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    L'Enfance d'Ivan
    note moyenne
    4,2
    344 notes dont 56 critiques
    18% (10 critiques)
    45% (25 critiques)
    27% (15 critiques)
    9% (5 critiques)
    2% (1 critique)
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    56 critiques spectateurs

     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 222 abonnés Lire ses 356 critiques

    4,0
    Publiée le 3 janvier 2017
    Ce qui frappe à la vision du premier long-métrage d'Andrei Tarkovski, c'est l'étourdissante maîtrise formelle affichée : comment l'esthétique raconte les personnages et porte un puissant discours antimilitariste. Toute la nuance se situe sur la luminosité du noir et blanc, faible quand le film s'inscrit dans le réel et dans un contexte purement militaire, nettement plus forte dans les scènes oniriques ou lors d'une parenthèse romantique entre un officier et une jeune infirmière dans une forêt de bouleaux. Cet écart souligne les illusions perdues d'un jeune orphelin, Ivan, devenu pure mécanique meurtrière et décidé à se venger : ainsi, les seules scènes où il est heureux sont rêvées, elles sont la projection d'un épanouissement illusoire dans une nature magnifiée qui contraste avec celle, beaucoup plus obscure, de la réalité et ces eaux marécageuses dans lesquelles s'enfoncent les soldats dans la partie finale. Rugueux, parfois aride, élevé par des visions contemplatives, "L'Enfance d'Ivan" est un film extrêmement pessimiste, jusque dans une dernière scène où l'image (onirique) est rattrapée par le sonore, celui d'une réalité brutale qui dévore ses enfants devenus eux-mêmes des monstres. Il ne s'agit en aucun cas d'un film patriotique, encore moins propagandiste, simplement d'un film sombre qui fait espérer ses personnages en leur laissant entrevoir la lumière mais qui demeure - finalement - implacable et lucide.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    4,5
    Publiée le 23 avril 2017
    Pour ceux qui en doutaient encore, «L'Enfance d'Ivan» est la preuve incontestable du génie d'Andreï Tarkovski (je pèse mes mots). Son premier long métrage est déjà incroyablement beau, incroyablement subtil, incroyablement audacieux, incroyablement maîtrisé! Certes il comporte quelques maladresses, quelques rares défauts inhérents à toute oeuvre première, mais que sont-ils au regard des séquences époustouflantes qui parsèment tout le film? Il réussit à faire la synthèse de ses hautes influences (Dreyer, Dovjenko, l'expressionnisme, Bergman, Fellini, etc.) et proposer quelque chose d'absolument neuf et inédit, sans se faire écraser par ses maîtres! Sa personnalité qui cherche à s'exprimer par tous les moyens possibles transpire à chaque plan, le carcan que constitue la commande du film est dépassé de toutes parts par l'instinct artistique sans pareil de Tarkovski. Sérieusement il faut le voir pour le croire, «L'Enfance d'Ivan» déborde d'énergie et d'inspiration, d'idées cinématographiques sorties sans interruptions du cerveau du génial cinéaste. La symbolique est déjà bien riche, son art de la suggestion est déjà consommé, la narration déjà complexe,... «L'Enfance d'Ivan» annonce déjà les énormes chefs-d'oeuvre à venir, mais c'en est déjà un! Dès les premières minutes on est plongé dans l'inconscient d'Ivan, dans un des ses rêves heureux d'une enfance à jamais perdue. Que dire de sa mise en forme! 5 minutes que le film était commencé et j'étais bouche bée, estomaqué de constater que même le moins bon long métrage de Tarkovski, son « brouillon », était aussi exceptionnellement réussi et virtuose. N'importe quel cinéaste aurait tout donné pour réaliser un tel film, et dire que c'était juste un début! Quelle sensibilité nous est montrée! La beauté de la photographie, la qualité de la bande-son (étonnant de voir qu'à l'époque il maîtrisait même l'art difficile des sons!) ne sont rien face à la composition du plan, face à l'imagination débordante d'Andreï Tarkovski. Génial! [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    Uncertainregard
    Uncertainregard

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    5,0
    Publiée le 8 juin 2012
    Je suis fan absolu de Tarkovski que je considère vraiment comme l'un des plus grands réalisateurs de tout les temps et je me décide enfin à donner mes impressions sur ses oeuvres et quoi de mieux de les aborder dans l'ordre chronologique. La trentaine à peine passée, un court-métrage repéré, un film abandonné et une moitié de budget suffiront à lancer ce génie dans ce 1er long métrage sur un sujet sérieux et difficile, cher à la culture russe suite à la 2ème guerre mondiale: les enfants soldats. On sent le manque de moyens vu le peu de personnages et le peu de décors mais c'est incroyable ce qu'il a pu en tirer avec son équipe. Il s'entoure d'acteurs extraordinaires révélant le tout jeune et prodigieux Nicolai Bourliaiev d'une maturité déconcertante. Il cadre sans complexe un bout d'avion par ci, un bout de marais par là avec quelques pétards et un gros travail sur la lumière pour nous simuler la guerre. Mais le plus incroyable, c'est son imagination dans le camp où se déroule la plus grande partie de l'histoire et l'illustrations des visions du petit éclaireur. Il y a peu de réalisateurs capable d'une telle créativité et ayant vu l'ensemble de son oeuvre, je peux dire qu'il a absolument tout mis dans ce 1er chef d'oeuvre. Je ne saurai que recommandé à quiconque s'intéressant vraiment au cinéma de se lancer les yeux grands ouvert sur ces merveilles du 7ème art car on risque d'attendre longtemps voir ne plus jamais découvrir un tel talent...
    calliphilus
    calliphilus

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    3,5
    Publiée le 4 septembre 2013
    Dès son premier film, Tarkovski exprime ses qualités premières de cinéastes (qualités communes à l’école russe de cinéma) à savoir une maitrise totale de l’image en mouvement. L’image en mouvement étant l’essence même du cinéma par opposition à la photo, image fixe. On sait que, d’emblée, il sut s’entendre avec Youssof son chef opérateur : les prises de vue, l’éclairage sont soignées. La décoration se révèle en adéquation avec le but fixé par le cinéaste. Les transitions entre les plans sont réussies. Tout serait parfait sauf une chose : la conduite de la narration. Savoir agencer les scènes les unes après les autres en évitant à la fois le piège de la théâtralisation et celui du découpage façon chapitre de roman, voilà aussi le secret d’un film plaisant. Tarkovski cherche trop, dans ce premier film, l’esthétique de l’illustration. Il néglige le récit. Là où Chaplin, Hitchcock, Orson Welles, Fellini, Melville, le James Ivory des « vestiges du jour », excellent, il pêche. C’est dommage. Un Lounguine saura rester fidèle à l’esthétique tout en maitrisant le récit en particulier dans « l’île ». N.B. : Dans un entretien donné 30 ans après la sortie, Youssof rapporte qu’un seul plan lui prenait parfois une journée entière. Et des plans, il y en a des centaines dans un long métrage ! Quand on sait que les frères Dardenne réalisent leur film en un mois, cela vous donne une idée de leur absence totale de professionnalisme et la preuve qu’ils ne réalisent pas des films mais d’ignobles torchons que seuls des snobs ignares de l’art cinématographique osent primer dans cette foutaise qu’est le festival de Cannes.
    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 340 abonnés Lire ses 1 055 critiques

    4,0
    Publiée le 1 juin 2014
    Pour son premier long-métrage « L’Enfance d’Ivan », Andreï Tarkovski adapte une nouvelle de Vladimir Bogomolov nous faisant revivre les souvenirs d’Ivan, heureux jusqu’à ce que la seconde guerre mondiale éclate, mais dont la famille est tuée par les Allemands lorsqu’il a douze ans et il décide de s’engager dans l’armée rouge, acceptant quelques missions périlleuses… L’ouverture est sublime et on rentre tout de suite dans le sujet, esthétiquement superbe, beau et poétique, on voit l’enfant parler à sa mère et tout d’un coup il se réveille, retour à la dure réalité et les bruits de mitraillettes. C’est dans une vision de la guerre à l’échelle humaine que nous livre Tarkowski, à travers l’évolution psychologique de ce garçon à la gueule d’anges qui devient peu à peu un espion prêt à tuer suite au traumatisme de la disparition de sa famille. Il veut toujours rester à l’avant et accepter des missions délicates, notamment lorsque ses « supérieurs » veulent l’envoyer dans une école à l’arrière. Tarkowski met aussi en opposition le monde du jeune Ivan, insouciant, avec celui des adultes. L’enfant rêve souvent et Tarkovski met en avant le contraste avec la réalité. Il n’en oublie pas pour autant les autres personnages, notamment les camarades d’Ivan et il étudie bien les relations entre les différents protagonistes. Il arrive à faire ressortir l’émotion et nous livre plusieurs scènes marquantes telles que les rêves d’Ivan ou sa mission nocturne dans la forêt boueuse. La reconstitution est très réaliste et parfaite, tout comme la photo en noir et blanc et Tarkovski joue parfaitement avec ce contraste. Techniquement brillant comme en témoigne ses plans et ses cadrages, il ne laisse rien au hasard. Les interprétations sont impeccables, que ce soit Nilolaï Bourliaïev dans le rôle d’Ivan ou les autres. Finalement, Tarkovski décrochera le Lion d’or à Venise pour son premier film où il nous montre l’horreur de la guerre d’un point de vue humaniste.
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

    Suivre son activité 109 abonnés Lire ses 694 critiques

    1,0
    Publiée le 20 mars 2009
    Soyons clairs dès le début : "L'Enfance d'Ivan" est loin d'être un mauvais film. Cependant, d'Andreï Tarkovski, on est en droit d'attendre beaucoup mieux, et ce même s'il s'agissait de son premier long-métrage. Evidemment, une très synthétique remise en contexte aidera probablement à mieux comprendre le pourquoi du sujet. En tenant simplement compte de la date et du lieu de réalisation de cette oeuvre (1962, Union Soviétique), on se rend compte qu'elle fut réalisée dans un contexte paradoxal avec une tension politique très forte (crise de Cuba) doublée d'un relatif relâchement de la censure (parution d'"Une journée d'Ivan Denissovitch" de Soljenytsine). Le travail de Tarkovski, à l'image du Khrouchtchev d'alors, a un peu les fesses entre deux chaises (pour rester poli) et reste souvent dans le consensuel, sombrant presque dans son propos aux sirènes du réalisme socialiste. Car même si le dernier tiers et la dénonciation des horreurs de la guerre (vue par les yeux d'un enfant, ce qui inspirera fortement le travail d'Elem Klimov ensuite) ne rentre pas dans le domaine d'une honteuse propagande, on y décèle tout de même une exaltation des valeurs patriotiques Russes et du courage, du sacrifice, du sang versé face à l'envahisseur Nazi, etc... Bizarrement, sur le fond comme sur la forme, "L'enfance d'Ivan" évoque Mikhaïl Kalatozov (un compliment dans la bouche de certains, pas la mienne) à savoir que la caméra est fatigante à défaut d'être virevoltante, que le montage est trop haché, la symbolique trop présente, le lyrisme excessif et la photographie très décorative. Néanmoins, malgré ses tares, le film demeure tout à fait agréable notamment lors de séquences annonciatrices de ce que sera le style Tarkovski : posé, réfléchi, lent et entraînant où l'étrangeté des décors et la beauté d'images très travaillées (pas léchées) sert remarquablement d'atypiques et torturés essais aux prétentions philosophiques la plupart du temps justifiées. Préférez "Stalker" ou "Solyaris".
    Santu2b
    Santu2b

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    2,0
    Publiée le 4 avril 2014
    Réalisé en 1962, "L'Enfance d'Ivan" est le premier long-métrage d'un géant du septième art, Andreï Tarkovski. Film sorti dans un contexte très particulier, celui-ci narre l'histoire d'un gamin de douze ans, recruté au sein de l'armée soviétique, jurant de venger sa famille décimée par les nazis. Nazis qui, fait intéressant, ne sont que très rarement montrés formellement à l'écran, si ce n'est à la fin. Le résultat est moyen. Très admirée par Georges Sadoul, l'oeuvre possède en effet des qualités indéniables, même si en tant que premier film, il ne restera certainement pas parmi les meilleurs du cinéaste. La photographie est comme l'on pouvait s'y attendre, superbe, et reste probablement le point le plus fort de l'oeuvre. On y reconnait la patte du cinéaste, avec ses plans finement travaillés, cette remarquable occupation de l'espace, et bien sûr ce noir et blanc sublime. Les images mémorables seront de la partie, le metteur en scène se permettant en outre quelques mouvements virevoltants et autres séquences rêvées tout à fait charmantes. Après, il va sans dire que c'est clairement sur le fond que "L'Enfance d'Ivan" fait figure de moins bon Tarkovski. Son intrigue s'essouffle à mi-parcours, faute de rythme et plombée parfois d'enjeux totalement inutiles comme le triangle amoureux entre deux soldats et une infirmière. Prisonnier d'un contexte et d'une idéologie, l'auteur des "Solaris" et "Stalker" a donc ici du mal à se départir d'un certain patriotisme quelque peu poussé et à vrai dire méconnaissable. Loin d'être un mauvais film, il n'en demeure pas moins à des années lumière des sommités cinématographiques qu'il nous pondra par la suite.
    Plume231
    Plume231

    Suivre son activité 568 abonnés Lire ses 4 143 critiques

    4,0
    Publiée le 23 février 2010
    Pour son premier long-métrage, le réalisateur russe Andreï Tarkovski montrait déjà son goût de l'esthétisme à travers une très belle photographie en noir et blanc et des décors réalistes mais étranges. Les scènes les plus saisissantes en ce sens sont certainement montrant les songes d'Ivan représentant une Russie idyllique. Le fait que le réalisateur se refuse à aller dans une narration linéaire peut perturber mais ceci est hautement contrebalancé par le fait qu'il montre à travers les traumatismes de l'enfant et par ses relations de bonne camaderie avec les deux officiers une très grande humanité. Dans ce sens, la fin est terrible et émouvante à la fois. Une fable humaniste qui montre déjà le talent hors-norme d'un futur grand cinéaste.
    Parkko
    Parkko

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    3,0
    Publiée le 1 mars 2011
    Je ne suis pas complètement convaincu par ce film. Il n'y a rien que j'ai particulièrement aimé ni détesté dans ce film et c'est peut être ça le problème. Que ça soit le propos ou la mise en scène, c'est pas nul, c'est pas inintéressant, mais ça reste franchement pas captivant. Y a des plans assez jolis, une photographie plutôt soignée mais c'est trop peu pour maintenir l'intérêt tout du long. Bref, ce premier film de Tarkovsky que je vois ne m'encourage qu'à moitié d'en découvrir d'autres du réalisateurs.
    willydemon
    willydemon

    Suivre son activité 41 abonnés Lire ses 1 342 critiques

    2,5
    Publiée le 6 mars 2011
    Très beau film, parfaitement maitrisé d'un point de vue technique. Mais quel ennui.. Tarkovsky avait une réputation de cinéaste plastique dont les films sont difficiles à regarder. Je le vérifie.
    juliano3169
    juliano3169

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    4,0
    Publiée le 17 mai 2018
    La soif de vengeance d’un orphelin en détresse est un puits sans fond. Quitter le marécage d’une guerre pour la plage d’un idéal perdu.
    AMCHI
    AMCHI

    Suivre son activité 219 abonnés Lire ses 4 837 critiques

    2,5
    Publiée le 26 mars 2012
    Dès ce premier long-métrage, on devine la patte d'un metteur en scène talentueux pourtant L'Enfance d'Ivan n'est pas un Tarkovski qui m'a fasciné ; la mise en scène est très belle plusieurs plans sont tout à fait dans le style de ses prochains films mais c'est au niveau de la narration que je n'ai pas accroché. Je n'ai pas trouvé cette histoire d'enfant pris dans la tourmente de la guerre très passionnante ni très émouvante. Et chose étonnante alors que je ne suis pas ennuyé en visionnant des Tarkovski durant près de 3 heures j'ai ressenti un peu d'ennui avec L'Enfance d'Ivan.
    samuel-fuller
    samuel-fuller

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    3,5
    Publiée le 7 février 2013
    Une très belle mise n scène, des cadres soigné et une lumière merveilleuse... mais le film est un peu ennuyeux...
    Pierre-Loup Julewitz
    Pierre-Loup Julewitz

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    5,0
    Publiée le 4 janvier 2012
    exellent film de Tark au ski j'ai a dos raie spoiler: manta !
    Philippe L
    Philippe L

    Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 123 critiques

    5,0
    Publiée le 29 septembre 2007
    quelle camera et quelle ambiance a la fois sensible et tres dure du regal pour les yeux pour cinefil averti quand meme
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