peu plus donné envie de découvrir ce formidable auteur indépendant qu'est John Cassavetes. Même si je ne tombe pas des nues face à sa mise en scène ou sa vision artistique, il faut tout de même avouer que les personnages et leurs interprètes offrent un spectacle de haute facture. Histoire peu singulière d'une femme défiant tout conformisme au bord de la rupture qui fini par plonger dans une profonde crise mentale et une dure épreuve pour sa famille. Un talent à l'état brut.
Avec "Une femme sous influence", John Cassavetes livre le portrait d'un couple, et plus particulièrement la femme, d'un couple d'age mûrs alors que celui-ci se détruit lorsque la femme sombre dans la folie. Cassavetes poursuit son exploration des middle class américaine avec ce film sur la folie, la famille et le difficultés d’être parents. Donnant toujours la liberté à ses acteurs, Cassavetes promène sa caméra dans des décors sobre mais ultra réaliste au rythme d'une bande son mêlant thème émouvant et musique classique. Coté acteur, on à toujours la "Famille Cassavetes" avec sa femme, Gena Rowlands, incroyable tant sa folie se lie jusque dans son regard, et Peter Falk, toujours sur la corde raide entre son rôle de mari et de père, et incroyablement émouvant lors de la scène où celui-ci rentre de la plage avec ses enfants. Au final, on a affaire à l'un des meilleur film de John Cassavetes et à un chef d'oeuvre du cinéma, tout simplement.
Film passionnant, ambitieux, d'excellente qualité... Film sur la société, l'enfance (Cassavetes se montre d'ailleurs, à travers ce film, incroyable cinéaste de l'enfance), l'amour, la famille... Une femme sous influence est une tragédie. Les rires, pourtant nombreux dans le film, sont en fait terriblement tristes. "Une femme sous influence" montre une humanité détruie par le travail mais également par l'ensemble de la société, qui ne sait plus aimer. C'est un film sur la reconstruction, sur la réparation du couple. Réparation à laquelle contribue les enfants, dont la pureté s'accompagne d'un amour naturel de la mère de celle en dépit de tous les codes culturels (Les enfants continuent à aimer leur mère malgré la folie grandissante de celle ci). Au début du film, Peter Falk rentre tard; Gena Rowlands l'attend en buvant. Elle sort, ramène un homme. Le couple explose peu à peu. Puis Mabel (Gena Rowlands) est envoyée en institut psychiatrique. C'est le désespoir de Mabel qui va entrainer la mort du couple. La liaison est rompue au sein de celui ci : Falk ne parvient plus à comprendre sa femme et ne peut donc plus l'aider, il la frappe. La société, le travail, la culture ont détruit l'amour. Puis viennent les magnifiques séquences de la réparation. Falk se rapproche de ses enfants, et en même temps de Gena Rowlands. Il connait des moments de simple complicité puis d'amour et commence peu à peu à ressentir à nouveau de l'amour pour sa femme. Porté par l'amour, il lui organise une grande fête. Puis dans la séquence finale, l'amour renait peu à peu dans le couple à travers les baisers de Gena Rowlands à ses enfants fictifs. Film magistral sur le couple. Au niveau de la mise en scène, comme à son habitude Cassavetes excelle. Les plans sont esthétiquement très beaux. La gestion du mouvement est originale et de grande qualité. Les acteurs sont incroyables, mention spéciale à Peter Falk qui signe la meilleure performance de sa carrière (Opening night pour Gena Rowlands). Un film absolument flamboyant de qualités avec en prime la meilleure utilisation du Lac des Cygnes de Tchaikovsky au cinéma. A voir! (15.5/20)
Un film bouleversant qui prend à la gorge, voilà ce qu'est "Une femme sous influence". John Cassavetes nous plonge dans l'intimité du cocon familial qui se détériore, il filme les pressions sociales, la lourdeur des conventions et la folie avec un œil aiguisé, nous livrant de longues séquences où les cris et même parfois les coups sont de mise. Gena Rowlands y est impressionnante de justesse dans le rôle de Mabel, cette femme qui perd contact avec la réalité que les conventions imposent face à un Peter Falk touchant en mari qui veut simplement avoir auprès de lui la Mabel qu'il a connu et aimé. Oui il y a des longueurs surtout sur la fin mais elles sont nécessaires car en jouant sur la durée, le cinéaste nous offre ce qu'il veut être la vérité et permet aux acteurs de s'exprimer avec brio. Du début jusqu'à la fin, ce film est terriblement magnifique, jamais on n'aura filmé la folie avec une telle intimité et une telle justesse.
la fin est si terrible, si dure, scène insoutenable, mais tellement réussie, sublimement forte et belle. Tout ce qu'il faut à Mabel, ce sont ses kids et son Nick. Inlassable Gena Rowlands
Impossible d'être plus près de l'humain,du cinéma,de l'amour des comédiens,des combats de chacun pour exister,faire exister l'autre,faire exister une famille,un groupe...Combats dérisoires ou fondateurs? Ce film est bouleversant d'intimité.Un choc permanent et salutaire.Gena Rowlands est comme une bougie,vacillante,illuminée protégée jusqu'à la folie par un Peter Falk dépassé mais qui continue à essayer de construire son mur.Empiler vaille que vaille les briques de son mur pas droit . C'est plus que du cinéma.
Puissant et profond, voici un film qui tient au corps. Gena Rowlands y est assez géniale aux côtés d'un Peter Falk dans un rôle particulièrement mémorable. Une Femme sous Influence est une oeuvre dense, littéralement habitée par son couple emblématique et totalement immersive pour le spectateur. John Cassavetes y dilate le réel au gré de longues séquences hissant les comédiens au rang de montagnes : une véritable leçon de mise en scène, lyrique et obsédante. Il est donc question de maladie mentale, d'inadaptation sociale et de crise familial dans ce métrage abrupte et parfois difficile à soutenir : les personnages semblent y communiquer sans vraiment entretenir un dialogue digne de ce nom. Relations mêlées d'emprunts, de faux-semblants et de culpabilités principalement construites autour de l'héroïne de film : la fantasque et chaleureuse Mabel. Il ressort du cinéma de Cassavetes une urgence filmique tout à fait émotionnelle et commotionnelle, doublée d'une corpulence psychologique sans complaisance. Un grand classique, de la même manière que le percutant Faces...
Whaou! Bon les séquences sont longues (les acteurs nous le font oublier) mais chacune apporte un peu à notre compréhension de la relation du couple, sans nous permettre un jugement évident.
avec "une femme sous influence", john cassavetes realise un film a classé dans le haut du pantheon du cinema. il nous emmene dans la vie de nick (peter falk) et mabel (gena rowland), un couple qui va connaitre la folie de cette derniere, ce qui risque d'entravé sa famille a commencer part ces enfants. gena rowland, femme du cineaste ne devais jamais joué ce film au cinema mais au theatre, mais cette derniere a refusé car elle estimé son role beaucoup trop difficile pour repeté plusieur fois part soir une telle performance et on la comprend, a la fois derangé et aimante, folle et colerique, gena rowland est bluffante de realisme, elle nous prend au tripe dans certaine scene et nous repousse dans nos dernier retranchement, elle arrive a nous boulversé grace a la sensibilité, l'amour qu'elle montre a l'ecran, et c'est john cassavetes lui meme qui ne voulais pas que les acteur joue leur role, mais qu'ils soient leur personnage, ils les voulaient entierement, eux, leur corp, leur vie et non leur talent, leur experience ... et peter falk rend une copie etincellante de realité, criant mainte et mainte fois son amour, devenant fou et impuissant face a gena rowland qui realise tout simplement l'une des plus belle perfomance que j'ai pu voir au cinema. et c'est sous la musique de Tchaikovsky et son immortel "lac des cygnes" que le cineaste americain nous delivre la plus belle scene d'une femme sous influence, retantissant plusieur fois nous ammenant au paroxysme du chef d'oeuvre de john cassavetes
Re revu. Cassavetes filme la manie au quotidien, en pêchant dans les visages (les gros gros plans) le familier et dans son rythme (certaines scènes comme vécues en temps réel) sa tension. Un duo époustouflant accompagné d'acteurs secondaires solides. Des décisions prises à la va-vite, des gestes furtifs et lourds de conséquences, "Une femme sous influence" tire sa force dans son incertitude constante qui plane et dans son absence de tout manichéisme. Cassavetes ne nous apporte pas des réponses (par exemple, pourquoi demande-t-elle à son père de sa dresser devant elle), il nous offre des instants qui ne tiennent toujours qu'à un fil (le repas, la plage, la fête dans le jardin....) et lorsque le film se termine, il semble nous dire « la vie continue ».
Un film intimiste laissant la part belle aux acteurs, sur une femme fragile, qui a conservé son coté enfant, mais qui ne sait pas se défendre, s'imposer et à peur d'être une cinglée, car les autres (familles, "amis" ...) veulent l'enfermer dans ce rôle. Du coup elle soigne ses angoisses, son mal de vive dans l'alcool, les médicaments, les liaisons avec des inconnus... sans assumer sa fantaisie, sa joyeuse simplicité, et son envie d'être elle même. Face à elle, un mari, penaud et paumé, qui malgré son amour n'arrive pas à l'aider, violent, maladroit, il frôle lui aussi une certaine dinguerie (fait boire de la bière aux enfants qui s'endorment bourrés, fait trébucher sa fille sans s'en préoccuper) mais ça passe mieux peut-être parce que c'est un homme et qu'il travaille. Après l'internement abusif, 6mois dont il a ressenti l'absence et elle les électrochocs (mais personne ne veut en entendre parler), il comprend que répéter l'engrenage qui mène aux crises du couple ne sert à rien, et que le plus dur sera qu'elle accepte d'être elle même, comme dit l'un de ses enfants "Maman tu es intelligente, jolie mais un peu nerveuse"
Film culte du cinéma indépendant. L'histoire est prenante car les personnages, s'ils sont assez marqués, charismatiques, restent imprévisibles. On se demande qui est le plus fou dans ce couple vraiment étrange. Il est par contre étonnant de voir autant de faux raccords et de perches dans le plan.
Un film dur à regarder. Des scènes longues, une folie qui monte crescendo, des cris, des acteurs incroyables (surtout Gena Rowlands), Cassavetes est vraiment un auteur à part. Même si j'ai beaucoup moins aimé ce film que son "Opening Night" beaucoup plus accessible.