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Un visiteur
5,0
Publiée le 22 février 2011
Après le génial The doom generation, Araki signait Nowhere, dernier volet de la trilogie sur l'adolescence est tout aussi bon que son prédécesseur, le style d'Araki avec ses couleurs flashi et ses scènes surréalistes est encore plus exagéré, le film est moins légèrement bon cinématographiquement et scénaristiquement que the doom generation mais il est beaucoup plus émouvant. Encore un film inévitable D'Araki malheureusement peu connu.
Des trois films composants la "Teen Apocalypse Trilogy", celui ci est surement le plus pop, le plus coloré, le plus excentrique. "Un épisode de Beverly Hills sous acide" résume assez bien le scénario, même si "adaptation officieuse d'un roman de Brett Esaton Ellis" qualifierait mieux ce dernier volet, tant les points communs entre l'univers du romancier et celui de "Nowhere" partagent des points communs (surtout avec "Les lois de l'attraction"). Toujours excessif mais un poil plus fantaisiste que "The Doom Generation", sous des allures très pop le film n'en reste pas moins une peinture plutôt pessimiste d'une jeunesse dorée mais qui a perdu tout espoir et toute perspective d'avenir, qui culminera dans une scène finale d'une sauvagerie tellement soudaine qu'on ne peut s'empêcher d'en rire.
Nowhere est beaucoup moins convaincant que Doom Generation. Moins cohérent, moins bien construit, un peu plus superficiel. Néanmoins, cela reste un film personnel et intéressant, avec une palanquée d'acteurs. Et contrairement à ce que certains disent, ce n'est pas parce qu'un film traite de choses négatives, qu'il est nihiliste... bien au contraire.
Assez déçu par ce Gregg Araki, et d'ailleurs je ne sais pas vraiment quoi en dire. C'est pas très intéressant, c'est assez peu subtil. J'ai du mal à savoir ce que Gregg Araki a voulu nous montrer. Il filme des jeunes paumés et perdus, ok, mais on a l'impression que face à ça il n'arrive pas à apporter quelque chose de plus, le scénario est un peu résumé rapidement, il n'arrive pas à transcender le tout, pour vraiment proposer quelque chose d'original et d'atypique. Car s'il a voulu faire une fresque sur une jeunesse en perte de repère et perdue, alors c'est moyennement réussi à mon avis.
Toujours la même rengaine avec Araki des films sans queue ni tête, sans aucun scénario, rempli de clichés, parlant toujours de la même chose. Alors oui il a son style propre mais encore faut-il que ce soit intéressant!
Trip sensoriel à l'esthétique gay, et tellement nineties... Le cinéma d'Araki, me fait penser à celui de Gus Van Sant. Le deux partagent en effet un amour commun pour cette période pleine d'incertitude qu'est l'adolescence mais à la place des long plans sur les nuages en mouvements, le premier assaisonne ses films d'une pointe d'absurde et surtout d'une bonne dose de trash! P.s: Araki doit réellement faire une fixette sur les aliens parce que comme dans Mysterious skins (Qui est sortit après je vous l'accorde) un des personnages est également persuadé d'avoir été enlevé par eux et subit des expériences extraterrestres.
Gregg Araki continue d'épater le spectateur, du moins il m'épate moi ! Après son poignant MYSTERIOUS SKIN et son récent SMILEY FACE, NOWHERE est certainement l'opus le plus barge des trois, c'est dire... Un véritable OFNI superbement emballé, notamment du coté de la mise en scène et la mise en lumières, qui parle de drogue, de sexe, de meurtres... et même d'extraterrestres. Et quel final d'anthologie ! [8,5/10] Si ce n'est déjà fait, faites vous plaisir et découvrez vite cette pépite de 1997 !
Très original. Malgré qu'il soit un peu cours, ce film aborde beaucoup de sujets sur l'adolescence de plusieurs manières et c'est franchement réussi. Complètement barré, étonnant, effrayant aussi. A voir !
J'avais hâte de voir ce film parce qu'il traite d'un sujet tellement actuel et qui a donné lieu à tant de chef-d'oeuvre en littérature que j'avais alors bon espoir d'autant qu'il me tient particulièrement à coeur. Mais ici ça ne fonctionne pas. On nage dans le poncif du début à la fin. Le scénario manque cruellement d'audace et d'intelligence. Les ficelles sont tellement visibles que ç'en devient gênant ( comme cette serviette où l'on peut lire l'inscription "hope", tellement ridicule). La mise en scène est mauvaise, le rendu peu réaliste. Lisez plutôt "moins que zéro ", c'est mieux. Reste Duval qui est immense et deux trois scènes bien fichues. D'ailleurs Dark tout en étant le plus sensé du film représente mieux que tout le reste cette génération perdue. Sinon, c'est lourd et dommage.
Nowhere c'est top, je suis amoureux du film. Jamais un film n'a aussi bien retranscrit l'ambiance pré-apocalyptique de la génération X.
J'ai l'habitude de dire que Nowhere c'est LE film Shoegaze (ce genre de musique avec les instrument bordélique et aux chants très doux, timides, mélancholiques) pas seuleument a cause de la BO qui fait l'apologie du genre mais parce que c'est vulgaire, grossier, bordélique et que le film est très touchant quand on s'y attend le moins.
Après un second visionnage, je me demande ce que m'a apporté ce film... Du plaisir ? Un peu, certainement : les couleurs sont plaisantes, le montage épileptique à de quoi tenir le spectateur éveillé, les dialogues sont cools. De la finesse ? Sûrement pas ! Gregg Araki nous balance ce qu'il y a de pire en matière de poncifs teenage : sexe, drogue, violence et Marilyn Manson sont au rendez-vous du nulle part, juste pour le fun et rien d'autre. Aucune nuances, donc. Des questions ? Ah oui, c'est sûr : " regardez notre pauvre jeunesse livrée à elle-même, sans aucun repères, qui ne peut trouver le bonheur que dans l'évasion sexuelle, barbare, psychédélique et métalleuse. En fait, c'est pour montrer que le monde réel est insupportable et qu'il ne vaut rien ". Si ça ce n'est pas du pur nihilisme de supérette, je pars en cure de désintox', c'est promis. Non vraiment, ça se regarde comme un sitcom insignifiant mais pas besoin d'aller plus loin, surtout si c'est pour nous sortir de la philosophie à deux francs six sous ! Grrr...
L'histoire sans concession d'une certaine jeunesse dorée de Los Angeles, à la fois sombre et très colorée, jusqu'à la saturation. Le film est servi par une belle brochette de jeune acteur et de guest star à contre-emploi, c'est assez fou et bien réalisé dans l'ensemble. Par contre on peut regretter la profusion de personnage qui ne peuvent pas être identifiables et bien développés sur un film d'1 h 20, c'est bien là le gros problème du film, vouloir raconter trop de chose dans un film très court, alors le résultat peut paraitre "riche" mais aussi confus et superficiel. Autre regret, le film reste assez sage et ne va pas très loin graphiquement, l'interdiction au moins de 16 ans est très exagérée.