El Topo
Note moyenne
3,5
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95 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mai 2014
A force d'entendre parler d'Alejandro Jodorowski, il fallait bien que je commence à regarder l'oeuvre de ce cinéaste particulier. Et quoi de mieux que de débuter par "El Topo", western métaphysique et mystique, film complètement barge aussi. "El Topo" est considéré comme étant l'un des films phares des "midnight movies", ces films diffusés à minuits qui, le plus souvent, était très subversif. Et, effectivement, "El Topo" est un film subversif, mêlant violence, amour, sexe, immondicité et beauté. Comme le disait Jodorowski, la laideur va de pair avec la beauté. Et avec "El Topo", il insiste énormément sur cette laideur et cette beauté. Comme un film hybride, "El Topo" n'hésite pas à montrer l'horreur au sens propre du terme, et la beauté la plus belle. Plus qu'une simple histoire à suivre comme un enfant sage, "El Topo" est surtout un film expérimental, une expérience à vivre du début à la fin. Jodorowski parvient à captiver son spectateur avec une aisance particulière. A force d'être plongé dans un monde étrange et sensoriel, on se retrouve avec l'envie de connaître la suite des aventures du pistolero solitaire El Topo. Il est clair que "El Topo" est un film qui divise. Soit on adhère à l'univers de maître Jodo, soit on trouve le tout grotesque. Toutefois, on aurait tort de cracher sur le film tant on atteint des sommets concernant la profondeur envers des questions mystiques et métaphysiques. "El Topo" est un film d'une grande cohérence, un film qui ose, qui n'hésite pas à aller au bout de ses idées, tout en passionnant son spectateur. Rien à redire, "El Topo" est un chef d'oeuvre cinématographique, un vrai!
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2015
Considéré comme étant le premier film de la vague des midnight movies « El Topo » est une référence incontestable dans la pop culture et impose à la face du monde cet artiste barré qu’est Alejandro Jodorowsky, homme touche à tout culte que nombreux citent comme une référence. Véritable what the fuck à son époque et faisant encore et toujours figure d’ovni, « El Topo » est surtout un accouchement créatif dans la même âme que les western de Sergio Leone. Sauf que Jodorowsky y insuffle sa personnalité singulière. Ici on fait dans le bad ass mais surtout dans la sublimation des corps, un corps noir et énigmatique que celui de ce pistoléro chargé de tuer les maitres du désert.

La maitrise et le regarde que porte Jodorowsky sur cette fresque purement délirante va du théorème métaphysique au ludique. Plein de trouvailles graphiques le film explose surtout une créativité hors du commun qui sublime le ciel dégagé du désert. « El Topo » est une véritable expérience mystique et radicale, une plongée dans le rêve qui vire au cauchemar, une cascade de sang qui rime avec la poésie qu’emploi son auteur, des sables mouvants dans lesquels s’enfonce une certaine lucidité et un art du divertissement qui ne fait que fasciné au fur à mesure que le film avance et touche au sublime avec une puissance remarquable. Ici c’est place à l’esprit, l’intelligence, pas le guignol, « El Topo » s’impose comme une banalisation de la mort hors du commun, un crash test purement ésotérique et masturbatoire qui puisse toute sa spiritualité dans le sable.

Finalement, après les années que j’ai passé vouloir voir ce film, je ne suis même pas déçu, loin de cette poussée onirique qu’est « La Montagne Sacrée », Jodo offre ici un poème ingénieux, sec et brutal. Une audacieuse allégorie de la violence, culte et intemporelle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 mars 2014
Ce film est un pur chef d'oeuvre. Un seul mot : extraordinaire !
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 janvier 2015
Que l’on soit ou non réticent à l’idée que l’on ne saura pas saisir pleinement où a voulu en venir Alejandro Jodorowsky en mettant au point ce scénario complétement décousu, on ne peut rester de marbre devant l’audace de cette entreprise, qu’aura été de faire d’un western un trip psychédélique et le support d’une quête de rédemption mystique. Dans une narration séparée en quatre chapitres aux noms très bibliques, on suit les errances, la mort et la réintégration d’un étrange pistolero vêtu de noir, incarné par Jodorowsky lui-même. Si la première partie est particulièrement déconstruite, faite quasi-uniquement de rencontres insolites et de scènes sans liens directs, la suite est davantage cohérente. Mais, que le récit ait un sens ou non, il apparait évident que chacune des scènes et des personnages secondaires est une métaphore métaphysique plus ou moins manifeste. Dans l’ensemble, le film brasse, dans un langage surréaliste dense et une imagerie déréglée, de nombreuses thématiques telles que la violence humaine ou le poids des religieux sur l’émancipation des civilisations. Donc même si le récit est opaque et foutraque, il est surtout source de scènes inoubliables et d’un message sous-jacent subversif qui participeront à la légende du grand Jodo.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2013
Western complètement trippé et surréaliste signé du grand Alejandro Jodorowsky. Véritable fresque mystique, étrange et culte qu'il faut absolument voir au moins une fois dans sa vie. Génial.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 août 2013
Le film suit comme trame scénaristique le parcours d’El Topo, un cavalier solitaire interprété par Jodorowsky en personne. Pourquoi El Topo ? Parce que comme la taupe, cette homme marche aveuglement, suivant le chemin qu’il juge bon jusqu’à atteindre la lumière, à prendre bien entendu du coté du mystique. Il y a donc, dans un premier temps, l’homme aveugle, celui qui impose sa justice, qui erre suivant son désir de dieu vengeur. Autour de lui on trouve l’enfant nu (Brontis Jodorowsky), symbole de l’innocence pure, dans un monde ou les hommes ne régissent qu’en fonction de leurs pulsions sexuelles. L’image la plus marquante car violente est celle de trois hommes voulant expier leurs désirs, l’un en voulant faire disparaître les femmes, un autre en voulant abattre ses propres pulsions et un dernier en voulant coucher avec une représentation féminine. C’est au milieu de ses hommes qu’El Topo, vengeur aveugle, conduit cet enfant qu’il essaie tant bien que mal d’éduquer, de confronter à la réalité. Mais la tache est trop dure et lorsque El Topo bat le Colonel sadique (David Silva), il préfère suivre ses désirs, abandonner l’enfant aux moines et partir avec une femme, Mara (Mara Lorienzo). Commence alors un voyage initiatique pour notre héros qui devra battre les 4 maîtres du désert. Chaque maître étant plus sage que le précédent et, bien évidemment, plus sage qu’El Toopo qui, au fil de ces combats, acquerra une sagesse plus grande.

La suite ici:
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2013
"El Topo" est un chef-d’œuvre de surréalisme, certes difficile d'accès mais rempli d'excellentes idées, dans la mise en scène comme dans les dialogues. Il y a bien quelques longueurs, mais elles disparaissent au fur et à mesure que la portée mystique se révèle au grand jour. Dans sa structure comme dans l'éclectisme des situations et des thèmes abordés, "El Topo" s'approche bien de la perfection, devenant une œuvre iconoclaste majeure à multiples niveaux de lecture, un cauchemar violent et sanguinaire mais baigné d'une sorte d'aura apaisante.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 juillet 2013
Du très bon, du très mauvais. Film à couper en deux... deux films en fait, le premier acte (80 premières minutes) justifie les éloges, le second une violente critique. Les cinéphiles archéologues ont interet à voir ce film. Pour le coté positif, une grande force de naration, des scènes puissantes. Pour le coté négatif, le kitsch insurpotable de l'époque: Krishna underground, utopie space et eros minable...
carbone144
carbone144

115 abonnés 845 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juillet 2013
Qu'est-ce que c'est que ce truc ?????? Sens ? Valeur ? Portée ? Rien n'est clair ! Proche de l'escale à Nanarland tant certains points font rire par leur nullité ; en l'occurrence un son parfois très mauvais (des bruits de pas dans la montagne qui résonnent comme dans un gymnase vide), des mannequins, du sang en surplus qui finit par faire rire ; et une histoire complètement... je ne sais même pas ce qu'il faut en penser finalement.
VeganForAnimalRights
VeganForAnimalRights

148 abonnés 233 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 avril 2013
Infâme daube pseudo-intellectuelle gorgée de sexisme, de spécisme, de violence, de laideur.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 novembre 2012
Jodorowsky nous livre ici une œuvre surréaliste dans laquelle il est très difficile de se plonger si l'on cherche une lecture conventionnel. En effet, au travers d'El topo (le personnage principal incarné par le réalisateur lui même), le spectateur est baladé au rythme des rencontres de ce dernier et des séquences improbables qu'elles provoquent. Malgrès cela, le film demeure relativement accessible et chacun de nous pourra y voir différents messages. Bref, un univers particulier qui satisfera les cinéphiles en quête d'un cinéma hors norme (les autres risquent de s'ennuyer ou de partir en courant).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 février 2013
Western mystique, décousu et débridé. Dans le pur style de Jodorowsky, hyper sanglant avec des meurtres et des animaux crevés, une distribution fait avec un bon nombre d'acteur amputés ou ayant des malformations. La mise en scène elle est particulièrement réussie. Les vingt dernières minutes sont fascinantes.
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juillet 2012
Etrange, mystique, le film de Jodorowsky nous entraîne vers un univers impitoyable et sadique, l'intrigue suit scrupuleusement la chronologie du protagoniste. Cet homme incarné par le réalisateur lui-même commence par une vengeance personnelle. Il est accompagné d'un enfant dont l'origine de sa présence avec lui se révèle purement dans le sens de la création. Le réalisateur place son personnage en plein dix-neuvième siècle, époque où violer et tuer constituaient les principales occupations de l'homme. Le moins que l'on puisse affirmer, c'est que cette aventure, oscillant entre le fantastique, l'horreur et le western, adresse au spectateur des thématiques qui collent parfaitement à notre réalité. En premier lieu, le réalisateur montre son personnage de façon péjorative dans le sens où ce sont principalement ses défauts qu'il met en valeur. Dans cette première partie, il est un barbare, un sanguinaire, un combattant, un cupide, un sadique, un profiteur, un opportuniste et surtout il abandonne son enfant aux mains des moines. Il ne respecte donc qu'une seule morale propre à lui-même: profiter de tout à tout instant. Il ne se pose pas de questions, il n'éprouve aucun remords pour les actions horribles qu'il met en oeuvre, il tue avec sang-froid, il tue avec lâcheté tout cela parce qu'il désire impressionner une femme qu'il a sauvée des griffes d'un groupe d'hommes ennemis. Le réalisateur montre également les femmes comme des arrivistes, des capricieuses, des jouisseuses. Autrement dit, Jodorowsky dresse un portait au vitriol de l'âme humaine chez les deux sexes. Dans une seconde partie, on assiste à d'autres valeurs et d'autres horreurs. Le film ne précise pas combien de temps sépare la mort et la résurrection en tant que Saint du protagoniste. Cette seconde partie dénonce la bêtise des hommes et des femmes d'une ville qui s'est bâtie entre-temps. Les humains croient en une divinité qui leur assure longue vie et bonheur, cette croyance, cette secte s'oppose avec le catholicisme puisque un moine intervient pour imposer sa doctrine et pour retirer une partie de la méchanceté et de la violence des habitants. Le réalisateur veut donc montrer que les humains sont esclaves de leur croyance et de leurs principes de morale puisqu'ils cherchent à tout prix une façon d'expier leurs crimes en étant pardonnés à chaque fois dans un monde sans foi ni loi. Jodorowsky critique les sectes, l'Eglise, il affiche également de façon très claire que les hommes comme les femmes ne tolèrent pas la présence d'une invasion étrangère. La haine et l'égoïsme sont le propre de chacun et ces sentiments ne sont pas réservés au vingtième ni au vingt-et-unième siècle, le réalisateur démontre clairement que le racisme et le rejet des autres ont toujours été les principaux défauts de tout le monde, chacun a essayé de voiler cette vérité d'une façon ou d'une autre. Les valeurs de tolérance depuis 1945 enseignées aux enfants ne servent à rien. L'homme est raciste, il est violent, il est assassin, il est moqueur. De nos jours, qui peut prétendre le contraire? Qui peut déclarer sans hypocrisie qu'il a toujours accepté les autres, qu'ils les a toujours accueillis chaleureusement, qu'il n'a jamais éprouvé le moindre sentiment de haine envers qui que ce soit? Personne ne peut honnêtement se déclarer tel quel. Au final, Alejandro Jodorowsky rédige, réalise et signe une analyse parfaite de l'ensemble de la population, un chef-d'oeuvre profond et indispensable!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 mai 2012
Magique, métaphysique, psychanalyse et bible serait plutot les référents de se film. Le héros qui fait sa justice violemment et ne pense que à lui, va se repentir d'avoir tué tant de monde et pas toujours pour des bonnes raisons, et s'occuper d'une société de paria expulsé de groupe fanatique religieux. Je ne dévoile pas la fin. Ce film mélange certaines idées de Carl Jung et Sigmund Freud.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 octobre 2011
C'est un des films cultes qui passait et repassait dans les salles du quartier latin dans les années 70. Nous avions 17 ans, c'était une expérience plus mystique encore que les films d'Arrabal ; on entrait dans cet univers parce qu'on était de ceux qui croyaient être différents, et on en sortait avec la certitude...
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