Nowhere
Note moyenne
3,3
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78 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 janvier 2013
Nowhere contient à lui seul tout l'univers de Gregg Araki.
Son acteur fétiche (James Duval, vu dans Doom Generation) y incarne un post-ado romantique, paumé au milieu d'une sitcom déjantée, en plein Los Angeles. Bisexualité, violence, sadomasochisme, drogue, extra-terrestres...
Le tout rythmé par les magnifiques musiques de Slowdive (le titre qui ouvre le film est un chef d'oeuvre de pop "ambient"), Radiohead, Catherine Wheel, Marylin Manson, etc.

Nowhere est le film le plus caractéristique de Gregg Araki, ce que "lost highway" est à Lynch. Si vous n'avez pas aimé Doom Generation, vous allez détester !
thethythy
thethythy

30 abonnés 434 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
La caméra ne cadre pas toujours et le manque de moyen se voit clairement par les nombreux plans fixes. Mise à part ces questions techniques, Gregg Araki nous raconte des histoires d'adolescents amusantes et rafraîchissantes. La multitude de personnages, généralement bien interprétés par les jeunes acteurs, et de situations fait quand un même un peu fourre-tout et tape à l'oeil mais c'est la façon du réalisateur de relever la sauce. Doit persévérer.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
L’atmosphère est onirique, les décors sont extravagants et surréalistes, tous plaqués de couleurs criardes. "Life is Sweet" chantonnent les Chemical Brothers en arrière-plan. Un mec se fait arracher les piercings aux tétons par deux gamines sado-masochistes en manque d'ecstasy. Le récit est déconstruit, perdu à lui-même, saturé et vide à la fois. Les gens ont tous des surnoms, les faux-dialogues sont poussés à l’extrême. Qui existe, qui n’existe pas, on ne sait pas trop. On s’en fout. Du moment que quelqu’un ramène de la défonce à la partie de cache-cache du vendredi soir. On voit un extraterrestre qui désintègre Rose Mcgowan et Shannen Doherty, alors qu’elles se demandaient qui pourrait bien les accompagner à la fête de Jujyfruit. L’image est léchée, les prises de vues sont oniriques. On est où ? Los Angeles ? Mais "Los Angeles c'est genre… nulle part, tous ceux qui vivent là sont paumés", nous explique Dark Smith en se masturbant sous la douche, dès l’ouverture du film, alors que sa mère lui hurle dessus pour utiliser la salle de bain. Sentiment de désastre. Dérive, péripéties, sexe et alcool, en plein dans la Génération X. Du Bret Easton Ellis imagé et sous acide, un montage Nouvelle Vague à la Godard. "Nowhere", c’est une claque. Une prise de conscience sociale "sur un monde qui déraille", un exercice de style enragé. Où se trouve la fête de Jujyfruit se demande un black de 15 ans ?
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