Derniers Avis : Les Galettes de Pont-Aven - Page 5
Les Galettes de Pont-Aven
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Cthulhu Mantis
38 abonnés
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3,5
Publiée le 28 janvier 2016
Un énorme Jean-Pierre Marielle qui est très en forme, enthousiasme, déchaîner et à mourir de rire. On sent bien l'érotisme qui se dégage et bien amené des années 70 comme c’était dans "Les Valseuses". Henri Serin n'est qu'un petit commerçant de voyage recherchant de l'oxygène dans une société et dans son ménage qui l'étouffe, il cherche sa voie et s’octroie des moments de bonheurs dans quelques fresque amoureuses. Plein d'originalité et poétique, on ne tombe pas dans le graveleux ni le voyeurisme et la vulgarité. Les films de Séria sont quand même au dessus que des pornos de Max Pecas ou de Dorcel.
Film et rôle de culte de Jean-Pierre Marielle. Les galettes du Pont-Aven sont à déguster sans modération.
Un très joli film , dans la veine d’un certain cinéma naturaliste des années 70, tel Pascal Thomas, ou du Yves Robert d’ « Alexandre le Bienheureux » . Joel Seria est d’un veine un peu plus libertaire, et connu un gros succès sur une dizaine d’année avec sa trilogie très libre , doucement contestataire , comprenant aussi : « Charlie et ses deux nénettes » et « Comme la lune » Marielle est ici un voyageur de commerce représentant en parapluies, peintre amateur à ses heures perdues , qui va tout laisser tomber (femme et enfants) après avoir rencontrer une belle canadienne très libérée. Il part avec elle en Bretagne, en bord de mer. Il est fou de son corps et tout particulièrement de ses fesses. Il y a alors une scène d’anthologie de Marielle qui se pâme devant le derrière de la JF : « Mon dieu que c’est beau , Bo…de M… , c’est magnifique.. ». C’est la version populaire et grivoise du Bardot du « Mépris » et du cultissime « Et mes fesses, elles sont belles.. tu les aimes » . C’est presque aussi fort , dans un registre diffèrent. Marielle est formidable . Mais la belle s’éclipse et l’abandonne , trop libre , et Marielle entame une déprime terrible. Seria nous donne une vison si vraie , si naturaliste de la France profonde de 1974, . C’est touchant de revoir cela en 2016. Les vieux bistrots de campagne, le curé de village, (magnifiquement interprété par Romain Bouteille, figure du comique de ces années là) ) .. Quelques personnages incroyables, sortis de nulle part, truculents et surréalistes : la prostituée bigoudène (formidable Dominique Lavanant),l Le prêcheur fou halluciné interprété par Claude Piéplu que l’on revoit avec plaisir, passé à la postérité pour sa voix dans les « Shadoks » Il y a aussi Andrea Ferréol, magnifique dans son rôle de commerçante adultère. Bresson dans un rôle de faux artiste peintre pervers et libertin. Finalement après beaucoup de beuveries, Marielle retrouvera l’amour grâce à la jeune et vierge Jeanne Goupil ( déjà présente dans "Charlie et ses deux nénettes) . Il tombera encore en extase devant son beau corps et sa petite culotte virginale, ce qui nous vaudra encore une scène d’anthologie. Le film doit beaucoup au talent Jean Pierre Marielle ( sa scène de déprime au bord de la falaise , essayant de peindre, puis se fracassant le cadre du tableau sur la tête, en pleine tempête, est énorme, un monument, ) . Le duo qu'il forme avec Goupil pour chanter "kénavo" est aussi très émouvant et culte.Marielle est formidable et tient là un de ses plus beaux rôles, lâché à son talent , complètement libre, , truculent et salvateur . Un beau moment de cinéma, témoignage de la liberté de ton des années 70.
Une pochade grasse et vulgaire, sans la dimension libertaire de "Calmos", tourné par Blier l'année suivante avec le même Marielle. On a beau admirer la plastique des différentes muses de ce peintre du dimanche (admirable Andréa Ferréol), on se lasse vite de ce personnage tiède, obsédé par les postérieurs féminins.
Outre un JP Marielles impérial, je retiens de ce film la prestation, et la prestance, de Bernard Fresson (Emile) dont le rôle est particulièrement "gras" ... sa présence, son phrasé, la gestuelle dans ses interfaces avec Henri (JPM) sont captivantes je trouve.
SUPER film que j'ai découvert avant-hier sur la chaine 'paris - première'. Avant, c'est sur, on pouvait rigoler de tout, et on pouvait faire des comédies avec des dialogues vulgaires (comme j'aime), des femmes souvent NUES. C'est peut être même ci qui fait que les comédies "modernes" sont souvent sans saveur et presque ennuyantes. Un J-P Marielle extra _ peut-être même son meilleur rôle. J'ai hâte de revoir ce film qui fait penser à du Blier & pourquoi désormais on ne réalise plus ce genre de film ; de l'humour, du sexe sans tabou, de l'espoir, etc...De l'exaspérance sans être dans de la pure déprime... Les actrices sont toutes superbes!
C’est sans doute parce qu’il serait aujourd’hui inenvisageable de voir sortir en salles, ou même être diffusé en première partie de soirée sur les chaines hertziennes, un film aussi cru que Les galettes de Pont-Aven qu’il en devient, au fil du temps, un objet filmique intarissable et qu’il trouve sa place dans le patrimoine cinématographique français. Porté par l’excellent Jean-Pierre Marielle, qui trouve là l’un des meilleurs rôles de sa longue carrière grâce au jeu subtilement nuancé de personnage particulièrement ambigu, agrémenté de dialogues écrits avec véhémence, et pointillé de scènes érotiques qui parviennent toutes à être soit comiques soit dramatiques, ce film symptomatique de la libération des mœurs dans les années 70 réussi à faire du parcours de son antihéros une initiation à l’émancipation des plus salutaires. Les rôles secondaires, vigoureusement interprétés par Claude Piéplu, Bernard Fresson ou encore Dominique Lavanant, sont des figures fortes qui apportent au charme rustique de ce long-métrage dément et provocateur.
Une histoire d'amour qui se passe mal. Un homme amoureux, déçu mais tout finit bien. Un peu déçu de ce film car à lire les commentaires je m'attendais à quelque chose de plus que ça. Un peu comme "la grosse bouffe" dans ses excès. Ici un homme qui aime les femmes trouve en deux jeunes filles (successivement) son bonheur mais la première disparaît sans le lui annoncer.Certes il y a des passages un peu osés et des situations scabreuses mais dans l'ensemble cela reste assez classique. Sa fiancée le quitte il va se saouler et il en retrouve une autre point final. Marielle est excellent, mais je n'aime pas du tout les autres acteurs. Décevant
On peut évidemment (et après tout pourquoi pas ?) se limiter à la vision au premier degré et prendre le film pour ce qu'il est aussi, une saine gaudriole dans laquelle les femmes ne sont pas farouches et où les bonnes répliques fusent. Et puis il y a cette scène surréaliste où Dominique Lavanant tapine en bigouden et demande à Jean-Pierre Marielle de "laver son Jésus" le tout avec un impossible accent breton. Mais le film n'est pas que ça, c'est aussi l'histoire d'un homme qui enfoncé dans les conventions sociales n'a que deux échappatoires, la peinture et le cul. Quand les deux se conjuguent simplement tout va bien, mais quand l'amour s'en mêle, c'est le drame et il ne peut compter que sur lui-même. Séria dépeint une société où personne n'est parfait (qui pourrait avoir cette prétention ?), et Marielle ne l'est pas non plus, mais au moins n'est-il pas hypocrite. Alors le sexe comme livre de vie ? Pourquoi pas, mais sans illusions. Chef d'œuvre.
C'est pas un chef d'oeuvre, Séria a fait plus juste et plus fort, bien pire aussi, mais ça étudie bien les ressorts de la psychologie masculine. Marielle a été marqué par ce rôle, à tel point qu'on lui a rarement proposé autre chose par la suite. Après c'est du cinéma de tonton, il faut avouer une nostalgie incompréhensible pour les comportements sexistes, ce qui nous mène droit à ...
Le personnage haut en couleur porté avec éclat par Marielle, et les autres nombreux personnages tout aussi atypiques qu'il rencontre sur sa route rendent ce film débridé attrayant et divertissant. Hélas on tire un peu trop sur la corde de l'obscène. Que l'on face un lien entre la peinture et la nudité je veux bien, mais là ça va au delà et ça devient un peu trop salace pour que l'on puisse retrouver une quelconque poésie ou un quelconque drame, vers lesquels on semble vouloir nous emmener. Voilà je pense la raison pour laquelle le film s'enlise un peu lorsqu'il n'y a plus de nouveaux personnages pour entrer en lice. Bref un film avec quelques bons acteurs (Marielle en tête) et une histoire attrayante, mais un scénario un peu bancal à mon gout.
Voilà l'exemple-type du film qu'on ne pourrait certainement pas faire aujourd'hui, qui ne se trouve pouvoir qu'être tourné dans cette décennie audacieuse où on avait mis le politiquement correct de côté que sont les années 70. On avait pas peur de tenter des trucs, parfois c'est franchement naze, le réalisateur avait dû sérieusement siffler du cidre (et pas celui à 2° ressemblant à du jus de pomme qu'on trouve en supermarché !!!) avant de tourner la séquence de la pute bigouden (déjà rien que l'idée...!!!) mais globalement cette farce grivoise, qui assume pleinement le fait qu'elle ne fait pas dans la délicatesse (ceux qui sont fans des poncifs bretons seront comblés !!!), fonctionne et a son petit charme. Mais tout de même ça n'aurait pas marché s'il n'y avait eu Jean-Pierre Marielle et sa voix unique qui porte tout le film et qui transforme des dialogues qui n'auraient pu être que vulgarité en sons non dénués d'une certaine poésie.