L'Enfance d'Ivan
Note moyenne
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Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 avril 2014
Réalisé en 1962, "L'Enfance d'Ivan" est le premier long-métrage d'un géant du septième art, Andreï Tarkovski. Film sorti dans un contexte très particulier, celui-ci narre l'histoire d'un gamin de douze ans, recruté au sein de l'armée soviétique, jurant de venger sa famille décimée par les nazis. Nazis qui, fait intéressant, ne sont que très rarement montrés formellement à l'écran, si ce n'est à la fin. Le résultat est moyen. Très admirée par Georges Sadoul, l'oeuvre possède en effet des qualités indéniables, même si en tant que premier film, il ne restera certainement pas parmi les meilleurs du cinéaste. La photographie est comme l'on pouvait s'y attendre, superbe, et reste probablement le point le plus fort de l'oeuvre. On y reconnait la patte du cinéaste, avec ses plans finement travaillés, cette remarquable occupation de l'espace, et bien sûr ce noir et blanc sublime. Les images mémorables seront de la partie, le metteur en scène se permettant en outre quelques mouvements virevoltants et autres séquences rêvées tout à fait charmantes. Après, il va sans dire que c'est clairement sur le fond que "L'Enfance d'Ivan" fait figure de moins bon Tarkovski. Son intrigue s'essouffle à mi-parcours, faute de rythme et plombée parfois d'enjeux totalement inutiles comme le triangle amoureux entre deux soldats et une infirmière. Prisonnier d'un contexte et d'une idéologie, l'auteur des "Solaris" et "Stalker" a donc ici du mal à se départir d'un certain patriotisme quelque peu poussé et à vrai dire méconnaissable. Loin d'être un mauvais film, il n'en demeure pas moins à des années lumière des sommités cinématographiques qu'il nous pondra par la suite.
NeoLain

5 889 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2014
Le premier long-métrage d'un réalisateur amateur russe qui dans la reconnaissance de la presse. Une reconnaissance qui en dira que des éloges. Andreï Tarkovski, retenait ce nom. Bijoux noir et blanc dramatique d'une guerre, un sentier, à son oeil. Voici donc, l'enfance détruite d'un petit garçon russe, Ivan en haine contre son ennemi, les allemands, durant la seconde guerre mondiale. Réalisation pointilleuse et captivante. Vous assisterez notamment à un superbe champ au milieu d'une forêt de bouleaux. Puis une fin qui déroute. Et entre l'année 55 et 62, L'Enfance d'Ivan est le film à voir avec Les sentiers de la gloire de Kubrick. Deux grands films.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 septembre 2013
L'Enfance d'Ivan est le premier long-métrage de Andreï Tarkovski et il s'agit aussi selon moi du film idéal pour aborder l'incroyable oeuvre de ce réalisateur de génie.

La première chose qui impressionne dans le film, c'est déjà son sujet. Le film se montre très critique envers l'Armée Rouge pendant la Seconde Guerre Mondiale (officiers désabusés, existence de dissension avec les Partisans, utilisation d'un enfant comme éclaireur...). Doit-on rappeler que nous sommes en 1962 en URSS ?! Tarkovski a eu la chance incroyable de réaliser son film au moment de la déstalinisation initiée par Khrouchtchev.

Deuxième chose impressionnante : la beauté du film. CHAQUE plan, oui chaque plan dégage quelque chose de spécial, est soigné à l'extrême, c'est réellement impressionnant.

Et surtout, au niveau du fond, L'Enfance d'Ivan contient déjà tous les thèmes qui sont chers au réalisateur : l'enfance (Nikolaï Bourliaïev qui joue Ivan est vraiment incroyable), les souvenirs, la nostalgie etc. Le personnage d'Ivan est vraiment très intéressant, c'est à la fois l'enfant tel qu'on le connait : innocent, joueur, aimant, parfois têtu mais toujours attachant... Mais cet enfant a aussi en lui un "monstre" qui sommeille. Ivan ne s'imagine pas ne pas faire la guerre. Il veut tuer les "méchants", ceux qui ont fait du mal à sa famille... Une enfance gâchée par cette guerre que beaucoup d'enfants ont du connaitre malheureusement... En somme, très belle dualité de l'enfant représentée dans ce film.

Bref, regardez le, vous le ne regretterez pas si vous êtes un amoureux du cinéma ! :)
calliphilus
calliphilus

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2013
Dès son premier film, Tarkovski exprime ses qualités premières de cinéastes (qualités communes à l’école russe de cinéma) à savoir une maitrise totale de l’image en mouvement. L’image en mouvement étant l’essence même du cinéma par opposition à la photo, image fixe. On sait que, d’emblée, il sut s’entendre avec Youssof son chef opérateur : les prises de vue, l’éclairage sont soignées. La décoration se révèle en adéquation avec le but fixé par le cinéaste. Les transitions entre les plans sont réussies. Tout serait parfait sauf une chose : la conduite de la narration. Savoir agencer les scènes les unes après les autres en évitant à la fois le piège de la théâtralisation et celui du découpage façon chapitre de roman, voilà aussi le secret d’un film plaisant. Tarkovski cherche trop, dans ce premier film, l’esthétique de l’illustration. Il néglige le récit. Là où Chaplin, Hitchcock, Orson Welles, Fellini, Melville, le James Ivory des « vestiges du jour », excellent, il pêche. C’est dommage. Un Lounguine saura rester fidèle à l’esthétique tout en maitrisant le récit en particulier dans « l’île ». N.B. : Dans un entretien donné 30 ans après la sortie, Youssof rapporte qu’un seul plan lui prenait parfois une journée entière. Et des plans, il y en a des centaines dans un long métrage ! Quand on sait que les frères Dardenne réalisent leur film en un mois, cela vous donne une idée de leur absence totale de professionnalisme et la preuve qu’ils ne réalisent pas des films mais d’ignobles torchons que seuls des snobs ignares de l’art cinématographique osent primer dans cette foutaise qu’est le festival de Cannes.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 août 2013
Ce film est décidemment étrange.
Il faudrait presque le regarder à l'envers, s'il en perdrait tout son sens, il y gagnerait toute sa force.
Assez rugueux et hermétique il se laisse regarder, trés beau, bien filmé, parfois il y a quelques longueurs oniriques... puis il y a la scène finale.

Le film nous avait placé dans une langueur cotonneuse, et puis cette scéne nous fout une grande claque dans la tronche.
Comme un détonateur qui ferait exploser le reste du film, qui sous des aspects de matiére quasi inerte se révele dés lors un dangereux explosif.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 février 2013
Tarkovski est un fabuleux faiseur d’images. Il comprenait le sens du mot cinéma : "écrire avec la lumière".
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 février 2013
Une très belle mise n scène, des cadres soigné et une lumière merveilleuse... mais le film est un peu ennuyeux...
JeffPage
JeffPage

42 abonnés 534 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2012
Premier film d'Andreï Tarkovski, celui-ci nous propose de suivre l'histoire d'Ivan, un enfant éclaireur pour l'armée soviétiques durant la seconde guerre mondiale. Rempli de l'onirisme et du visuel très sombre typique du cinéma soviétiques, le film propose de nombreuses bonnes idées qui lui permet de faire oublier (en parti) un rythme assez lent. Cependant, cette lenteur est un atout lors des séquences poétiques du film, permettant d’apprécier chaque image, comme cette séquence d'ouverture absolument superbe. Au final, si l'on arrive à passer outre la lenteur générale, ce film est une merveille du cinéma soviétiques qui ouvre avec brio la carrière de ce génie du cinéma.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 avril 2017
Pour ceux qui en doutaient encore, «L'Enfance d'Ivan» est la preuve incontestable du génie d'Andreï Tarkovski (je pèse mes mots). Son premier long métrage est déjà incroyablement beau, incroyablement subtil, incroyablement audacieux, incroyablement maîtrisé! Certes il comporte quelques maladresses, quelques rares défauts inhérents à toute oeuvre première, mais que sont-ils au regard des séquences époustouflantes qui parsèment tout le film? Il réussit à faire la synthèse de ses hautes influences (Dreyer, Dovjenko, l'expressionnisme, Bergman, Fellini, etc.) et proposer quelque chose d'absolument neuf et inédit, sans se faire écraser par ses maîtres! Sa personnalité qui cherche à s'exprimer par tous les moyens possibles transpire à chaque plan, le carcan que constitue la commande du film est dépassé de toutes parts par l'instinct artistique sans pareil de Tarkovski. Sérieusement il faut le voir pour le croire, «L'Enfance d'Ivan» déborde d'énergie et d'inspiration, d'idées cinématographiques sorties sans interruptions du cerveau du génial cinéaste. La symbolique est déjà bien riche, son art de la suggestion est déjà consommé, la narration déjà complexe,... «L'Enfance d'Ivan» annonce déjà les énormes chefs-d'oeuvre à venir, mais c'en est déjà un! Dès les premières minutes on est plongé dans l'inconscient d'Ivan, dans un des ses rêves heureux d'une enfance à jamais perdue. Que dire de sa mise en forme! 5 minutes que le film était commencé et j'étais bouche bée, estomaqué de constater que même le moins bon long métrage de Tarkovski, son « brouillon », était aussi exceptionnellement réussi et virtuose. N'importe quel cinéaste aurait tout donné pour réaliser un tel film, et dire que c'était juste un début! Quelle sensibilité nous est montrée! La beauté de la photographie, la qualité de la bande-son (étonnant de voir qu'à l'époque il maîtrisait même l'art difficile des sons!) ne sont rien face à la composition du plan, face à l'imagination débordante d'Andreï Tarkovski. Génial! [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2012
Dès "L'enfance d'Ivan", son premier long-mètrage, Andrei Tarkovski dècroche le Lion d'or à Venise, tandis que Jean-Paul Sartre prend la plume pour tresser ses louanges! Une oeuvre lyrique et admirable qui marque les dèbuts èclatants d'une gènèration vraiment nouvelle, celle des hommes qui n'avaient pas fait la guerre, apportant une vision diffèrente et un style rèsolument original! En effet, le film raconte brillamment les exploits d'un jeune orphelin (inoubliable Nikolaï Bourliaev) pendant la guerre où il s'illustre derrière les lignes ennemies! Mais ce premier long est avant tout un film de propagande guerrière conforme aux canons du cinèma soviètique! Beaucoup ont dit que cette oeuvre pleine de beautè et de poèsie ètait un film mineur de Tarkovski! A tort, ce n'est d'ailleurs pas une raison pour bouder son plaisir car l'histoire est constante et l'image souvent splendide...
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mars 2012
Dès ce premier long-métrage, on devine la patte d'un metteur en scène talentueux pourtant L'Enfance d'Ivan n'est pas un Tarkovski qui m'a fasciné ; la mise en scène est très belle plusieurs plans sont tout à fait dans le style de ses prochains films mais c'est au niveau de la narration que je n'ai pas accroché. Je n'ai pas trouvé cette histoire d'enfant pris dans la tourmente de la guerre très passionnante ni très émouvante. Et chose étonnante alors que je ne suis pas ennuyé en visionnant des Tarkovski durant près de 3 heures j'ai ressenti un peu d'ennui avec L'Enfance d'Ivan.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 février 2012
Film très émovant, bien filmé et poétique. Nous nous attachons à presque tout les personnages que ce soit Ivan qui est très émouvant, Macha, le chef et ami de Ivan et d'autres. Les images sont révolutionnaires et rendent l'histoire encore plus forte. La fin très triste où l'ont découvre que lorsque les soldats russes fouilles l'habitat de Goebbles et de ses sbires, ils trouvent le dossier d'Ivan comme éxécuté et les hommes sont abbatus. Puis on voit la scène d'Ivan avec sa famille jouant sur une plage, signe que il a enfin retrouvé sa famille. Et tout les acteurs sont très biens dans leur roles.
stillpop
stillpop

94 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2012
Quelle beauté ! Rien que pour le jeune acteur, ce film vaut le coup, en montrant comment la guerre peut confronter la vie dans ce qu'elle a de plus beau et d'émouvant à l'absurde du malheur politique. Dans le même genre, seul le petit séducteur de "Mr Ibrahim et les fleurs du Coran" lui arrive aux chevilles.
Ca vaut aussi pour les rôles masculins et féminins du film, profils et yeux slaves, le tout en noir et blanc ultra-lumineux ou d'une noirceur totale pour plus de pureté. Rien à voir avec les films de guerre à l'américaine. Tout est montré avec distanciation, un peu d'humour et beaucoup de poésie pour se souvenir que ce sont bien des personnes qui vivent sous l'uniforme.
C'est donc beau, surtout les scènes dans la forêt de bouleaux, c'est extrêmement triste, à un détail près. La fin n'est pas triste, et c'est un joli pied de nez à l'existentialisme à l'européenne, ici, Tarkovski met une pincée de poésie et de rêve pour ne pas quitter son spectateur sur une note sombre.
Photo irréprochable, même si la projection au MK2 Parnasse était légèrement décalée, coupant les têtes dans les plans larges. Un beau film sur l'absurdité de la guerre sans la violence démonstrative américaine, tout simplement.
bidulle3
bidulle3

86 abonnés 335 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2012
Ivan, jeune adolescent de douze ans, connaissais une vie heureuse avec ses parent jusqu'au jour où les allemands les ont tués. C'est alors qu'Ivan s'engage dans l'armée, rempli de haine et de vengeance, il va prendre part à des missions où même les adultes n'oserai s'aventurer ...
Premier long métrage d'Andreï Tarkovski, "L'enfance d'Ivan" est son plus conventionnel, mais il impose déjà un style bien à lui. Scène d'ouverture remarquable, on est tout de suite pris part la photographie, mais aussi ces mouvements de caméra.
Une photographie marquante grâce à la virtuosité de son cinéaste mais aussi part son noir et blanc. Les paysages dévasté sont filmé avec beaucoup de soin, tellement soigneux qu'il en devienne beau, les terres, le sol Russe si pauvre et sec nous interpelle et nous questionne sur la possibilité de vivre pour ceux qui ne font pas la guerre, et que dire de la tristesse des visage, sur eux est montré la rudesse, a travers un vieillard on y aperçoit la solitude, a travers une jeune infirmière on y voit la difficulté d'être une femme. Bref, Tarkovski retranscris son pays avec une certaine froideur et authenticité. Il réalise un film sur la guerre où l'opposition n'est que secondaire, "L'enfance d'Ivan" est avant tout un film sur l'enfance, sur l'avenir, mais aussi sur l'amour, un amour froid mais rendu beau dans une ultime scène.
Malgré tout, un petit manque d'émotion rend l'oeuvre un peu frustrante, mais c'est infime par rapport à la minutie d'Andreï Tarkovski dans sa maîtrise, dans ses plan et ses multiple reflet, notamment sur
l'eau, soutenu part une mélodie rendant l'image inoubliable. Et que dire de la forêt de bouleau, donnant l'impression d'être entre les arbres, d'une blancheur perturbante opposé au ombre sombre.
L'enfance d'Ivan oppose en quelque sorte la dureté de la Russie au jeune Nikolai Burlyayev dans une élégance visuelle absolument somptueuse, il est aussi annonciateur de "Andreï Roublev"second film du génie russe ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 janvier 2012
exellent film de Tark au ski j'ai a dos raie spoiler: manta
!
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