Derniers Avis : Les Galettes de Pont-Aven - Page 2
Les Galettes de Pont-Aven
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Bland I
15 abonnés
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2,5
Publiée le 29 novembre 2023
Incroyable que ce genre de film soit encore diffusé sans alerte-disclaimer sur le viol que notre cher patriarcat considère comme quasiment normal. Bon sang. À quand les mises à jour de la normalité ou non. Marielle est super acteur mais j'ai vraiment envie de tuer son personnage sur l'avant dernière-scène. Sinon film sympa.
Regarder un film datant de 1975, dans lequel le rôle des femmes se réduit à celui d'objets sexuels jetables pour les hommes, n'a plus de pertinence aujourd'hui. En plus de cette représentation dépassée, le film pâtit d'un scénario défaillant où l'intrigue traîne en longueur, et d'une interprétation des acteurs médiocre et exagérée, typiquement années 70. Jean-Pierre Marielle est certainement un bon acteur, cependant, ses rôles se ressemblent tellement qu'ils en deviennent redondants.
Pour faire un bon film, il faut de bons acteurs, et Jean Pierre Marielle nous donne une prestation excellent. Il faut aussi de beaux décors : la Bretagne nous les apporte! Mais il faut aussi un scénario intéressant : et là, c'est un peu aux abonnés absents! C'est léger, c'est osé, cela a du faire "fureur " lors de sa sortie, voire même révolutionnaire de part la libération des mœurs que ce film nous montre, et de l'émancipation de la femme. Mais voilà, cela ne m'a guère intéressé. A voir par les amateurs de comédie humaine, que les affaires sentimantalo-sexuelles attirent.
Est ce que ce film mérite le bandeau de film culte? Pas sûr ... Le revoir en 2023 permet de mesurer ce que nous avons perdu en liberté de ton mais aussi de constater que l'époque a changé...
Comme "Calmos" de Blier tourné l'année suivante, "Les galettes de Pont-Aven" de Joël Séria, moins libertaire sans doute, mais plus jubilatoire, s'essouffle assez vite avec des blagues un peu grasses qui datent d'un autre âge. Bref, j'ai trouvé que le film avait mal vieilli car la vulgarité n'est pas de l'argot qui lui est une langue...
L'argument était pourtant assez intéressant: Henri Serin, représentant de commerce en parapluies, s'ennuie dans sa vie nomade. Il rêve de devenir peintre et est obsédé par la partie charnue des dames pour laquelle il a un coup de crayon assez flatteur. Quand il rencontre sa muse chez un peintre également amateur, sa vie bascule. Il se fixe à Pont Aven où, comme Gauguin avant lui, il barbouille des toiles et lutine les dames avec visiblement moins de bonheur... La belle Angela finit par le quitter et le peintre amateur choisit la jeune Marie avec laquelle il finira par vendre des pommes d'apis et des beignets sur la plage...
Le film est, vu d'aujourd'hui, un bon témoignage de la vie en province où le quotidien est bien terne comme la pellicule employée dans les films de cette époque. Mais le piment est ailleurs, comme dans les films de Claude Chabrol, où sont croqués des personnages apparement sages mais dont le calme cache quelques vices de forme: un peinture lubrique (Bernard Fresson), un prédicateur agité (Claude Pieplu) et sa sœur voyeuse, une vendeuse de parapluie qui rêve de devenir modèle (Andrea Ferreol) ou encore une prostituée qui tapine en coiffe bretonne (Dominique Lavanant) ... toute une faune qui fait l'originalité du scénario.
Le génie de Marielle dans un film un peu bordélique. Mais un bordel rendu joyeux. Le problème, c'est qu'on reste un peu extérieur à l'émotion, et on admire. Mais admirer n'est pas aimer.
Comment ai je pu si longtemps passer à côté de cette merveille.... Marielle au sommet de son art, à l'heure où l'autocensure devient la regle ce film génial fait tellement plaisir à voir.... Délicieusement transgressif
Le charme des films de cette époque avec un jp marielle que j'apprécie. Les femmes qui font tourner la tête des hommes un sujet depuis la nuit des temps.
Très bon film des année 70 , avec un grand Marielle. Humour décalé, Érotisme très propre. C'était ça les années seventies . Jeanne Goupil est sublime . On se régal de voir de tel films. Séria avait le pouvoir de faire des films de ce style .
« Les galettes de Pont-Aven » de Joël Seria (1975) est assurément un film cul-te ! Quel superbe talent que Jean-Pierre Marielle qu’il interprète un VRP en parapluies, un peintre adepte de la dive bouteille ou dans la dernière scène un vendeur sur la plage de beignets et de pomme d’api. Quel plaisir aussi de revoir dans des seconds rôles saugrenus : Andréa Ferréol en vendeuse de parapluie cédant aisément aux charmes de Mr Serin ; Claude Piéplu en prédicateur allant en Bretagne de pèlerinage en pèlerinage accompagné de sa sœur ; Bernard Fresson en peintre pour faire de l’argent et pervers ; Dominique Lavanant en prostituée habillée en bigoudène ; Romain Bouteille en curé avec sa kermesse et le fameux Kenavo de Théodore Botrel interprété par Jean-Pierre Marielle et Marie (Jeanne Goupil, la muse du réalisateur), la petite bonne de l’hôtel où il réside et qui le ramènera à la raison et à la vie ! Un film boudé à sa sortie du fait de son langage très cru voire vulgaire mais truculent, et de son esprit libertaire et anticonformiste pour l’époque (le fameux film « Les Valseuses » de Bertrand Blier ne sortira qu’en 1974)… mais un film sur la recherche de l’amour qui fit plus d’un million d’entrée grâce à sa lecture au second degré.
Une belle claque ce film, une liberté de ton comme il n'y a plus aujourd'hui. Mélange d'érotisme sur fond de comédie raconte l'histoire d'un homme qui a tout pour plaire et réussir qui tombe... Travaille routinier avec une femme très sèche alors qu'il n'aime que peintre des "beaux-cu" comme le dit si bien Marielle. Une petite pépite comme on aime en dénicher.
Un film comme on en fait plus et heureusement! Les galettes de pont aven est une comédie avec des scènes érotiques, pas de scénario, pas d'histoire, la majorité des personnages qui croisent le héros n'ont qu'un rôle mineur et sont tous plus déjantés les uns que les autres. Il y a un certain malaise à la vue de ce film, toutes les femmes commencent par dire non et finissent par céder la scéne avec Andréol Ferréol en ait l'exemple typique elle dit non et 30 secondes plus tard demande a être peinte nue et commende a se déshabiller . Tout le film est l'avenant.
D'une grande liberté de ton et de mœurs (Ah les belles années 70 !!), le film vaut surtout pour Marielle, magistral en Vrp en mal d'amour et de fesses (au sens propre du terme) . Son "nom de Dieu de bordel de merde" restera dans les annales du cinéma français.
Un film hautement érotique, non parce qu'on y aperçoit çà et là quelques jeunes et moins jeunes déshabillés, mais parce que l'érotisme du monde y est magiquement dévoilé. Marielle incarne extraordinairement cet "honnête homme" qui assume enfin de devenir un artiste. Difficile de ne pas y voir une transposition contemporaine de la vie de Gauguin, déjà tentée dans un roman de Somerset Maugham - les aspirations éthiques du personnage principal réchauffent cependant le coeur. Sous ses apparences de nanar, un grand film sur la liberté et la possibilité toujours offerte de renverser la table, avec un acteur immense, à mettre au niveau du "Coup de torchon" de Tavernier.
Les Galettes de Pont-Aven est l’exemple même du film issu de la France des années 70. On y fume dans les restaurants des hôtels, on conduit sans ceinture et surtout on voit la sexualité d’une manière totalement décomplexée ! En effet, dans la mouvance des Valseuses de Bertrand Blier, nous sommes dans une œuvre influencée par la libération sexuelle de cette époque. Le sexe y est traité de manière assez légère tout comme l’ensemble d’un film qui s’amuse à tirer sur toutes les institutions (notamment la religion). Si la réalisation ne possède aucun éclat, Joël Séria semble surtout vouloir se concentrer sur son histoire, ses dialogues et ses acteurs : on assiste ainsi à un véritable show de Jean-Pierre Marielle qui est épaulé par des comédiens aux personnalités aussi marquées que Bernard Fresson, Andréa Ferréol, Claude Piéplu, Romain Bouteille ou Dominique Lavanant. Les Galettes de Pont-Aven n’est donc pas un monument cinématographique mais reste un instant très plaisant faisant revivre une période où tous les thèmes semblaient pouvoir être traités avec légèreté, humour et ironie.
Film vu en 2022. Écrit par des hommes pour des hommes. Retraçant leur fantasme de la femme parfaite à leurs yeux, la bonne cruche, mais bonne, très bonne "tu es bonne" qu'on s'offre entre amis comme un bon whiskey. "tu peux la piner si tu veux". Et elles bien sûr elles disent toujours oui. Enfin elles disent non mais c'est pour mieux penser oui... Les hommes ont adorés et c'est bien normal. Que l'on passe encore ce genre de rejet du patriarcat en 2022 ça me dépasse. Néanmoins le début d'explication viendra aussi de l'auditoire de la chaîne en question... Bonne dégustation messieurs.