L'Enfance d'Ivan
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 janvier 2012
Le premier long métrage de Tarkovski narre, comme son nom l'indique, l'enfance d'un jeune garçon de 12 ans, Ivan. Sa famille éliminée par les nazis, il n'a plus qu'un but dans sa vie: se venger.
Pour un premier film, Tarkovski imprègne déjà son oeuvre par des thèmes poignants, ici, l'enfance durant la seconde guerre mondiale et le manque d'amour du à la perte de la famille. Dans ce film mélangeant habilement le film de guerre et le film social, pas de combat apparent ni d'explosions comme les productions de l'époque le faisaient. La guerre est principalement mentale et c'est chez Ivan qu'elle se manifeste, notamment lors de ces magnifiques séquences de rêves ou Ivan se remémore son passé heureux, séquences aussi belles que mystiques, avant le réveil ou le jeune garçon se retrouve face à la réalité, dure, du monde réel.
Faisant la part belle au dialogue, "L'enfance d'Ivan" met en scène, par la suite, d'autres esprits durant le conflit mondial face aux armées d'Hitler. L'un des plus interessants est cette parenthèse, dans une forêt, ou la guerre semble loin et ou le colonel flirte avec l'infirmière de la compagnie. Comme si les atrocités se déroulant aux alentours n'était que pure blague.
Andrei Tarkovski, par un tout ultra philosophique, narre de cette manière la guerre âpre et violente d'un petit garçon plein de colère. Techniquement cependant, malgré une mise en scène fort bien maîtrisée pour un début, un certain manque de fluidité se fait ressentir que ce soit lors de ces longs travellings durant les rêves ou lors de ces longues discutions. A certains moments, le film est entaché de quelque baisse de rythme ce qui est fort dommage.
Mais qu'importe, la patte Tarkovski subblime une histoire pourtant simple qui n'a, en son absolu rien d'exceptionnel, mais qui parvient à faire ressentir au spectateur une émotion particulière face aux horreurs et à l'absurdité de la guerre, sans passer par une case démago- comme le font la plupart des films traitant du sujet.
Noistillon
Noistillon

94 abonnés 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2011
C'est donc le premier film de Tarkovski et également le premier film que je vois de lui.

Mais finalement, malgré son ancienneté (1962), l'Enfance d'Ivan n'a pas particulièrement vieilli et il nous revient avec une certaine fraîcheur dans l'intégrale que nous a concocté Potemkine. Reste à dire qu'au vu du contexte politique de l'époque (la crise des missiles de Cuba, la Guerre Froide bat son plein), on aurait pu hériter d'une bonne tambouille propagandiste sans intérêt, surtout au vu du sujet : un enfant au coeur de la Seconde Guerre Mondiale du côté soviétique.

Et bien non. Oui, l'oeuvre est politique, engagée mais elle a une vocation beaucoup plus large que le patriotisme. Finalement, c'est le lyrisme qui l'emporte sur la chose politique. Une certaine poésie douce-amère secoue le film de Tarkovski, qui jouit d'ailleurs d'une esthétique sublime. La mise en scène est absolument incroyable et révèle dès ce premier film les talents formels du cinéaste soviétique. Une certaine morosité émane de ce noir et blanc grisailleux, une certaine tristesse surgit brutalement de certains plans en intérieur.

Pas étonnant que Lars Von Trier ait dédicacé son Antichrist à Tarkovski : la cruauté de certaines scènes, l'abîme insoluble d'une poignée de situations rappellerait presque le génial Dancer in the Dark, si tant est que le style de Tarkovski est plus dans la retenue.
En effet, comme dans le Von Trier, Tarkovski consacre une lueur d'espoir dans un final magnifique qui évoquerait presque le cinéma de Terrence Malick, dans sa nature luxuriante et menaçante à la fois. A cela près que Tarkovski n'use pas des vieilles mécaniques extrinsèques de Malick pour émouvoir. La scène, sans voix-off ou sans pseudo-philosophie, se suffit à elle-même dans l'émotion.

Ma réserve reste que je trouve le film un peu bavard, un peu surdialogué. J'aurais préféré quelque chose de plus mutique, mais enfin, à vous de juger.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 3 août 2011
Tarkovski fait partie de ces réalisateurs dont j'avais un peu honte d'avouer que je n'avais vu aucun de leurs films. Maintenant, je vais avoir honte d'avouer que je n'ai pas particulièrement aimé le premier film de Tarkovski, "L'Enfance d'Ivan". Pourtant, à priori, je n'avais rien contre les films soviétiques de l'époque dont l'action se situe pendant la 2ème Guerre Mondiale, j'avais adoré "Quand les cigognes passent", de Kalatozov. Mais là... hormis les quelques scènes de rêves, surréalistes, magnifiques, terribles, j'ai eu un mal fou à accrocher à l'intrigue décousue du film. Tarkovski montrait déjà un talent indéniable de metteur en scène, mais son premier long-métrage ne m'a pas vraiment touché... (Tarkovskistes, ne me lynchez pas !)
Trelkovsky
Trelkovsky

82 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2011
Le premier long-métrage d'Andreï Tarkovski est d'une beauté stupéfiante. S'il n'a pas encore certes la portée philosophique et universelle de ses futures œuvres, la sensibilité du cinéaste et sa maîtrise formelle sont d'ores et déjà évidentes : l'histoire, d'une douce et âpre simplicité, est mise en scène avec un sens du symbole et de la poésie extraordinaire et laisse déjà entrevoir les grands thèmes de l’œuvre tarkovskienne. La foi en une cause, la recherche d'un idéal, l'indélébilité du passé et des souvenirs jalonnent déjà ce grand film qui, plus qu'un simple annonciateur des chefs-d’œuvre à venir, possède un caractère essentiel.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2011
Je ne suis pas complètement convaincu par ce film. Il n'y a rien que j'ai particulièrement aimé ni détesté dans ce film et c'est peut être ça le problème. Que ça soit le propos ou la mise en scène, c'est pas nul, c'est pas inintéressant, mais ça reste franchement pas captivant.
Y a des plans assez jolis, une photographie plutôt soignée mais c'est trop peu pour maintenir l'intérêt tout du long. Bref, ce premier film de Tarkovsky que je vois ne m'encourage qu'à moitié d'en découvrir d'autres du réalisateurs.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2011
Un film d'Andrei Tarkovski d'une grande beauté... Son premier long-métrage, et déjà on parvient a palper par moment le génie immense de ce cinéaste a travers la poésie et la nostalgie qui se dégage magnifiquement des images. Un film de guerre particulierement original et puissant, mis en scene avec beaucoup de justesse... Si on est bien loin de la virtuosité de ses oeuvres futures, on peux tout de même constater le talent de monsieur Tarkovski.
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2011
J'ai pas trouvé ça fantastique, alors certes la mise en scène est soignée et ainsi que la photo, on retrouve déjà les obsessions de Tarkovski à propos des éléments (son grand dada est de mettre des symboles de ces éléments dans ses plans, un peu comme certains peintres de la renaissance hollandaise le faisaient en peinture), et si on a vu l'excellent film de Marker sur Tarkovski on peut plus facilement comprendre sa mise en scène, ses intentions etc. Mais je n'ai pas trouvé ça follement passionnant. Les seules scènes qui sont vraiment belles restent les scènes d'extérieurs je pense à l'intro, la fin et puis les quelques rêves, ou la scène dans le bois de boulot, mais le reste, dans ces décors ternes et morne, j'avoue que ça m'est passé au dessus et que je n'y ai pas trouvé un grand intérêt. Du coup ça me démotive pour revoir Andrei Rublev que je n'ai pas adoré non plus. C'est à croire que je préfère les films couleurs de Tarkovski qui pour les deux que j'ai vu m'ont totalement passionné.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 novembre 2010
Même si cette première ébauche signée Tarkovski n'est pas encore à la hauteur des merveilles qui vont suivre ( mention spéciale pour Offret ou Solaris) on sent bien que le réalisateur est un véritable artiste, avec une photographie toujours aussi sublime.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 octobre 2010
Orphelin depuis l'assassinat de sa famille par les nazis, Ivan 12 ans, est devenu éclaireur au sein de l'armée russe. Il accepte une dernière mission alors que ses supérieurs voulaient l'envoyé dans une école militaire.
C'est le premier film de Tarkovski et c'est déjà un film de maitre, un premier film aussi réussi, je n'ai vu ça qu'avec A bout de souffle.L'on a devant nous une grande tragédie humaine et historique du point de vue d'un enfant.Si le film n'atteint pas la perfection esthétique comme Le miroir du meme auteur, c'est filmé dans un noir et blanc sublime qui donne parfois l'impression de contempler un tableau. La vision de la guerre est atténuée par les visions(songe) de l'enfant ou il reve d'un monde perdue (sa mere) et que l'on peut voir comme l'innocence perdue, la guerre et ces horreurs face aux reves de l'enfant.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2010
Magnifique film que ce Ivanovo Detstvo! Dès les premières minutes on est embarqués par la virtuosité de la mise en scène où les temps morts n'existent pas. Certaines scènes sont justes grandioses et certains plans à tomber, le tout servi par une photographie irréprochable et des cadrages parfaits. Faisant preuve d'une maîtrise de tous les instants, ce film m'a réellement transcendé. Tarkovski est un poète de l'image et le prouve ici de la meilleure des façons car beaucoup de nos sensations ressenties passent par la puissance évocatrice des images. Pour son premier long-métrage, Andreï Tarkovski aura réalisé un chef d'oeuvre. Remarquable!
Ti Nou

625 abonnés 3 863 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juin 2010
Andrei Tarkovski impressionne dès son premier long-métrage par la virtuosité de sa mise en scène. Elle porte brillamment un film qui confronte un enfant et ses rêves à une réalité pessimiste à la façon des meilleurs contes d'Andersen. De plus, grâce à un symbolisme pertinent, le cinéaste Russe ne tombe jamais dans la facilité et fait naître l'émotion par la suggestion.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2010
Pour son premier long-métrage, le réalisateur russe Andreï Tarkovski montrait déjà son goût de l'esthétisme à travers une très belle photographie en noir et blanc et des décors réalistes mais étranges. Les scènes les plus saisissantes en ce sens sont certainement montrant les songes d'Ivan représentant une Russie idyllique. Le fait que le réalisateur se refuse à aller dans une narration linéaire peut perturber mais ceci est hautement contrebalancé par le fait qu'il montre à travers les traumatismes de l'enfant et par ses relations de bonne camaderie avec les deux officiers une très grande humanité. Dans ce sens, la fin est terrible et émouvante à la fois. Une fable humaniste qui montre déjà le talent hors-norme d'un futur grand cinéaste.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mars 2011
Très beau film, parfaitement maitrisé d'un point de vue technique. Mais quel ennui.. Tarkovsky avait une réputation de cinéaste plastique dont les films sont difficiles à regarder. Je le vérifie.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2012
Je suis fan absolu de Tarkovski que je considère vraiment comme l'un des plus grands réalisateurs de tout les temps et je me décide enfin à donner mes impressions sur ses oeuvres et quoi de mieux de les aborder dans l'ordre chronologique. La trentaine à peine passée, un court-métrage repéré, un film abandonné et une moitié de budget suffiront à lancer ce génie dans ce 1er long métrage sur un sujet sérieux et difficile, cher à la culture russe suite à la 2ème guerre mondiale: les enfants soldats. On sent le manque de moyens vu le peu de personnages et le peu de décors mais c'est incroyable ce qu'il a pu en tirer avec son équipe. Il s'entoure d'acteurs extraordinaires révélant le tout jeune et prodigieux Nicolai Bourliaiev d'une maturité déconcertante. Il cadre sans complexe un bout d'avion par ci, un bout de marais par là avec quelques pétards et un gros travail sur la lumière pour nous simuler la guerre. Mais le plus incroyable, c'est son imagination dans le camp où se déroule la plus grande partie de l'histoire et l'illustrations des visions du petit éclaireur. Il y a peu de réalisateurs capable d'une telle créativité et ayant vu l'ensemble de son oeuvre, je peux dire qu'il a absolument tout mis dans ce 1er chef d'oeuvre. Je ne saurai que recommandé à quiconque s'intéressant vraiment au cinéma de se lancer les yeux grands ouvert sur ces merveilles du 7ème art car on risque d'attendre longtemps voir ne plus jamais découvrir un tel talent...
Le comptoir du cinéphage
Le comptoir du cinéphage

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2009
Une veritable claque. On suit ivan pendant la deuxieme guerre mondiale. La mise en scene est élégante et presque majestueuse par moment. On se prend souvent a dire : "Merde, comment il a filmé ca??".
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