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    L'Enfance d'Ivan
    note moyenne
    4,2
    346 notes dont 56 critiques
    18% (10 critiques)
    45% (25 critiques)
    27% (15 critiques)
    9% (5 critiques)
    2% (1 critique)
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    56 critiques spectateurs

    Happy new life and flowers
    Happy new life and flowers

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    3,5
    Publiée le 16 mars 2019
    Bien encadré dans son format soviétique, cadre idéal de contemplatif et photographie plongée dans l’immensité brumeuse du pays. L’objectif glisse des icônes « d’Andrei Roublev » dans une Russie soviétique réglementée, je ne trouve pas que se soit une réalisation trop portée vers la propagande en ces temps de guerre avec l’Allemagne Nazi, il y a des soldats, du romantisme et l’enfance insouciante touchée par la tragédie, il servira à l’effort de guerre des volontaires. Beaux fond de musique méli-mélo et mélancolique mélodieuse, beaucoup de somnolence qui rattrape de temps à autre la mise en scène. L’émulation stakhanoviste dans les usines à production d’acier, l’influence de la soviétisation littéraire et cinématographique, à l’aube de la guerre anti-nazisme qui toucha à sa fin. La conclusion avance doucement, intrigant en tout point historique selon le point de vue des autorités vainqueur de l’ennemi. Une forme poétique surnage après les larmes, la colère submergée de vengeance vient enfin l’euphorie d’une revanche comblée avant d’embarquer pour « Solaris », une œuvre d’eau de vie interstellaire marquante.
    Carlos Stins
    Carlos Stins

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    4,0
    Publiée le 13 juin 2018
    Dès son premier long-métrage, Tarkovski éclabousse l'écran de son talent et de sa classe en livrant une oeuvre dense pleinement maîtrisée. Le cinéaste russe impressionne par ses aptitudes de metteur en scène dès les premières minutes grâce à un impressionnant travail du cadre. Combiné à la justesse des mouvements de caméra et à une photographie splendide, cela donne naissance à des plans tout bonnement superbes et à des instants de cinéma suspendus dans le temps. Le réalisateur de "Solaris" fait preuve d'une grande sensibilité en filmant son personnage principal avec beaucoup de tendresse tout en procurant au spectateur de fortes émotions par l'intermédiaire d'une écriture très juste. On a en effet affaire à l'un des films anti-militaristes les plus aboutis du septième art, Tarkovski démontrant avec beaucoup d'habileté le caractère inutile, violence et gratuit de la guerre. Il est un peu dommage que le long-métrage souffre de quelques maladresses d'écriture avec des scènes inutiles qui parasitent le récit et une dimension patriotique qui plombe un peu le message. "L'enfance d'Ivan" n'en demeure pas moins un vrai bijou de cinéma, un long-métrage fort et passionnant qui ouvre la carrière d'une des plus grands cinéastes de tout les temps.
    7eme critique
    7eme critique

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    3,5
    Publiée le 17 mai 2018
    Une photographie remarquable, une très belle musique, un récit intéressant sur une enfance déchue, ce premier long-métrage d'Andreï Tarkovski s'annonçait clairement prometteur. Le cinéaste mettait déjà le ressenti psychologique en valeur en s'épargnant toute fioriture, donnant ainsi une force originale à son histoire. Un style est nait, un nom commence à se graver.
    peter W.
    peter W.

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    3,5
    Publiée le 19 février 2018
    Le réalisateur frappe fort pour son premier long métrage avec une esthétique rare et sa direction d' acteurs en particulier avec le jeune héros marquant joué par Nikolai Burlyayev. Malheureusement il part parfois dans des nouvelles directions sans donner suite ce qui divise d'autant la puissance du film.
    juliano3169
    juliano3169

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    4,0
    Publiée le 17 mai 2018
    La soif de vengeance d’un orphelin en détresse est un puits sans fond. Quitter le marécage d’une guerre pour la plage d’un idéal perdu.
    Bernard D.
    Bernard D.

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    3,5
    Publiée le 2 décembre 2017
    Grâce à une rétrospective Andreï TARKOSKI et je viens de revoir « L’enfance d’Ivan » sorti en 1962 … et j’avoue être déçu vu le souvenir que j’avais de ce film narrant la jeunesse d’un enfant russe de 12 ans happée dans tous les sens du terme par la seconde guerre mondiale. J’ai trouvé ce film un tantinet long du fait de scènes inutiles (la scène avec Macha par exemple), je n’ai pas aimé les scènes « réalistes » filmées lors de la libération de Berlin et surtout je n’ai pas retrouvé la magie liée au mélange entre la réalité crue de la guerre et les scènes de rêve d’Ivan même si le souvenir de sa mère (a priori fusillée par les nazis auprès d’un puit), la scène des chariots de pommes sur la plage, la scène des 2 enfants courant sur la plage avec sa chute brutale au pied d’un arbre mort … restent remarquables. Et puis quel génie en termes de cadrage, de mobilité de la caméra et d’utilisation du noir et blanc que ce soit dans la forêt de bouleaux ou dans la zone marécageuse.
    this is my movies
    this is my movies

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    4,0
    Publiée le 6 juillet 2017
    Filmé dans un noir et blanc somptueux, le film introduit un enfant, d'abord dans une séquence rêvée ou bien un souvenir, on ne sait pas trop, avant de voir cette vision idyllique de la vie interrompue par ce qui serait un coup de feu. Le temps d'un raccord de mouvement fabuleux et nous voilà au milieu d'un champ de ruines, avec de la boue et des cadavres partout, un ciel traversé par une épaisse fumée et un enfant, seul, qui erre dans ce décor apocalyptique. Cinéaste honni du régime, Tarkovski n'est pas là pour nous raconter la naissance d'un futur leader de l'Armée Rouge. Non, ce qu'il propose, c'est la peinture d'une guerre sale, qui corrompt l'innocence de cet enfant qui, pour survivre et étanché sa haine, traîne sur le front en indiquant les positions de l'ennemi. Cornaqué par deux (puis bientôt trois) officiers de l'Armée Rouge, il accomplit son devoir avec abnégation. Le film nous narre également les amourettes d'un de ses officiers, qui flirte gentiment avec une infirmière du camp, au nez et à la barbe du jeune lieutenant qui recueille Ivan au début. L'intrigue semble se diluer, Tarkovski délaissant un temps son jeune héros mais il quête aussi les restes d'humanité chez ses protagonistes, qui deviennent de simples figures lors des combats. Des combats montrés d'une façon qui ne glorifie en aucun cas l'acte guerrier, se distinguant beaucoup de ses contemporains, et notamment « Le jour le plus long » qui sortit la même année. Visuellement, c'est juste splendide, d'une poésie parfois macabre, avec des décors incroyables, des raccords d'une audace et d'une inventivité inouïes, des cadrages fabuleux avec un sens de la composition incroyable bref, c'est vraiment époustouflant, très en avance sur son temps et son influence est encore palpable de nos jours. Le scénario ne développe pas vraiment ses personnages, laissant beaucoup place à la rêverie, aux interprétations, tandis que les acteurs s'avèrent très convaincants. Ne vous laissez pas rebuter par le noir et blanc, la peur de l'ennui ou bien le fait que ce soit en russe sous-titré, ce film est vraiment bouleversant, il propose une vision de la guerre peu commune, renonce à toute idéologie propagandiste et il rappelle surtout à quel point la guerre, elle aussi, aime les enfants. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 224 abonnés Lire ses 359 critiques

    4,0
    Publiée le 3 janvier 2017
    Ce qui frappe à la vision du premier long-métrage d'Andrei Tarkovski, c'est l'étourdissante maîtrise formelle affichée : comment l'esthétique raconte les personnages et porte un puissant discours antimilitariste. Toute la nuance se situe sur la luminosité du noir et blanc, faible quand le film s'inscrit dans le réel et dans un contexte purement militaire, nettement plus forte dans les scènes oniriques ou lors d'une parenthèse romantique entre un officier et une jeune infirmière dans une forêt de bouleaux. Cet écart souligne les illusions perdues d'un jeune orphelin, Ivan, devenu pure mécanique meurtrière et décidé à se venger : ainsi, les seules scènes où il est heureux sont rêvées, elles sont la projection d'un épanouissement illusoire dans une nature magnifiée qui contraste avec celle, beaucoup plus obscure, de la réalité et ces eaux marécageuses dans lesquelles s'enfoncent les soldats dans la partie finale. Rugueux, parfois aride, élevé par des visions contemplatives, "L'Enfance d'Ivan" est un film extrêmement pessimiste, jusque dans une dernière scène où l'image (onirique) est rattrapée par le sonore, celui d'une réalité brutale qui dévore ses enfants devenus eux-mêmes des monstres. Il ne s'agit en aucun cas d'un film patriotique, encore moins propagandiste, simplement d'un film sombre qui fait espérer ses personnages en leur laissant entrevoir la lumière mais qui demeure - finalement - implacable et lucide.
    Ywan Cwper
    Ywan Cwper

    Suivre son activité 24 abonnés Lire ses 13 critiques

    3,0
    Publiée le 9 juillet 2016
    On trouve parfois les films les plus inattendus dans les endroits les plus inattendus. Une surprise qui, contrairement à ce que suggère la tournure de phrase ambiguë que j'ai choisie, s'additionne. Pas évident de deviner que ce sera d'un film issu de l'époque ultra-communiste d'après-guerre en URSS qu'on dira qu'il donne une place touchante à l'enfant. Enfant qui est en l'occurrence joué par un jeune génie à la carrière ensuite floue, Nikolaï Bourliaïev. Sans surprise pour un film soviétique, il parle de guerre, mais c'est un très vieil exemple connu de film faisant le choix d'une fin magistrale, un peu poétique et rêveuse et qui marque tellement, par sa grandeur, sa différence avec les prosaïques combats germano-russes.
    JR Les Iffs
    JR Les Iffs

    Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 226 critiques

    4,0
    Publiée le 25 janvier 2016
    C'est l'histoire d'un enfant de 12 ans qui participe aux combats de l'armée russe contre les allemands, lors de la 2de guerre mondiale. Très bien réalisé par Tarkovski, ce film au langage cinématographique très travaillé est de toute beauté surtout dans les quelques séquences mémorables que sont les rêves de l'enfant, ses désirs aussi, et le bois de bouleaux. Les séquences avec les soldats sont traités plus simplement, mais les séquences en extérieurs restent impressionnantes par leur qualité esthétique. Ici, la guerre n'est pas montrée comme un spectacle, les horreurs de celle-ci n'en sont pas moins présentes. Les dernières séquences, avec la barque sur l'eau ne sont pas sans rappeler un autre film sur la guerre : la Honte, de Bergman. La fin de l'enfant est esquissé trop rapidement.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

    Suivre son activité 123 abonnés Lire ses 1 628 critiques

    4,5
    Publiée le 7 avril 2015
    Dès son premier long métrage, Andreï Tarkovski dévoilait déjà ses talents de metteur en scène; des talents qui lui ont permi de rafler le Lion d'Or durant la Mostra de 1962. On reconnait le soin qu'il apporte à chaque prise de vue et à la photographie. En revanche, l'extrême lenteur qui caractérise ses oeuvres suivantes n'est pas présente. Tant mieux diront certains. Certes, "L'enfance d'Ivan" ne dégage pas la même ambition, la même envergure qu'un "Stalker" ou qu'un "Andreï Roublev" mais la poésie, la dureté et l'émotion qui en ressort en fait un de ses meilleurs films.
    Kloden
    Kloden

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    3,5
    Publiée le 31 mars 2015
    Vu dans des conditions déplorables, je me suis sans doute quelque peu gâché le pourtant très beau premier long-métrage d'Andreï Tarkovski. On y retrouve quoi qu'il en soit beaucoup de son dernier court-métrage Le Rouleau-compresseur et le violon, notamment la poésie que celui-ci avait commencé à mettre en place et sa dialectique étonnante entre l'enfance et l'âge adulte. Plus que jamais, les hommes sont confrontés et renvoyés à eux-mêmes, par la guerre et la responsabilité d'Ivan, enfant-soldat durant la seconde guerre mondiale. C'est ce qui fonctionne si bien chez Tarkovski, cette métaphysique du doute, qui questionne énormément sur nous-mêmes et touche directement. Puis tout est déjà lié, le cinéma du maître soviétique est déjà ce cinéma qui respire, chargé de symbolique, qui adopte une vision synoptique et touche une forme de grandeur qui fait très bien écho aux penchants métaphysiques et existentiels que déploie le réalisateur. Pour une oeuvre produite comme un simple film de propagande par les studios Mosfilms, c'est sidérant de se débarrasser ainsi de toute lourdeur et d'atteindre au contraire cette limpidité aérienne. Les cadres sont fluides, toujours signifiants, incroyablement suggestifs, et tout dégage une impression de perfection, mis à part peut-être dans les scènes d'intérieur, souvent un peu trop statiques et modestes. Qu'importe, l'Enfance d'Ivan confirme que j'ai bien fait de m'intéresser à la filmographie d'un des plus grands cinéastes du vingtième siècle, et je le reverrai sans doute avec un très grand plaisir. Fondateur mais déjà grand.
    NicoIS5
    NicoIS5

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    3,0
    Publiée le 16 octobre 2014
    C'est sûr, il y a dans la mise en scène et dans la photographie des choses intéressantes : les lignes des gestes des personnages et la texture de l'image, tout spécialement, m'ont ravi le regard d'un bout à l'autre. Je passe sur l'éloge des qualités visuelles et sonores pour en venir directement au point noir : l'histoire n'a pas eu à mes yeux quoi que ce soit de remarquable : si le thème est ô combien délicat et propice aux profondeurs, je suis d'autant plus intransigeant sur les propos banals, les lieux communs des discours/réflexions sur la guerre (j'ai l'impression de voir sans arrêt des films de guerre, surtout sur la SGM, à croire que les grands cinéastes en raffolent). Et malheureusement, ici, hormis Ivan, c'est tout ce qu'on a. Et ni les autres personnages, ni leurs relations, ne sortent des représentations canoniques de la guerre. Du coup, toute la puissance est dans le personnage d'Ivan, son entêtement obsédé, sa témérité, quelques facéties ; et surtout, ce qui trouble et fascine, c'est la façon dont il est à la fois enfant (sensible, enthousiaste, énergique, fragile, aimant, apeuré, rêveur) et adulte-soldat (vaillant, entêté, fort de caractère, tenace, autoritaire, de bonne intelligence). Oui, mais. Voilà : même ce côté double du personnage principal ne m'est apparût que comme l'incarnation un peu forcée des dualités qu'amène (et qui cause?) la guerre en général, chez le soldat comme chez le civil, et même chez l'humain (c'est la bonne vieille dichotomie bien/mal qui frappe à la porte...). Oh, c'est une chose passionnante que d'en voir une illustration particulière, certes, mais sur laquelle l'on a déjà tant focalisé (et ça ne date pas de la SGM) que ça me fait monter l'amertume aux commissures ... Mais ne nous y méprenons pas : ça n'en demeure pas moins poignant et beau à plusieurs égards ; du reste, j'ai bien eu la sensation de voir un chef-d’œuvre ... seulement un peu sous-formé et démeublé.
    Gumgum Le Fou
    Gumgum Le Fou

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    4,5
    Publiée le 1 septembre 2014
    Le premier du géant russe...Bien que ce film ai une prétention moindre que ses petits frères, il est tout de même puissant de par le sujet traité.La psychologie du jeune Ivan est mise en avant grâce notamment à des choix de "mise en scène" assez bien choisis. Par exemple spoiler: le moment ou Ivan cède à la folie et simule une attaque ou bien lorsqu'il dors et qu'on voit alors un puis (l'endroit où meurt sa mère) Très bon film, relativement simple, mais touchant.
    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 343 abonnés Lire ses 1 055 critiques

    4,0
    Publiée le 1 juin 2014
    Pour son premier long-métrage « L’Enfance d’Ivan », Andreï Tarkovski adapte une nouvelle de Vladimir Bogomolov nous faisant revivre les souvenirs d’Ivan, heureux jusqu’à ce que la seconde guerre mondiale éclate, mais dont la famille est tuée par les Allemands lorsqu’il a douze ans et il décide de s’engager dans l’armée rouge, acceptant quelques missions périlleuses… L’ouverture est sublime et on rentre tout de suite dans le sujet, esthétiquement superbe, beau et poétique, on voit l’enfant parler à sa mère et tout d’un coup il se réveille, retour à la dure réalité et les bruits de mitraillettes. C’est dans une vision de la guerre à l’échelle humaine que nous livre Tarkowski, à travers l’évolution psychologique de ce garçon à la gueule d’anges qui devient peu à peu un espion prêt à tuer suite au traumatisme de la disparition de sa famille. Il veut toujours rester à l’avant et accepter des missions délicates, notamment lorsque ses « supérieurs » veulent l’envoyer dans une école à l’arrière. Tarkowski met aussi en opposition le monde du jeune Ivan, insouciant, avec celui des adultes. L’enfant rêve souvent et Tarkovski met en avant le contraste avec la réalité. Il n’en oublie pas pour autant les autres personnages, notamment les camarades d’Ivan et il étudie bien les relations entre les différents protagonistes. Il arrive à faire ressortir l’émotion et nous livre plusieurs scènes marquantes telles que les rêves d’Ivan ou sa mission nocturne dans la forêt boueuse. La reconstitution est très réaliste et parfaite, tout comme la photo en noir et blanc et Tarkovski joue parfaitement avec ce contraste. Techniquement brillant comme en témoigne ses plans et ses cadrages, il ne laisse rien au hasard. Les interprétations sont impeccables, que ce soit Nilolaï Bourliaïev dans le rôle d’Ivan ou les autres. Finalement, Tarkovski décrochera le Lion d’or à Venise pour son premier film où il nous montre l’horreur de la guerre d’un point de vue humaniste.
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