Le Voyeur
Note moyenne
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104 critiques spectateurs

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Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 047 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mai 2023
Un chef d'oeuvre sur le voyeurisme réalisé par Michael Powell avec l'autrichien Karlhienz Bohm et Anna Massey .
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2023
Intensément bluffant, Karlheinz Böhm incarne un inquiétant psychopathe tourmenté par ses traumatismes d'enfance et le poids des névroses paternelles. Illustrant le lien paradoxal entre Eros et Thanatos, le second se nourrissant du premier pourtant seul à même de dissoudre ses pulsions, ce thriller psychologique exploite les ressources symboliques des contrastes de lumière et s'appuie sur une mise en scène faisant du spectateur le voyeur par le choix des plans, s'éloignant et approchant les protagonistes à l'instar d'un cameraman. Aux dialogues nourris du principe de l'ironie tragique s'ajoute une musique grave qui avive l'angoisse en épousant la détermination intestine de l'assassin. Perturbant.
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 février 2023
Un film d’épouvante extrêmement original (surtout pour l’époque), qui tend aussi vers la psychanalyse et une forme de romantisme ! Michael Powell place l’image, plus encore le film, au centre de cette œuvre. Dès les premières scènes : c’est par ce que filme une caméra (par le procédé de la caméra subjective) que le spectateur découvre les actes de Mark, et par c’est par le visionnement de films que Mark se projette dans son « antre » qu’il découvre ses traumatismes ! Une première demi-heure époustouflante ! Le thème de l’image est ensuite utilisé de différentes manières : avec des paradoxes lorsque la clairvoyance de la mère aveugle de Helen éclate dans une scène hallucinante, avec une effrayante inventivité lorsque l’on apprend son utilisation vis-à-vis des victimes. Avec cette étrangeté rare, un scénario de haut vol, un univers à la fois glauque et coloré qui semble correspondre au désordre mental du personnage principal, avec aussi une forme d’empathie pour l’assassin qui prend racine dans l’évocation de son enfance, « Le Voyeur » est un film exceptionnel qui occupe une place de premier dans l’histoire du cinéma d’horreur. Aux côtés d’un autre film du genre, sorti en cette même année 1960 : « Psychose » de Hitchcock.
Alolfer
Alolfer

179 abonnés 1 746 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2023
Très intrigué par le synospis, ce film est plutôt réussi par sa réalisation ! Le thème horreur/Thriller est très bien respecté. Malheureusement le rythme du film est très irrégulier ce qui rend le scénario très faillible ! A voir tout de meme car assez méconnu du grand public !
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 novembre 2022
Le chef d'œuvre de Michael Powell sur un psychopathe qui cachait bien son jeu morbide envers les femmes.
Yves G.

1 848 abonnés 4 027 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2022
Mark Lewis (Karl-Heinz Böhm, le François-Joseph de Sissi) est un jeune homme discret et solitaire, opérateur pour une société de production. L’éducation qu’il a reçue de son père, un grand clinicien qui a fait de lui le cobaye de ses expérimentations sadiques, a détraqué son psychisme. Il habite dans un quartier cossu de Londres un étage de la maison héritée de ses parents. Il y a aménagé un immense studio de cinéma. C’est là qu’il développe et projette les films qu’il tourne avec la petite caméra qui ne le quitte jamais des meurtres qu’il commet sur des femmes dont il veut saisir à l’instant de leur mort l’image ultime de la peur panique.

"Le Voyeur" constitue une mise en abyme particulièrement troublante et intelligente de l’art de filmer.
Il met en scène un névrosé qui cherche à se libérer de sa maladie avec l’aide de sa voisine. Le sujet, très freudien, était dans l’air du temps dans les 50ies, la référence la plus juste étant moins "Psychose", souvent cité, car sorti quasiment en même temps que "Le Voyeur" que "La Maison du Docteur Edwardes" où Ingrid Bergman aide Gregory Peck à vaincre son amnésie, ou "La Femme au gardénia" de Fritz Lang.
Mais cette névrose s’exprime d’une façon particulièrement originale d’un point de vue cinématographique : l’œil. L’œil qui regarde en cachette ce qui ne devrait pas être vu (c’est la définition la plus simple du voyeurisme). L’œil qui veut capter et éterniser un instant (c’est une des définitions de la photographie). L’œil qui blesse voire qui tue en révélant ce qui n’avait pas vocation à l’être. L’œil enfin de celui qu’on filme, qui se voit en train d’être filmé et ici, grâce au procédé particulièrement sadique imaginé par Mark Lewis, qui se voit en train de mourir.

Comme les plus mauvais Hitchcock, "Le Voyeur" n’a pas très bien vieilli. Ses héros restent encombrés d’une timidité passée d’âge : Karl-Heinz Böhm est trop timide pour susciter l’effroi, Anna Massey trop nunuche pour susciter le désir. La grande ballerine Moira Shearer s’en sort mieux dans le rôle d’une pythonisse aveugle et alcoolique (Michael Powell avait lancé sa carrière en 1948 dans "Les Chaussons rouges"). Son histoire ne glacera plus grand-monde.
Pour autant, grâce à la réflexion à laquelle il nous invite sur l’acte de filmer, "Le Voyeur" fait partie des grands films de l’histoire du cinéma. Il a sa place, méritée, dans toutes les anthologies.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2022
Enfant traumatisé par un père psychiatre qui expéri-mentait les peurs de son fils et les filmait (scènes du lézard), il veut faire pareil et devient tueur en série. Freud appelait ça pulsions scopiques du scoptophile dont une variante connue est le voyeur. Karlheinz Böhm est impeccable dans son rôle ambigu, Moira Shearer un peu âgée pour le sien, la scène finale est éclaboussante et la musique de qualité.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2022
Thriller très psy du cinéma britannique. Les couleurs sont éclatantes et pourtant le sujet est très noir. L'histoire d'un serial killer qui prend plaisir a tuer en filmant la peur de ses victimes. Une magnifique mise en abyme du cinéma et de qui est le sadique, celui qui tue ou celui qui regarde celui qui tue ? Caméra subjective, voisine aveugle, omniprésence de caméras, d'appareils photos et pellicules de film composent et illustre ce film étrange un peu vieilli mais riche en trouvailles scenaristiques et cinematograohiques!
Corentin L.
Corentin L.

12 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2022
La virtuosité de la mise en scène efface les quelques aspérités de ce film (le coté un peu superficiel de l'histoire, les personnages aussi raides que des balais).
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mai 2021
Ce film d'horreur peut avoir une signification historique mais je l'ai trouvé décevant. Dans le rôle du tueur le portrait de Bohm est simplement trop placide pour susciter l'intérêt. Peut-être que ce'est une étude de cas intéressante pour ceux qui spéculent. Après tout Mark est à peu près le dernier mot en matière de expression émotionnelle. De plus la canne pénétrante qui se dresse au-dessus de ses victimes est un symbole révélateur. Néanmoins le résultat global s'apparente à un cinéma qui n'a pas réussi à m'impliquer. Pour moi les meilleures scènes sont celles des plateaux de tournage. Un tel chaos organisé semble bien loin d'Hollywood. Dommage que la mère aveugle d'Helen (Audley) ne soit pas la coupable. Elle projette une réelle profondeur de personnage qui est un contraste nécessaire avec celle de Bohm en bois. Il y a aussi Anna Massey au visage ordinaire dans le rôle d'Helen. Son regard et ses manières sont poignantes ce qui crée un certain suspense lorsqu'elle entre en contact avec le tueur en série. Quoi qu'il en soit il est possible que j'aie vu une version mal éditée de ce qui est réputé être un film bien édité...
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2021
Un film étonnant d une autre époque mais qui fonctionne à merveille. La mise en scène est tout simplement parfaite et très élégante pour un film de genre . Les comédiens impliqués et performants.
Alexis C.
Alexis C.

11 abonnés 444 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2020
Ce film n'est rien d'autre que le papa du giallo et du slasher, ce qui fait donc de lui une pierre angulaire du thriller et du cinéma d'horreur.
On est cependant ici plus prêt du giallo, on tend plus vers le thriller psychologique que vers l'horreur comme le seront Halloween ou Vendredi 13. Pour l'époque le film est extrêmement novateur, à tel point qu'il en coûta la carrière à son réalisateur.
Le film en lui même en génial! La mise en scène est scène est sublime, la direction d'acteur vraiment très bonne et il pèse une véritable atmosphère.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2020
Un classique du thriller aux accents hitchcockiens. Sorti en 1960, "Le voyeur" aborde déjà un thème qui reste toujours d'actualité : la fascination de l'image et de la violence filmé. Un thème d'autant plus présent dans notre société depuis le développement d'internet et de l'usage des smartphones. D'un point de vue cinématographique, tout est là où il faut : un bon casting, une mise en scène soignée et un solide scénario. Pourtant, si la technique est bluffante, je n'ai pas ressenti de tension, d'atmosphère oppressante comme l'on était en droit d'attendre d'un tel film. Du coup, l'impact de l'intrigue et de sa violence psychologique m'a laissé de marbre. Dommage mais un long métrage à voir tout de même.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juillet 2020
Mon œil !
Certains films ont marqué le cinéma parce qu’ils ont construit un nouveau genre ou parce qu’ils ont fait naître de grands artistes. Le Voyeur est de ceux-là. On suit un jeune et discret opérateur-caméra, Mark. Mark ne vit que pour la caméra. Solitaire, il se fait ses films et se les repasse le soir chez lui, un appartement dont la porte ne ferme pas et dans lequel chacun peut entrer. Traumatisé par les expériences de son père, psychanalyste travaillant sur la peur, Mark rêve de capturer sur pellicule la terreur à l’état pur ou plutôt la terreur dans l’œil de celui ou celle qui la vit. A la recherche du grand frisson, il tue et filme la mort des jeunes femmes qu’il rencontre. On ne sera pas étonné d’apprendre que ce film a été très mal reçu à sa sortie en 1960. On lui reprochait d’être malsain, pervers, dangereux. C’est pas faux. Mais surtout Powell propose ici au spectateur de réfléchir sur son positionnement face aux images qu’il a consenti à regarder et donc d’assumer son voyeurisme. Pour bien se figurer les choses, il faut voir ces scènes dans lesquelles le pied de la caméra se transforme en lame tranchante qui va s’enfoncer en gros plan dans la gorge des jeunes et jolies demoiselles. On perçoit la référence phallique et il s’agit ici d’un viol. Mark cherche à s’approprier la peur de ses victimes, leur intimité par ce sentiment si profond et si sauvage. Il les possède. En regardant à nouveau les images qu’il a tournées, il revit le meurtre et place l’âme capturée dans une armoire à fétiches. Il est à la fois acteur et spectateur de son voyeurisme. La caméra subjective amène le spectateur du film à prendre cette même position et à analyser son sentiment de malaise. Au fond, c’est le cinéma lui-même que Powell propose de regarder droit dans l’objectif, cette illusion de réalité et la manière dont le spectateur accepte le réalisme des images. Comment il accepte de regarder des gens ignorer sa présence. Le spectateur crée le sens parce que le film n’existe pas sans lui. On pourra aussi se dire que Powell propose un regard décomplexé sur son travail et ses obsessions, c’est en ce sens qu’il influencera grandement de Palma, Argento, Scorsese et d’autres. Dans son film, Powell incarne lui-même le père, celui par qui crée le malheur en premier lieu et son fils IRL tient le rôle de Mark jeune. Sacrée mise en abyme. On tient donc un très grand thriller psychologique à placer sur le même podium que les meilleurs thrillers d’Hitchcock dont les thématiques sont proches. Pour prolonger la réflexion, on peut voir le Voyeur comme un des premiers films à placer le tueur en série au centre du récit, obligeant le spectateur à s’identifier à lui. Plus tard naîtra la fascination pour le tueur chassant sa jeune, belle et innocente victime (La Nuit des Masques et tous les slashers qui suivront). Malsain ? Oui, peut-être. Mais comme la beauté, l’horreur est dans l’œil du spectateur.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2019
Le voyeur est kitsch, parfois mal joué, comportant de nombreuses incohérences et est un film qui fait pale figure en comparaison d'un mastodonte comme Psychose.
Pourtant, le voyeur tire sa force autour d'un personnage principal duquel il faut faire abstraction de tous les défauts du film qui sont assez excusables en fin de compte au vu de la fin.
C'est également un film avec une ambiance assez maîtrisée, qui si l'on est un peu médisant, pourrait paraître grotesque mais qui devait être novatrice voire étouffante pour l'époque.
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